Livre XLIl, 58; livre XLIII
7. Dion offre avec le Bellum Africum des concordances qui ne s'expliquent pasnécessairement par l'emploi de cet ouvrage.
8. Géogr. de la prov. roin. d'Afrique, 11, p. 721-762, réimpression (sans les cartes)d'une élude publiée dans les Mémoires de l'Acad. des Inscriptions, XXXI, 2« partie- (1884).
9. Hist. de Jules César, Guerre civile, II (1887), p. 106-154, 279-298.
10. Dans Antike Schlachlfelder de Kromayer, 111, 2 (1912), p. 717-907, cartes 17-21 (conf. Kromayer et Veilh, Schlackten-Atlas :ur antiken Kriegsgeschichte, Rom. Abteil., f" 22).
11. Voir aussi Drumann, Geschichte Roms, 2« édit. par Groebe, III (1906), p. 519- 546; T. Rice Holmes, The Roman Republic, III (1923), p. 236-275, 516-540, 569, 570.
12. Ou celle d'autres bourgs, que le Bellum Africum mentionne dans la mêmerégion qu'Aggar.
jours suivants, ainsi que de nombreux navires de charge et de guerre'. Le dictateur avait dressé sa tente sur le rivage même, presque à la portée des vagues, pour montrer combien il avait hâte de partir et pour stimuler tous les siens ^ Quoique la mer fût mauvaise, il faisait embarquer sans retard fantassins et cavaliers, la majeure partie des premiers sur des galères, les seconds sur des bâtiments de transporta Ces vaisseaux étaient, pour la plupart, envoyés aussitôt à l'île d'Aponiana (Favignana, une des îles /Egates), au Nord-Ouest de Lilybée, où ils devaient attendre César. Il s'embarqua huit jours après son arrivée, le 25 décembre 47 \
Ce premier convoi emportait environ 25 000 légionnaires (six légions^ et sept cohortes servant dans la flotte''), 2 000 ou 2 000 cavaliers' et fort peu d'infanterie légère. En quittant la Sicile, César laissa ses instructions au gouverneur de la province, le proconsul Alliénus, pour que le reste des troupes lui fût envoyé le plus promptement possible^ : il manquait encore près de la moitié de l'armée destinée à l'expédition d'Afrique, et surtout les vieilles légions des Gaules et de Pharsale, naguère révoltées, maintenant prêtes à faire leur devoir.
Avant le départ. César n'avait pas indiqué aux pilotes et aux commandants des vaisseaux le lieu où il avait l'intention de se rendre; il ne leur avait même pas lait remettre des ordres écrits sur des tablettes cachetées, qu'ils auraient pu ouvrir en mer. Selon l'auteur du Bellum Africum, il aurait ignoré lui-même où