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8. I, 36 (= III, 1). Et aussi l'abréviateur Julius Exuperantius (iv' ou v' siècle) : édit. Landgraf et Weyraan, Archiv fiir lateinische Lexikographie, XII, 1902, p. 563- 4. Valère-Maxime (II, 7, 2) se rattache certainement à Salluste {Jug., XLV). De même, Frontin, dans un passage de ses Stratagèmes : 111, 9, 3; peut-être aussi ibid., II, 4, 10. Ailleurs (I, 8, 8; II, 1, 13), il ne dépend pas de Salluste, non plus que Pseudo-Frontin, IV, 1, 2. — Parmi les ouvrages modernes qui traitent de la guerre de Jugurtha, je citerai seulement W. Ihne, Boni. Geschichte, V (1879), p. 116-167 (très défavorable à Salluste), et A. H. J. Greenidge, A history of Borne diiring the later Bepublic and early Principale, I (1904), p. 315-472. Voir aussi une utile dissertation de H. Wirz, Die stoffliche und zeitUche Gliederung des Bellum Jugurlhiimm des Sallust, Zurich, 1887.
Devenu maître d'un royaume qui s'étendait du Maroc à la Cyrénaïque, Masinissa avait souhaité lui donner Carthage pour capitale. En décidant de s'emparer de l'illustre cité et de la détruire, Rome anéantit la suprême espérance du vieux roi '. Il en fut profondément déçu et affligée Mais il dut se résigner à ce qu'il ne pouvait pas empêcher. Depuis plus d'un demisiècle, il proclamait sa reconnaissance envers la République, qui lui avait permis de recouvrer ses États et de les agrandir. Affectant d'oublier les services qu'il lui avait rendus, il avait pris, vis-à-vis d'elle, l'attitude d'un client, d'un vassaP. 11 n'y renonça pas et, s'il mit peu de zèle à seconder une entreprise dirigée, en réalité, contre lui ^, il termina sa vie par une sorte d'aveu que les destinées de la Numidie dépendaient des Romains.
Au début de l'année 148, se sentant fort malade, il voulut, pour le règlement de sa succession, consulter Scipion Émilien, petit-fils adoptif du vainqueur de Zama, et il l'appela à Cirta. Scipion n'ayant pu arriver à temps, il lui laissa le soin de prendre les mesures opportunes. On sait que, par une décision conforme à l'intérêt de Rome, sinon aux désirs de Masinissa, le souverain unique, maître absolu, fut remplacé par trois rois, les trois fils légitimes du défunt, et que les attributions royales furent morcelées entre eux. L'aîné, Micipsa, eut l'administration; Gulussa, le commandement des armées; Mastanabal, la justice ^ Gulussa partit aussitôt avec Scipion pour prendre part à la guerre contre Carthage ; il fut pour les Romains