Popt/ru* Saltier n' II, pi. Vil, I. 9. pi. VIII, I. î
1. l'upyrut Anaitati n" II, pi. VU, 1. 3-5, avec un duplicata du même passage dan» le Papyrus Sallirr n* I, pi. VII, |. 7-9; cf. H.ispebo, du Genre Êputolairc chez let Ancien* Égyptien*, p. 35.
3. Denin de Faucher-Giidin, d'aprr* le tableau peint dan* l'une de* petite* antichambre* du tombeau de Ramtè* III, au Bab-et-Motouk (ttnsELLi.il, Mnnumrnli civili, pi. LXXXVI, «}.
4. A»mei ««hcellis, I. XXII, ch. xvi, S. i3 : . Eruhescit apud cos, si quis non iiiRlisndo trihiitn. plurima» in corporc vîhiccs o*tcndal •; cf. Elles, t'ai'. Hit t., VII, 18. Pour les temps mode roc R, lire le curieux récit de Wileusov, Manaer* and Cutlom*. l'éd., 1. I, p. 306-3417.
5. J'ai eu l'occasion d'opérer des sondages ou des rouilles sur divers emplacements de villes ou de i illagea 1res antiques, a Thébes, à Abydos, à Matsniah, el je donne ici le résumé de mes observations. M. Pétrie a rois au jour et exploré régulièrement plusieurs cités de la XII* dynastie, situées à l'entrée du Fayoum. J'ai emprunté beaucoup des traits de mes descriptions aux différents ouvrages qu'il i publiés sur la matière, Kahun, Gurob and Ilauara, 1890, et Illahun, Kahun andGurab, 1891.
L'ASPECT DES VILLES. 3i5
parait trop ambitieux, des réduits où ta population pouvait se réfugier en cas d'attaque soudaine et se mettre à l'abri1. Celles qu'un roi ou un prince construisaient d'un seul coup offraient un plan à peu prés régulier, des rues assez larges, dallées, se coupant à angle droit, bordées d'édifices bien alignés. Les cités d'origine antique, accrues au hasard
des siècles, ne leur ressemblaient guère. Va lacis de ruelles et d'impasses étroites, sombres, humides, mal tracées, se déroulait à travers les maisons
l'aventure :
ç le canal presque jt
sec, un étang 3 bourbeux où les bes-
tiaux venaient boire et les femmes
puiser l'eau du ménage, puis une place irrégulière ombragée d'acacias ou de sycomores où les paysans de la banlieue tenaient le marché deux ou
I. Pour la cl h se ri pi ion des châteaux où résidaient les princes cl les gouverneurs des nomes, cf. M*spïbo, Sur le lent de* mots tiouit et Huit, p. 13 sqq. (extrait des Proceedingt de la Société d'Archéologie Biblique, 1089-1890); pour celle des maisons, voir f Archéologie Égyptienne, p. 13-11.
*. Deiêiii de Faucher-Gudin, d'âpre* i aquarelle de Botnie, le Tombeau d'Anna, dans les Mémoire* de la Muiion Françaite. La maison était située à Thèbes cl appartient à la XVIII* dynastie. Les restes des maisons mises au jour par Mariette à Abydos, et qui lui servirent a rétablir une maison égyptienne, lors do l'Exposition universelle en 1877, sont du même type, et remontent jusqu'à 1» XII* dynastie. On peut donc admettre que le tableau du tombeau d'Anna reproduit, a quelques détails près, l'image d'une habitation seigneuriale de toutes le* époques. À coté du corps de loijis principal, on voit deuv greniers h blé arrondis par le haut, et un grand magasin de provision*.
3. D'aprii le plan relevé et publié par M. Khsiiebs Petbik. lllahun, Kakun and Gurob, pi. XIV,
trois fois le mois, à jours fixes, puis des terrains vagues encombrés d'ordures et de débris que les chiens du voisinage disputaient aux éperviers et aux vautours. Le château du prince ou du gouverneur royal, les hôtels des riches particuliers, couvraient une surface assez considérable, et opposaient d'ordinaire à la rue de longs murs nus, crénelés comme ceux d'une forteresse; le seul ornement qu'on y tolérât consistait en rainures prismatiques, surmontées chacune de deux fleurs de lotus épanouies entre-croisant leurs tiges.
I.a vie domestique s'y tenait cachée et comme repliée sur elle-même; on sacrifiait le plaisir de voir les passants à l'avantage de n'être pas aperçu du dehors. La porte seule annonçait quelquefois l'importance du personnage qui se dissimulait derrière l'enceinte. Elle était précédée d'un perron de deux ou trois marches ou d'un portique à colonnes, orné de statues, qui lui prêtait l'aspect monumental*. Les maisons bourgeoises étaient construites en briques et assez petites; elles contenaient pourtant une demi-douzaine de chambres, les unes voûtées, les autres recouvertes d'un toit plat, et communiquant entre elles par des portes lo plus souvent cintrées. Quelques-unes atteignaient deux et trois étages; toutes possédaient une terrasse où les Égyptiennes d'autrefois passaient le meilleur de leur temps, comme celles de nos jours, vaquant aux soins du ménage ou bavardant avec les voisines, par-dessus les murs d'appui et les ruelles. Le foyer se creusait dans le sol, d'ordinaire contre une des parois, et la fumée s'en échappait par un trou ménagé au plafond ; on l'alimentait de branchages, de charbon de bois, de mottes pétries avec la fiente des