B. A., LXXXIII, 2. Dion, XLIII
6. Selon Florus (II, 13, 67), les éléphants, n'ayant pas l'habitude des combats, « bellorum rudes et nuperi a silva », furent ellrayés par le son des trompettes.
7. B. A., LXXXIII, 3-5. Voir aussi Dion, XLIII, 8, 2; Plutarque, C^sar, 53.
LA VICTOIRE DE CÉSAR A THAPSUS- d33
tèrent mieux de ce côté. On lit dans le Bellum Africum^ que l'un d'entre eux, exaspéré par une blessure, s'acharnait sur un valet. Un légionnaire s'élance vers lui. L'animal, laissant le cadavre du valet, enveloppe le soldat de sa trompe et le soulève en l'air. Mais ce brave entaille la trompe avec son glaive et la douleur force l'éléphant à lâcher prise.
Cependant, l'aile gauche de Scipion étant détruite et, par derrière, son camp occupé, le centre et l'aile droite étaient menacés d'enveloppement. Ils ne tinrent pas plus longtejnps.
La victoire de César fut donc très rapide et elle lui coûta fort peu. Les éléphants, sur lesquels les Pompéiens comptaient tant, avaient causé leur perte : ce fut la dernière grande bataille où l'on employa des auxiliaires aussi dangereux.
Beaucoup de fuyards paraissent s'être dispersés au delà de l'isthme, vers le Nord ou l'Ouest. Un bon nombre d'autres, peut-être près de 10 000-, reprirent précipitamment le chemin qu'ils avaient suivi dans la nuit, le long du lac, pour retourner au camp d'où ils étaient partis avec Scipion^ Celui-ci les avait abandonnés*. Talonnés par les vainqueurs, ils ne purent se reformer et arrivèrent en désordre à l'entrée de l'isthme oriental (peut-être vers le commencement de l'après-midi). Ils espéraient pouvoir se défendre dans le camp romain, sous les ordres d'un chef. Mais ils n'y trouvèrent personne. Alors, ils se dirigèrent vers le camp royaP. Il était aux mains des Césariens^
Que s'était-il donc passé de ce côté? L'auteur du journal ne