‹ Histoire ancienne de lÁfrique du nordChapitre 71 sur 142 · Plutarque, Caton le Jeune, 59 et · texte numérisé non relu

Plutarque, Caton le Jeune, 59 et

10. BelL Afric, II. ce Plutarque, Calon, 59, 61-66. Appien, Bell, civ., II, 95.

tenaient des réunions; Gaton, chargé de la défense d'Utique, les consultait^ Leur assemblée, dit un auteur grec, était appelée (TÙYxXr,Toç^, mot qui répond au latin senatus. Mais c'est à tort qu'on a cru ^ que ces Trois-Cents étaient le Sénat romain, transporté à Utique par les Pompéiens, formé des sénateurs qui s'étaient réfugiés en Afrique, complété par des chevaliers : Plutarque distingue les Trois-Cents des sénateurs*; il dit que c'étaient des gens qui faisaient du commerce et de la banquet Maître d'Utique après sa victoire, César les condamna à payer solidairement 200 millions de sesterces, qui seraient versés en six termes, dans l'espace de trois ans^

Cette somme énorme, exigible dans un délai si court, prouve que des Romains pouvaient faire de belles fortunes en Afrique. Mais c'était sans doute, pour la plupart, un champ d'opérations fructueuses, et non une terre oii ils se sentaient vraiment chez eux. L'argent qu'ils y gagnaient, souvent par des moyens dénués de scrupules, eux ou leurs héritiers devaient aller le dépenser à Rome. Oiseaux de proie qui s'abattaient sur la province, ils rentraient au nid avec leur butin.

Pour se désigner, les Romains établis dans une commune non romaine employaient la formule cives Romani qui consis- <Mn< (en tel lieu), indiquant ainsi qu'ils y étaient des étrangers. On trouve cette formule appliquée aux Romains d'Utique'; ailleurs, à l'époque d'Auguste, dans une petite cité de VAfrica^ la variante « cives Romani qui Thinissut negotiantur ))^ Dans des textes du milieu du i*' siècle avant J.-C, les groupes

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