‹ Histoire ancienne de lÁfrique du nordChapitre 58 sur 142 · Eutrope, IV, 21. Paul Orose, 'Y · texte numérisé non relu

Eutrope, IV, 21. Paul Orose, 'Y

10. Appien {l. c.) dit que les colons furent r(xrulés dans toute l'Italie. Solin, XXYII, 11 : « colonis Italicis ».

H. Dans la loi de 111, est employée souvent la formule « colono eive quei in

Le départ eut lieu vers le début du printemps de l'année 122*, à l'ouverture de la saison favorable à la navigation. C'est à tort qu'Appien^ prétend que Gaïus et Fulvius allèrent à Carthage avant d'avoir choisi les colons et commencèrent à tracer le plan de la future ville ; qu'ils revinrent à Rome avant la fin de ce travail et s'occupèrent alors du recrutement; que, cependant, les colons ne se rendirent pas en Afrique, la colonie ayant été supprimée. D'autres textes prouvent que les Illviri coloniae deducendae remplirent exactement les devoirs qu'indiquait leur titre ^ et qu'imposaient en pareil cas de vieilles prescriptions. Ils se mirent à la tête des colons et, après le débarquement, les conduisirent militairement, précédés d'une enseigne, jusqu'au lieu désigné; puis, ils accomplirent les rites usuels, sacrifice, prise d'auspices, pour s'assurer de l'assentiment divin*, etc. Ils tracèrent ensuite le périmètre de la ville et y préparèrent l'installation définitive de ceux qui devaient ^habite^^

colonel numéro scriptus est » (1. 66, 67, etc.), qui a été interprétée de diverses manières. Pour les uns (Mommsen, Ges. Schr., I, p. 124; Schulten, Bull, archéol. du Comité, 1902, p. 158), on a voulu indiquer ainsi que, la colonie ayant été supprimée, les colons n'étaient plus offlcielleraent des coloni, quoiqu'ils en gardassent les droits. M. Kornemann (Real-Encyclopâdie de Pauly-Wissowa, IV, p. 572) suppose, peut-être avec raison, que le terme colonus s'applique ici aux citoyens romains, et l'expression is qui in coloni numéro scriptus est, aux Latins ou Italiens qui furent adjoints aux citoyens et qui, par conséquent, n'auraient pas reçu la cité romaine.

1. Gracchus était de retour à. Rome lors des élections au tribunal, auxquelles il se présenta (Plutarque, l. c, 12); ces élections avaient lieu au milieu de l'été (Appien, Bell, civ., I, 14; conf. Mommsen, Rom. Staatsrecht, 2° édit., I, p. 566, n. 2). II était resté en Afrique 70 jours (Plutarque, l. c, 11). Il y était donc venu vers le début d'avril (conf. Kornemann, Zur Geschichte der Gracchenzeit, p. 43). M. Schulten (Bull, archéol. du Comité, 1902, p. 151-2), qui attribue aux triumvirs de 122 la centuriation dont on retrouve des traces dans la péninsule de Carthage, croit qu'elle fut orientée d'après le lever du soleil; d'où il conclut qu'elle fut entreprise au solstice d'été. Gains serait donc arrivé à Carthage en juin : ce qui est contraire aux textes. D'autre part, il est probable que cette centuriation date de la constitution de la province, et il est fort douteux qu'elle ait été orientée d'après le soleil.

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