‹ Histoire ancienne de lÁfrique du nordChapitre 69 sur 142 · T. IV, p · texte numérisé non relu

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4. En 90-87 avant J.-C, les Italiens obtinrent le droit de cité romaine.

5. Compris, comme les marchands, dans la désignation générale de negotiatores.

économies sur leurs frais de voyage. Dans des lettres écrites en 44-43, Cicéron recommande à Cornificius, proconsul d'Afrique, toute une série de ces Romains : un T. Pinarius, qui est chargé des comptes et des affaires de « notre Dionysius » ' (celui-ci était probablement un riche affranchi^); — un Sextus Aufîdius, chevalier, et les affaires qu'il a en Afrique^; — les héritiers d'un Q. Turius, qui avait fait, lui aussi, des affaires dans la province* : il importe d'empêcher Turius Eros, un affranchi du mort, de détourner l'héritage; — Lamia (L. i^lius Lamia), un sénateur : Cicéron appelle la bienveillance du gouverneur sur ses affaires, ses procurateurs, ses affranchis, ses esclaves"; — C. Anicius, un autre sénateur qui, « pour ses affaires », a reçu une mission libre en Afrique : Cornificius est prié de lui donner des licteurs^.

Ceux qui ne se contentaient pas de passer rapidement faisaient des séjours plus ou moins longs dans les villes. A Thysdrus, au temps de la guerre entre les Pompéiens et César, des marchands italiens s'occupaient du commerce des blés ^ Un quart de siècle plus tôt, un L. Herennius, qui avait des relations dans l'ordre équestre, faisait de la banque à Leptis ^ ; nous ignorons si c'était Leptis la Grande ou Leptis la Petite. Au milieu du i" siècle, des Romains étaient établis à Hadrumète et à Thapsus', cités libres comme les deux Leptis. Pour les punir de s'être mis du côté des Pompéiens, César les frappa en bloc d'une amende, plus élevée, dans l'une et l'autre ville,

1. Ad famil., XII, 24, 3 : « procurât rationes negotiaque Dionysi nostri ».

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