T. II, l. c. ; t. V, p
7. Zonaras (IX, 14, p. 443, c) dit, à propos du surnom Africanus, donné à Scipion l'Ancien : « le pays autour de Carthage était déjà appelé 'Açptxv) ».
8. D\iprica (parce que l'Afrique est un pays chaud) : étymologie indiquée par Servius (qui ne la prend pas à son compte). In Aeneid., V, 128; VI, 312; conf. Isidore de Séville, Etym., XIV, 5, 2.
9. D'une racine FRQ, qui exprime l'idée de séparation : Léon l'Africain, Descr. de l'Afrique, trad. Temporal, édit. Schefer, I, p. 1; d'Avezac, Esquisse générale de l'Afrique, p. 5 (dans Afrique ancienne, Collection de V Univers pittoresque, 1844); etc. Je ne sais quelle étymologie sémitique pouvaient bien invoquer ceux cjui, au dire d'El Bekri, prétendaient que le mot Ifrîkiya signifie « la reine du ciel » : voir t. IV, p. 257, n. 6.
10. Les Ifuraces, peuplade de la Tripolitaine, mentionnée par Corippus (voir t. V, p. 4, n. 1) : Castiglioni, Recherches sur les Berbères Atlantiques (Milan, 1826), p. 107, et d'autres après lui, Movers, Vivien de Saint-Martin, Tissot, etc. — Les Aourîgha, peuple de la souche berbère des Beranès, mentionné par les généalogistes du moyen âge : Carette, Recherches sur l'origine des tribus de V Afrique septentrionale (Paris, 1853), p. 308 etsuiv., et, après lui, Vivien de Saint-Martin et
qui aurait conquis le pays\ Nous pouvons nous dispenser de réfuter ces hypothèses, puisque c'est, non pas l'étymologie de l'adjectif Africus qu'il convient de chercher, mais celle du substantif Afer^, dont Africus est une dérivation latine.
11 est fort invraisemblable qu'A fer soit un mot d'origine latine; d'autre part, il n'a pas été emprunté par les Romains aux Grecs ^, qui n'en faisaient pas usage et se servaient, comme nous venons de le dire, du terme Aiêuss. Ce sont des gens d'Afrique qui l'ont fait connaître aux Romains. Il devait être employé, soit par les indigènes, soit par les Carthaginois, soit par les uns et les autres. A ma connaissance, on ne le retrouve pas sur les inscriptions puniques, tandis qu'on y rencontre LBY, au féminin LBT, au pluriel LWBYM {Loubi, Loubat, Loubim), c'est-à-dire sans doute le même nom que Atêuç, A[êtJ£^^ Des anciens ont expliqué A fer par le nom de quelque héros légendaire *, inventé naturellement à cet effet. Des
Tissot : ces Aourigha auraient habité le Nord de la Tunisie au temps des Carthaginois [ce dont on n'a nulle preuve]. — Les Afarek (au singulier Afrîki), que l'on trouvait au moyen âge dans diverses villes, depuis Gabès jusqu'à Mila : Movers, Die Phônizier, II, 2, p. 403, et d'autres. Ces Afarek étaient, non pas une vieille peuplade berbère, mais des gens de race mêlée, sans doute des descendants de Romains et d'indigènes romanisés, chrétiens (G. Marçais, Les Arabes en Berbérie du XI" au XIV" siècle, p. 35). Leur nom n'a pas donné naissance au mot Africa, mais il en dérive. — Les Phrygiens (<I>pjY£ç}, dont une partie aurait émigré en Afrique : Bertholon, Rev. tunisienne, V, 1898, p. 431.
1. Ifrîkos, dont on a fait le plus souvent le flls d'un roi du Yémen et qui aurait amené avec lui soit des Arabes, soit des Cananéens et d'autres encore ; Iba Khaldoun, Hist. des Berbères, trad. de Slane, I, p. 108, 170, 175, 176, 177, 183, 185; sur ce personnage légendaire, voir, entre autres, de Slano, l. c., IV, p. 571- 572; H. Fournel, Les Berbères, I, p. 25-26. — Farek, lils d'Abraham ou de Misraïm : El Bekri, Descr. de l'Afrique septentr., trad. de Slane, édit. d'Alger, p. 49.