Il était avec eux quelques jours après : B. A., XGV
144 JULES CÉSAR ET L^\Flllf)L'E.
Caton fit donc ce qu'il put pour empêcher la population d'Utique de subir des violences. Comme il s'était réservé l'emploi des fonds municipaux, il tint à rendre compte de sa gestion aux magistrats de la cité et il leur remit le reliquat*. Il convoqua les Uticains dans la ville même et les pria de ne pas irriter César contre les Trois-Cents^.
Il retourne ensuite au port pour surveiller l'embarquement de ceux qui partaient, leur faisant des adieux affectueux, donnant des conseils et même des secours, des provisions de voyage, se gardant bien d'encourager les fanfarons ou les exaltés qui prétendaient rester et prenaient des airs de héros. Pourtant, son fils refusant de le quitter, il ne voulut pas l'y contraindre. Il employa ainsi toute la nuit et la majeure partie du lendemain' (12 avril?),
L. Julius César, qui exerçait les fonctions de questeur, avait été chargé par les Trois-Cents de se rendre au devant de son cousin le dictateur. Caton, qu'il vint trouver, lui défendit de parler en sa faveur, myis conféra avec lui sur ce qu'il devrait dire pour obtenir la grâce des Trois-Cents^; il lui recommanda son fils et ses affranchis ^
Il rentra ensuite dans sa demeure et s'entretint longuement avec des amis et avec son fils, auquel il interdit de s'occuper de politique ^ Le soir venu, il alla au bain et soupa en compagnie de plusieurs invités, entre autres les magistrats d'Utique; comme il avait coutume de le faire depuis la défaite de Pharsale, i! prit ce repas assis, et non étendu sur un lit.
Après le dîner, on discuta quelques questions philosophiques.