‹ Histoire ancienne de lÁfrique du nordChapitre 50 sur 142 · C. /. L., VI, 31713 (v. supra, p. 52, n · texte numérisé non relu

C. /. L., VI, 31713 (v. supra, p. 52, n

mention de communes, de tribus, qui auraient reçu, dans les mêmes conditions, les «//n stipendiariorum. Ces terres, la commission qui assista Scipion en 146 les attribua à des individus, a hominibus » '. D'oii ^onaconclu^ apparemment avec raison, qu'en dehors des cités libres, Rome ne reconnut pas alors l'existence légale de communes dans la province d'Afrique. Cependant il convient de se souvenir qu'elle répugnait à modifier les institutions des peuples vaincus, et qu'elle désirait fort peu administrer directement ses sujets.

Nous avons constaté des circonscriptions appelées pagi. Etaient-elles un legs de la République carthaginoise, qui n'avait pu, pas plus que Rome, administrer son territoire en bloc, sans y introduire des divisions? C'est possible, mais nous n'en avons pas la preuve'. Les pagi nous ont paru avoir été des circonscriptions financières. Il se peut qu'ils aient été aussi des circonscriptions administratives et judiciaires. Des préfets, désignés par le gouverneur, auraient été chargés, dans un ou plusieurs pagi, du contrôle et de la juridiction; il faut dire que nous n'en trouvons aucune trace \

Si ces préfets ont existé, ils ne pouvaient suffire pour administrer des gens qu'ils ne connaissaient pas, avec lesquels ils restaient peu de temps en rapports, dont ils ignoraient même la langue, livrés ainsi à des interprètes qui avaient souvent intérêt à les tromper. Il était indispensable que, dans les villes, les bourgs, les villages habités par des stipendiarii, il y eût, parmi ces indigènes, des gens qualifiés pour maintenir l'ordre, pour transmettre les volontés du gouvernement et les doléances des sujets, pour faire exécuter les réquisitions, pour fournir

1. L. 77 : (les décemvirs) « eis hominibus agrum in Africa dederunt assignaveru[nlv]e, quos stipendium... » Gonf. 1. 80.

2. Mommsen, Ges. Schr., I, p. 131. M. Weber, Rôni. Agrargeschichte, p. 187. Kornemano, dans Philologus, L.X, 1901, p. 404. Barlhel, Limitation, p. 76, 84.

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