Doublet, Musée d'Alger, pi. VII
5. Gauckler, pi. X, fig. 2. Gsell, Promen., pi. 6. 0. V. supra, j). 245.
« Juba, dit Pline l'Ancien*, fut encore plus célèbre par sesdoctes travaux que par son règne. » C'est, en effet, surtout comme lettré et comme savant qu'il parut digne des louangesde ses contemporains et des générations qui vinrent après lui. Quand les Athéniens, gens forts experts en flatterie, décidèrent d'honorer ce maître d'une vaste contrée, ils élevèrent sa statue auprès d'une bibliothèque'. Plutarque ^ voit en lui « le meilleur historien qu'il y ait eu parmi les rois » : « ce qui n'est peutêtre pas, remarque Boissier '% lui faire un grand compliment ». Le même Plutarque dit ailleurs ^ qu' « on le compte parmi les. historiens les plus savants des Grecs », éloge où nul ne saurait chercher malice. D'autres vantent son instruction très variée % sa vie consacrée tout entière à l'étude des lettres ^
Ces goûts studieux, il les avait pris lors de son long séjour
1. V, 16 : « luba ... studiorum claritate raemorabilior otiam quam regno. »
2. Le gymnase de Ptolémée, où fut dressée cette statue (Pausanias, I, 17, 2)^ comprenait une bibliothèque.