‹ Histoire ancienne de lÁfrique du nord (volume 4)Chapitre 296 sur 357 · Pline, V, 53: XXXVII · texte numérisé non relu

Pline, V, 53: XXXVII

probablement, que Pline a emprunté quelques termes usités chez les habitants de l'Afrique du Nord '.

Pour ses recherches et ses écrits, il avait besoin d'une belle bibliothèque et d'une nombreuse équipe de copistes, de faiseurs d'extraits, peut-être aussi de collaborateurs plus relevés. A ces dépenses, sa fortune royale trouvait un honnête emploi. On savait qu'il payait largement et on l'exploitait sans vergogne. Des fripons lui vendirent un jour des manuscrits auxquels d'adroites manipulations avaient donné un aspect vénérable et qu'ils disaient être de Pythagore*. Les ouvrages grecs, qui devaient former la meilleure partie de sa bibliothèque, étaient certainement accompagnés de bon nombre de manuscrits latins \ Il possédait aussi des manuscrits puniques. Avait-il lu dans une copie du texte original la relation qu'Hannon fit de son périple le long des côtes africaines et qui fut exposée dans un temple de Carthage? L'hypothèse est très contestable : Juba se contenta sans doute de la traduction grecque de ce document*. Mais, sur la source du Nil, il consulta des « livres puniques » ^ Les « livres puniques » de son grand-père Hiempsal ^ étaient, peut-on croire, en bonne place dans ses armoires, et peut-être réussit-il à recueillir ces bibliothèques de Carthage que le Sénat romain avait jadis abandonnées aux princes de sa famille ^

A tout ce qu'il tirait des livres, il souhaita, pour quelques

1. Lalisio (poulain de l'àne sauvage) : Pline, VIII, 174; addax (espèce d'antilope) : XI, 124; massaris (raisin de la vigne sauvage) : XII, 133; celthis (jujubier) : XIII, 104; zura (semence de ronce) : XXIV, 115.

2. Elias, dans Comment, in Aristotelem Graeca, XVIII, 1, p. 128.

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