‹ Histoire ancienne de lÁfrique du nord (volume 4)Chapitre 152 sur 357 · V. supra, p · texte numérisé non relu

V. supra, p

GsELL. — Afrique du Nord. VIII. 9

viendrait peut-être à prendre Thapsus, mais il serait, bien plu» que sur le plateau de Ruspina, isolé du reste de l'Afrique et menacé de mourir de faim, car le ravitaillement par mer était fort aléatoire*. Encore une fois, il se fia à son génie et à sa fortune.

Le jour même de son arrivée devant Thapsus, il commença d'importants travaux^, auxquels Vergilius ne s'opposa pas, ayant conscience qu'il n'aurait point le dessus \ Un camp fut dressé, sans doute au lieu que la nature indiquait, au double mamelon d'El Behira% et relié par des retranchements au littoral, à droite et à gauche, l'ensemble des lignes formant un croissant, de manière à envelopper la ville ^ En même temps, pour empêcher Scipion de s'approcher et de secourir Thapsus avant la fin de l'investissement. César établit des postes sur plusieurs points favorables*^ et une grande redoute, occupée par trois cohortes^, qui, selon toute vraisemblance, couronna' la position dominante du Dahret el Hafsa ^

Dès qu'il avait été informé de sa marche, Scipion l'avait suivi par les hauteurs qui s'élèvent au Sud du lac de Moknine^ Parvenus vers l'entrée de l'isthme oriental, lui-même et Juba avaient dressé deux camps, à peu de distance l'un de l'autre'", le camp romain à l'Ouest, le camp numide à l'Est''.

Page 1