LES CIMETIÈRES DE CIZÉH ET DE SAQQARAH
souterrains. Les chapelles semblent de loin une pyramide tronquée, dont les dimensions varient selon la fortune ou le caprice du maitre : on en connaît qui mesurent dix ou douze mètres d'élévation, cinquante mètres de façade, vingtcinq mètres de profondeur, tandis que d'autres n'atteignent pas trois mètres de haut sur cinq mètres de large1. Les murs s'inclinent symétriques et sont lisses le plus souvent; quelquefois cependant leurs assises s'étagent en
retraite l'une sur l'autre et forment presque gradin. Les mastabas en briques étaient cimentés soigneusement à l'extérieur et les lits reliés en dedans par du sable fin coulé dans les interstices. Au contraire, les mastabas en pierre n'offrent de régulier que l'appareil de leurs parements ; neuf fois sur dix, le noyau se compose de moellons équarris rudement, et de gravats noyés dans de la boue desséchée ou même jetés au hasard sans mortier d'aucune sorte. La masse en devait être orientée canon iquement, les quatre faces aux quatre points cardinaux, le plus grand axe dirigé du Nord au Sud; mais les maçons
beaux. • (Mawettk, la Mattàbat de [Ancien Empire, p. Îi-Î3.)
t. Le mastaba du Sabou a cinquante-trois (53 m. 58) mètre» de long sur environ vingl-sii (i6 m. 75) de large, encore deux de ses faces sont-elles dépourvues de revêtement (Mariette, te* Mattàbat. p. 143); celui de Ranimait mesure cinquante-deux mètres (Sî m. ÏO) sur vingt-cinq (15 m. 5tl) à la face Sud et trente (30 m. 50) a la face Word {id., p. îîî). En revanche le mastaba de Papou ne compte que six mètres (3 m. 90) sur huit (8 m. 10) de longueur (irf., p. 301) et celui de Khabiouphtah (id.. p. Ï94) douze mètres (11 m. 90) sur six (6 m. 60).
1. Dettin de Boudier, d'aprei une photographie d'Emile Bmgtr.h-Uey, priie au court dit fouilla entreprîtes en fSflfi, avec le produit d'une touteriptian publique ouverte par te Journal det Oébalt.
ne se préoccupaient guère de pointer le Nord juste, et l'orientation est défectueuse à l'ordinaire'. Les portes regardent le Levant, quelquefois le Septentrion ou le Midi, jamais le Couchant. L'une d'elles n'est qu'un simulacre, une niche étroite, haute, ménagée dans la face Est et décorée de rainures
qui encadrent une baie murée soigneusement elle appartenait au mort et l'on croyait que l'ombre y entrait et en sortait à son gré. Celle des vivants, qu'un portique précède quelquefois, se distingue presque toujours par une simplicité extrême, l'n tambour cylindrique ou une dalle plate la couronnent, qui portent tantôt le seul nom du défunt, tantôt ses titres et sa filiation, rtTimAiiiRou, «ssis beïmt ie repss Kraliint'.
tantôt une prière en sa
faveur et rémunération des jours auxquels il entend recevoir le culte dû aux ancêtres. On y invoque pour lui, en termes presque invariables dans leur précision, le Dieu Grand, l'Osiris de Mendès, ou bien « Anubis, résidant au palais divin', pour qu'une sépulture soit donnée dans l'Amentît, la contrée de l'Ouest, la très grande et la très bonne, au féal du Dieu Grand, pour qu'il marche sur les voies où il est bon de marcher, le féal du Dieu Grand ; pour qu'il ait des liturgies en pains, gâteaux et liqueurs, à la fête du commencement de l'année, à la fête de Thot, au premier jour de l'an, à la fête d'Ouagaît*. à la grande fête du feu, à la procession du dieu Mînou, à la fête des offrandes, aux fêtes du mois et du demi-mois, et chaque jour* ».
I. Ainsi l'axe du tombeau de Pirsenou est de 17° à l'est du nord magnétique (Mariette, la M/ulabat, |). 399). Dans quelques cas l'écart n'est que de 1° ou *»;lc plus souvent, il est de 6°, 7°, 8° ou M0, comme on s'en assurera aisément en parcourant l'ouvrage de Mariette.
ï, Deaêin de Itoudicr, d'aprii une photographie du monument original, gui rit comervê au muter de Liirrpool, cf. Gattt, Catalogue ofthe Mayrr Collection; I. Eggptian Antiquitiei, n" 194, p. 15. 3. Le palaii divin est le palais d'Osiris. Anubis y servait d'huissier et l'on jugeait sa protection i voulait être admis en présence du bien Grand (cf. p. 187 sqq. de celte Hittoire). était la fêle des morts, célébrée dans les premiers jours de l'année, le 18 Thot. Satire det prinripanr monument* eipotêt dont If galerie» proviioim ilu Mutée