‹ Histoire ancienne de lÁfrique du nord (volume 4)Chapitre 264 sur 357 · Anthol. Palal., IX · texte numérisé non relu

Anthol. Palal., IX

5. Bouché-Leclerq, Hist. des Lagides, II, p. 302, n. 1 (après Reiske et d'autres).

protégé; c'était une véritable souveraine, pourvue de sa maison'; reine parce qu'elle était investie de l'autorité royale, et non pas seulement parce qu'elle devenait l'épouse d'un roi. Elle paraît, en effet, avoir été associée officiellement à Juba^. Elle porta le diadème % insigne de la royauté. Elle est presque toujours* qualifiée de reine, [îiaTrA'.Ta-a, sur des monnaies où son nom figure assez souvent avec son portrait, honneur d'ordinaire refusé aux reines qui ne jouissaient d'aucun droit politique. Parmi ces monnaies, les unes offrent, sur la face, la tête et le nom de Juba, sur le revers, la tête et le nom de Cléopâtre^, ou seulement son nom, accompagnant quelque imagée Ce sont là des témoignages de l'association des deux souverains. Sur d'autres monnaies, la face est occupée parla tête et le nom de Cléopâtre, le revers par des images diverses^; le roi Juba n'est ni figuré, ni mentionné, soit d'un côté, soit de l'autre ^ La reine a usé ici de son droit de monnayage sans le partager avec son associé; Juba, du reste, a fait de même. On ignore si Cléopâtre revendiqua dans les affaires de l'Etat la participation que sa souveraineté lui conférait, ou si elle se contenta du titre, laissant à son mari l'exercice du pouvoir. En tout cas, il n'y a

1. C. I. L., VIIL 9344 (de Cherchel) : épitaphe d'un « Aescliinus IuLb>e régis l(ibertus) Aal[onian]us ». Avant d'être alîranchi, il avait dû appartenir successivement à Marc Antoine, à Séléné, enfin à Juba : Gauci^ier, Musée de Cherchel, p. 39.

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