Pline, VI, 141; XII, 56; XXXII
pays qui devaient être les théâtres de ses exploits. Un géographe^ Isidore de Gharax, reçut l'ordre de décrire la Parthie*. C'est peut-être aussi à cette occasion qu'Archélaûs, roi de Gappadoce et futur beau-père de Juba, composa un traité sur les contrée* conquises par Alexandre -. Juba prit pour lui l'Arabie, à laquelle il consacra un gros ouvrage % d'autant plus ^gros que, dans son zèle, il s'annexa des pays plus ou moins voisins : il décrivait les cotes qui s'étendent depuis l'Inde jusqu'au fond du golfe Persique* et celles qui bordent à l'Ouest la mer Rouge ^ ; il s'avançait même jusqu'en Inde% jusque dans l'Ethiopie, au Sud de l'Egypte, et suivait le cours du Nil de Méroé à Syène^
Ce traité était surtout géographique, mais, comme les Libyca, il contenait beaucoup d'autres choses : de l'ethnographie, avec des remarques et des dissertations sur les origines, mœurs et coutumes des divers peuples *; de la zoologie, serpents de l'Ethiopie ^, fourmis de l'Inde *", coquilles qui fournissent les perles et la nacre ", moules gigantesques *^, etc., voire même animaux fabuleux, comme la mantichore, qui imite la parole humaine "; de la botanique, cotonniers **, arbousiers '^, dattiers '^, arbres sur lesquels on recueille la myrrhe " et l'encens *%
1. Pline, VI, 141, où, au lieu de Dionysiam, il faut lire Isidorum: voir Detlefsen, t. VI, p. 39 de son édition de Pline.