Bell, civ., II
8. 11 est difficile d'admettre qu'il se rattache a Asinius Pollion, même en supposant que le récit de ce dernier ait été très altéré par un intermédiaire ou par Appien lui-même.
9. Tite-Live, Epit. l. CXIV. Florus, II, 13, 66-67. Paul Orose, Adv. pagan., VI, 16, 3. Simple mention de la victoire de César près de Thapsus dans Strabon, XVII, 3, 12.
Le 4 avril, en pleine nuit', César sortit du camp qu'il occupait à proximité d'Aggar. Une marche de 16 milles (24 kilomètres) l'amena devant Thapsus^.
Il passa par l'isthme oriental. Nous verrons, en effet, que, dans la bataille livrée deux jours plus tard, à moins de 1500 pas de son camp voisin de Thapsus, il avait, devant son aile droite^ un camp que Scipion était en train de dresser, du côté de la mer* : ce qui prouve que la bataille eut lieu sur l'isthme septentrional, car, sur l'autre isthme, l'aile droite de César eût été du côté du lac. Scipion venait alors de contourner le lac par l'intérieur des terres. D'où il résulte qu'il se trouvait auparavant sur l'isthme oriental : vers la naissance de cet isthme, puisqu'il avait, nous dit-on^, son premier camp à 8 milles (12 kilomètres) de Thapsus. Or il était arrivé là en suivant César ^ C'est donc par là que celui-ci s'était engagé pour parvenir au promontoire oîi s'élevait Thapsus.
Cette ville, très dévouée aux républicains \ était défendue par une garnison assez importante, que commandait l'ancien préteur G. Vergilius^ Scipion eût compromis son prestige, et même son honneur, en laissant l'ennemi s'emparer de Thapsus. Mais, s'il venait la secourir, César espérait le contr.iiiulre à une bataille qui serait livrée sur un espace étroit, entre la mer et le lac, et oii les meilleures troupes de ses adversaires, leur cavalerie et leur infanterie légère, ne pourraient pis se mouvoir aisément. Il est vrai que le dictateur courait un très gros risque : si les alliés réussissaient à fermer les deux isthmes, et, derrière ces deux barrages, lui refusaient la bataille, il par-