‹ Histoire ancienne de lÁfrique du nord (volume 4)Chapitre 306 sur 357 · Fr. 82 (Athénée · texte numérisé non relu

Fr. 82 (Athénée

9. P. ex., divers passages de Pline, Plutarque, Élien, sur les éléphants. Et aussi des textes dont la teneur même révèle l'origine : p. ex., une anecdote à propos de Numides, compagnons de guerre de Marins en Afrique (Athénée, V, 64, p. 221). En somme, le recueil de Miiller est à refaire.

Le traité dont la perte nous cause le plus de regrets est celui •que le roi avait intitulé Libyca * : on se plaît à croire, en effet, que, sur son pays natal, il avait su dire des choses intéressantes et neuves. Nous ignorons quand il le composa, car il ne me paraît nullement certain qu'il y ait mentionné, comme d'aucuns l'ont cru, des jeux célébrés à Rome par Germanicus, •en l'an 6 de notre ère -.

Les Libyca avaient au moins trois livres ^ et contenaient, semble-t-il, des matières fort diverses : géographie, histoire naturelle, mythologie, etc. Juba y faisait usage du Périple d'Hannon* : d'où l'on peut conclure qu'il décrivait les côtes du continent. Un passage de Pline* permet de supposer qu'il •décrivait aussi les montagnes de l'Atlas. C'est sans doute dans ce traité qu'il avait inséré les résultats des enquêtes sur le Nil et sur les Canaries; qu'il mentionnait les teintureries créées par son ordre aux îles Purpuraires^

Nous pouvons également rapporter aux Libyca les nombreux fragments relatifs aux éléphants, qui abondaient alors en Maurétanie. Entre autres choses, le roi expliquait pourquoi leurs défenses sont des cornes, et non pas des dents'', dissertait sur leur cri*, citait des exemples de leur longévité'. Il indiquait •comment on s'y prenait en Afrique pour les capturer'", pour découvrir les défenses caduques qu'ils avaient soin d'enfouir". Il vantait longuement, avec preuves à l'appui, leurs qualités et

1. Atrj-jxâ : voir Fr. 23 (Pseudo-PIutarque). Athénée (III, 25, p. 83, c) parle des ■* écrits sur la Libye », des « livres libyques » de Juba.

2. Des passages de Pline l'Ancien (VIII, 4-5) et d'Élien {Nat. anini,, II, 11), qu'on a allégués à ce sujet, peuvent avoir une autre origine que les Libyca de Juba,

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