Cicéron, l. c
9 .Plutarque, Pompée, 50; Apophth., Cn. Pompeius, 12 (édit. de Plutarque de la coll. Didot, Moralia, I, p. 248).
LA PROVlNirE ET LE GOUVERNEMENT DE ROME. 2%
Pendant le consulat qu'il géra avec Crassus en 55, une loi Trébonia créa en leur faveur deux grands gouvernements, qu'ils devraient garder cinq ans : l'un comprenant la Syrie et les pays voisins^ l'autre, les Espagnes. Celui-ci, après entente entre les deux collègues, fut attribué à Pompée, qui, sans sortir de l'Italie, se fit suppléer par des lieutenants, non soumis àun renouvellement annuel. En 52, ce gouvernement lui fut prorogé pour une nouvelle période de cinq ans. Plusieurs passages de Plutarque* et d'Appien^ joignent aux Espagnes l'Afrique, que Pompée aurait reçue en même temps, pour deux périodes successives de cinq ans, et qu'il aurait fait administrer delà même manière. D'autres auteurs^ ne mentionnent que les Espagnes, et ils ont certainement raison \ Rien n'indique qu'entre 55 et le début de 49, époque où éclata la guerre civile, Pompée ait eu le gouvernement de l'Afrique et l'ait exercé par l'intermédiaire de lieutenants. Au contraire, nous trouvons dans cette période des gouverneurs ordinaires, anciens préteurs, désignés par le sort% investis de leurs fonctions pour un an; nous voyons que l'un d'eux emmène avec lui un lieutenant, nommé parle Sénat; que, de sa propre autorité, il le charge de l'intérim, quand il quitte la province, en 50^ Pompée n'intervient pas et n'a pas à intervenir^