‹ Histoire ancienne des peuples de l'Orient classiqueChapitre 105 sur 374 · I. M*n£thok, dans MCutB-Dinm, Fragmenta Hmlariiomm Grmco · texte numérisé non relu

I. M*n£thok, dans MCutB-Dinm, Fragmenta Hmlariiomm Grmco

t. J'ai résumé, aux ]>. 1AB-1TI de cette Hittairc, ce que la savait ou croyait savoir sur les bienfaits dont Kà, Shou, Sibou avaient comb cité pendant la durée de leur règne terrestre.

3. Deuhi de Faucher-Gudiu, d'aprèt un dei ban-reliefi du temple de KAno {Dricription de l'Egypte. Antiquité,. I. I. p). 3ti, t). Ce bas-relief est aujourd'hui

bas l'édifice assez mesquin d'époque saïte dont Isis s'était contentée jusqu'alors, construisirent à grands frais le temple qui subsiste encore presque intact, et lui assignèrent en Nubie des biens considérables qui, joints aux dons des particuliers, tirent de la déesse le propriétaire le plus riche de I Egypte méridionale. Khnoumou et ses deux femmes, Anoukît et Sattt, qui avaient été avant elle les suzerains incontestés de la cataracte, k. virent d'un œil jaloux la prospérité de leur voisine : les guerres civiles et les invasions des derniers siècles avaient ruiné leurs temples, et leur pauvreté contrastait péniblement avec la richesse de la nouvelle venue. Les prêtres résolurent de remontrer au roi Ptolémée leur triste situation, les services qu'ils avaient rendus et qu'ils rendaient encore à la terre d'Egypte, surtout la générosité des vieux Pharaons, dont la misère des temps avait seule obligé les Pharaons récents à se départir. Sans doute les pièces authentiques Tianquaicnt dans leurs archives à l'appui de leurs prétentions : ils ravèrent sur un rocher, dans l'ile de Sehel, une longue inscription pj'ils attribuèrent à Zosiri, de la IIP dynastie. Ce souverain avait aissé l'impression assez vague de quelqu'un de grand. Dès la VIP dynastie. Ousirtasen III le réclamait pour « son père », pour son ancêtre, et lui érigeait une statue'; les prêtres savaient qu'en se MioL'iiT. plaçant sous son invocation ils avaient chance d'être écoutés.

L'inscription qu'ils fabriquèrent témoignait qu'en l'an XVIII de son règne, il avait expédié à Madir, sire d'Éléphantine, un message ainsi conçu: ■ Je suis accablé de douleur pour le trône même et pour ceux qui résident dans le palais, et mon cœur s'afflige et souffre grandement parce que le Nil n'est pas venu en mon temps, l'espace de huit années. Le blé est rare, les herbages manquent et il n'y a plus rien à manger; quand n'importe qui appelle ses voisins au secours, ils se hâtent de n'y pas aller. L'enfant pleure, le jeune homme s'agite, les vieillards leur cœur est désespéré, les jambes repliées, accroupis à terre, les mains croisées, les courtisans n'ont plus de ressources; les magasins qui jadis étaient bien garnis de richesses, l'air seul y entre aujourd'hui, et tout ce qui s'y trouvait a disparu. Aussi mon esprit, se reportant aux débuts du monde, songe à s'adresser au Sauveur qui fut ici où je suis pendant les siècles dos dieux, à Thot-lbis ce grand savant, à Imliotpou

I. La hase inulilée en est conservée aujourd'hui dan» le Musée fijcyptk-n de Berlin (Kmmn, In-zeichniia ilrr /Egyptitclirii Allerlùmer uml Ciinabyûite, ji. 3J, n* !M*).

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