‹ Histoire ancienne de lÁfrique du nordChapitre 5 sur 142 · Voir t. V, p · texte numérisé non relu

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4. Afer, hls de l'Hercule libyen : Solin, XXIV, 2. — "A;paoç (ou "Atppoc), Als de Gronos et de Philyra : Julius Africanus, apad Chron. pasc., I, p. 66, édit. de Bonn (conf. Suidas, s. v. "Acfpoi). — 'Acpépa; et 'liippa:, flls d'Abraham et de Cétura, et compagnons d'Héraclès en Libye : Alexandre Polyhistor, apud Josèphe, Ant. Jud., I, 15, 241 (conf. Isidore de Séville, Etym., XIV, 5, 2 : <■ Afer »; Eustathe, Commentaire à Denys le Périégète, v. 175, dans Geogr. Gr. min., édit. Miiller, H, p. 248 : 'Açpaç). — 'Qpprjv, petit-fils d'Abraham et chef d'une expédition en Libye : opinion rapportée par Josèphe, /. c, 239 (conf. F]usèbe, Praep. evang., IX, 20 : "Açpriv; Isidore de Séville, Etym., IX, 2, 115 : « Afer •).

modernes ont proposé une étymologie sémitique', ou une étymologie berbère^, ont cité des noms de lieu, de divinité, de peuplades, qui leur ont paru ressembler à Afer^. 11 vaut mieux confesser notre entière ignorance sur l'origine de ce nom et, par conséquent, du nom Africa.

Le terme officiel Africa, abréviation de provincia Africa, s'étendit, en 46 avant J.-C, à la province que Jules César créa alors, en annexant le royaume de Juba I"' : ce fut V Africa nova'', l'Afrique nouvelle, réunie, peu d'années après, à r/l/n'ca vêtus, à la vieille Afrique. Dès lors, V Africa, au sens administratif, eut pour limite, à l'Ouest, le cours inférieur de l'Ampsaga'' (Oued el Kebir), qui se jette dans la Méditerranée à proximité du cap Bougaroun, le Metagonium des anciens". Au Sud-Est, la limite de V Africa fut fixée aux Autels des Philènes,

1. Afer rapproché de 'BRY, Hébreu : Mommsen, Hist. romaine, trad. Alexandre, I, p. 198, n. 2 [il a rejeté plus tard cette hypothèse, en effet inadmissible : ibid., trad. Gagnât et Toutain, XI, p. 251, n. 1]; Meltzer, I, p. 432. — Il y a un mot hébreu, qui a le même son qu^ Afer et qui signifie poussière, cendre; il devait exister aussi en phénicien. Mais on ne voit guère comment il aurait pu donner naissance à un nom de peuple, ni surtout pourquoi l'ethnique, au lieu d'offrir une forme dérivée, se présenterait exactement avec la même forme que le mot auquel il se rattacherait.

2. Ifri, caverne : Collignon, Bail, de géog. histor. du Comité, 1886, p. 291; voir aussi H. Basset, Le culte des grottes au Maroc, p. 14. Remarquer que le Nord-Est de la Tunisie est une des rares régions africaines où l'on n'ait constaté jusqu'à présent aucune preuve de troglodytisme.

3. Ifera, lieu mentionné par Gorippus (Joh., II, 57) et dont le site est inconnu : Movers, Die Phonizier, IF, 2, p. 402. — Ifru, dieu auquel s'adresse une inscription latine (C. /. L., VIII, 5673 et 19107; voir t. VI, p. 136) : Meltzer, l. c, l, p. 433. — Les Béni Ifrène, dont le nom peut signifier les Troglodytes (voir t. V, p. 213) : Meltzer, ibid.; Rinn, Rev. afric, XXIX, 1885, p. 253. Au moyen âge, ils habitaient surtout la région de Tlemcen: mais, à l'époque de la conquête arabe, il y en avait aussi plus à l'Est, dans l'Aurès et môme dans l'Ifrlkiya : Ibn Khaldoun, trad. franc., I, p. 197; III, p. 198. — Les Afari, Hirayarites qui seraient venus s'installer en Tunisie après la destruction de Garthage et auraient donné leur nom au pays : Slouschz, dans Archives marocaines, XIV, 1908, p. 314 et suiv. Sur cette opinion téméraire, conf. t. I, p. 279, n. 2; remarquons simplement ici qu'il y avait des /4/rJ en Tunisie avant la date indiquée pour cette prétendue migration.

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