Gicéron, Pro Ligario
7. Après que la guerre civile eut éclaté, Vimperium de Pompée fut probablement étendu à l'Afrique ejt exercé, en son nom, par deux anciens gouverneurs de la province, Attius Yarus et Gonsidius Longus, qui prirent le titre de legatus pro praetore : voir t. YUI, 1. I, ch. i, § I. Mais cela n'a rien à voir avec les lois de 55 et de 52.
26 LA PllOVINCE l)\\Fl{IQUB SOUS LA RÉPUBLIQUE.
Nous venons de mentionner un lieutenant, legatus, qui assistait le gouverneur. D'ordinaire, dans les provinces prétoriennes, il n'y en avait qu'un, et peut-être fut-ce le cas le plus fréquent pour l'Afrique. Cependant, en 45-44, G. Calvisius Sabinus eut deux, ou même trois légats', et, après lui, Q. Cornifîcius en eut au moins deux^; il est possible qu'il en ait été parfois ainsi dans des temps antérieurs. Ces légats étaient des sénateurs, que le gouverneur désigné choisissait volontiers parmi ses amis, ses parents, et proposait au Sénat^ Ils avaient à s'occuper de toutes les affaires que leur chef jugeait à propos de leur confier; ils étaient ses conseillers, ses auxiliaires ou ses délégués, surtout pour l'administration générale, le maintien de l'ordre, la juridiction civile. Ils avaient qualité pour le remplacer entièrement, si, pour cause de départ ou de maladie, il devait renoncer à ses fonctions*.
A rencontre des légats, le questeur de la province^ était investi de ses fonctions sans aucune intervention du gouverneur, auquel il était adjoint et subordonné. Le Sénat dressait tous les ans, avant l'entrée en charge des questeurs élus par le peuple, la liste des départements qu'ils auraient à tirer au sort. C'étaient des trésoriers payeurs, administrateurs de la caisse provinciale : ils recevaient les crédits alloués aux gouverneurs, prenaient