II, 45 et
trouvons aussi dans Appien des assertions inconciliables avec le récit des Commentaires. Il est très probable que ce sont des erreurs, dont la plupart doivent être attribuées à l'extrême négligence d'Appien lui-même, mais dont quelques-unes pourraient, si l'on veut, être mises à la charge de l'auteur qu'il a copié et qui aurait copié PoUion*.
Curion emmena avec lui en Afrique deux de ses quatre légions^, 500 cavaliers % qui étaient pour la plupart, sinon tous, des Gaulois et des Germains*; peut-être aussi quelques troupes d'infanterie légère ^ : une armée qui comptait tout au plus 10000 hommes. Douze vaisseaux de guerre escortaient les bâtiments de transporta La traversée dura deux jours et trois nuits' pour une distance d'environ 160 kilomètres. Nous ignorons pourquoi elle fut si longue; elle se fit sans aucune perte*.
La péninsule du cap Bon était la terre d'Afrique la plus rapprochée de la Sicile; elle était assez éloignée d'Utique et d'Hadrumète, occupées par des légions pompéiennes, pour que celles-ci ne pussent empêcher Curion d'y débarquer ^ Il aborda en un lieu appelé Anquillaria, entre deux promontoires, dans une baie située soit au Nord de la péninsule, — là où Agathocle avait débarqué, — soit au Nord-Ouest'". L. Julius
1. Parmi les récits modernes do l'expédition de Curion, je citerai : Colonel Stoffel, Histoire de Jules César, Guerre civile, I (Paris, 1887), p. 101-111, 304-314; G. Veith, dans J. Kromayer, Anlike Schlachtfelder, III, 2 (Berlin, 1912), p. 730-760 (conf. Kromayer et \eilh, Schlachten-Atlas zur antiken Kriegsgesckichte, Rom. Abteil., f 19); Ferrabino, dans Atti dalla R. Accud. délie scienze di Torino, XLVIII (1912-3), p. 499-513; T. Rice Holmes, The Roman Republic, III (Oxford, 1923), p. 95-108, 421-9.