‹ Histoire ancienne de lÁfrique du nordChapitre 47 sur 142 · L. 77-78 et 80. Conf. supra, p · texte numérisé non relu

L. 77-78 et 80. Conf. supra, p

3. Des stipendiarii reçurent le droit de cité romaine (i'. supra, p. 34, n. 2). Ce changement de statut personnel eut-ii pour conséquence un changement dans la condition de leurs terres? Nous n'avons aucun renseignement à ce sujet.

tantôt vectigal, — rente que le propriétaire tire de ses biensfonds*. Carthage avait exigé de ses sujets une quote-part des produits du sol. Rome renonça à ce système. Cicéron ^ constate que la plupart des Africains (les autres sont les peuples libres, entièrement exonérés^) n'ont pas été soumis aux mêmes obligations que les Siciliens en ce qui concerne l'impôt foncier, « in agrorum vectigalium ratione ». Or, en Sicile, cet impôt consistait en parts de fruits, dont le montant variait naturellement tous les ans : c'était le système appliqué par les Carthaginois en Afrique, aussi bien qu'en Sicile et en Sardaigne *. Au contraire, sur ses sujets africains, Rome levait un impôt fixe : « impositum vectigal est certum, quod stipendiarium dicitur », ajoute Gicéron. Donc, que les récoltes fussent bonnes ou mauvaises, — et, en Afrique, elles sont très inégales, — ils avaient les mêmes versements à faire, à moins que le Sénat, tenant compte de circonstances calamiteuses, n'accordât exceptionnellement une réduction.

Une somme dut être fixée pour l'ensemble de la province, et c'est, peut-on croire, ce que Gicéron veut dire par les mots vectigal certum ; il appartenait au Sénat de la maintenir, ce qui était sans doute le cas ordinaire, ou de la modifier, quand il votait le budget annuel de VAfrica. Il est évident que la fixation de cette somme n'avait pas été faite au hasard. Elle avait pour base un recensement des agri stipendiariorum, divisés peut-être en plusieurs classes selon la valeur des terres : recensement rendu facile par la mensuration de la province après l'annexion. La somme totale exigible ayant été arrêtée par le Sénat, on

1. Gicéron {Verrines, act. II, ni, 6, 12) l'appelle vectigal stipendiarium : « Inter Siciliam ceterasque provincias... in agrorum vectigalium ralione hoc interest, quod céleris aut impositum vectigal est certum, quod stipendiarium dicitur, ut Hispanis et plerisque Poenorum..., aut censoria locatio constituta est, ul Asiae lege Sempronia. •

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