Pline l'Ancien, XXV
une inscr ption qu'elle fit graver en son honneur'. Il ne craignait oas de rappeler sur des monuments officiels ^ qu'il était fils Un roi Juba, l'ennemi acharné du père de l'empereur régnant. Une tête en marbre, débris d'une statue exhumé à ChercheH, paraît être une image de ce Juba I"\ avec son bandeau royal, avec sa coiffure compliquée et sa longue barbe de Numide : portrait sculpté longtemps après la mort du personnage qu'il représente et qui, pour cette raison, n'a pas un caractère individuel très marqué, mais qui fut peut-être un témoignage de piété filiale. Une inscription punique, découverte aussi à Cherchel % n'est probablement pas antérieure à la seconde moitié du f siècle avant notre ère, à en juger par la forme des lettres ^ Elle mentionne Micipsa, roi des Massyles, fils de Masinissa : il est possible que des honneurs divins lui aient été rendus dans la capitale de son arrière-petit-neveu ^
Juba, du reste, ne s'arrêta pas à Masinissa dans la série de ses aïeux. Il remonta jusqu'à Hercule ^ C'est ce qu'attestent ses monnaies. On y voit souvent une massue, la massue d'Hercule, auprès de la tête du roi'; souvent aussi, au revers, la même massue, entourée d'une couronne '", ou bien portant la peau du lion de Némée et flanquée d'un carquois et d'un arc *'.
1. C. I. L., II, 3417. Elle indique Juba (I"), Hiempsal, Gauda et Masinissa. Entre Gauda et Masinissa, Mastanabal a été omis, soit par oubli, soit, selon Mommsen, faute d'un terme latin approprié pour indiquer le degré de parenté que Juba avait avec lui.
2. Monnaies : Mûller, p. 108, n" 87. Le n° 111 (p. 125) est posthume.
3. Héron de Villefosse, Musée africain du Louvre, pi. lll, flg. 2.
4. D'autres ont voulu y voir un Bacchus : voir t. VI, p. 21, n. 1.