‹ Histoire ancienne de lÁfrique du nord (volume 4)Chapitre 5 sur 357 · Appien. Bell, civ., II, 44. Lucain, IV, 6G · texte numérisé non relu

Appien. Bell, civ., II, 44. Lucain, IV, 6G

4. Voir fi c, H, 25, 3. Les cavaliers et fantassins numides, mentionnés dans ce passage, avaient dû être envoyés à Varus avant que le débarquement de Curion fût connu de Juba.

6. Voir les portraits qu'ont tracés de lui Velléius Paterculus, II, 48, 3, et Lucain, IV, 814-824. Conf. Dion Cassius, XL, 60, 2.

métier, mais savait entraîner la foule, audace enveloppée de finesse et exempte de brutalité. Il est vrai qu'il paraissait surtout désireux de jouir de la vie; débauché et prodigue, il était le plus endetté des Romains quand César se l'attacha : l'or des Gaules apaisa, dit-on, les créanciers. Tribun en l'année 30, Curiôn soutint très adroitement les intérêts du proconsul, et ce fut lui qui, après l'avoir rejoint à Ravenne, apporta, le 1"' janvier 49, son ultimatum au Sénat.

César pouvait compter sur un homme qui s'était jeté dans sa cause à corps perdu et qui, du reste, semble lui avoir été sincèrement dévoué. Il dut estimer Curion assez intelligent pour commander une armée sans l'avoir appris; peut-être crut-il que ce général improvisé n'aurait pas affaire à des ennemis bien redoutables. Il eut soin pourtant de lui adjoindre un de ses bons lieutenants de la guerre des Gaules, C. Caninius Rebilus '.

Au début d'avril, Curion reçut le titre de jiro praetore, que lui conféra sans doute le Sénat césarien", et, tandis que César se rendait en Espagne, il partit pour la Sicile. Il disposait de trois % peut-être même de quatre légions : en tout cas, il en avait quatre peu de temps après*. Cette armée était presque entièrement formée de plus de trente cohortes que les Pompéiens avaient constituées à la hâte dans l'Italie centrale, et placées sous les ordres du consulaire L. Domitius Ahénobarbus ;

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