l'appui Solfier I, pi. VIII, I. 1-j
3. Le nom égyptien dii doum {llyphmie Thcbaiea Minr.] est marna et son fruit s'appelle le gougou (Lnurr, Etude *ur guelguei arbre* égyptien*, dans le llerueil de Travait-r, t. II, SI -M), [.'arbre lui-même a été décrit Ira» complètement par H m km; il-Dklii.>;, Drtcription du palmier-doum de la Haute Egypte ou l'.urifcra Thebaira, dans la Description île l'Egypte. I. XX, p. Il sqq.
■t. Tarit, tore en anrïen égyptien (Lu*ht, la flore pharaon ig ne, u° lî, p. -±\\), aujourd'hui Salix ta frit f Fors». : ses feuille* servaient à fabriquer les guirlandes funéraires qu'on retrouve en grand nombre dan» les tombeau* thebains des XVIII'XX' dynasties (Schummuuth, Veber l-flamenrcite au* allâgyptitc.hen Grâberii, dans les Berirhte der D. Ilot. Ces., Itmi, p. :«fl).
j. Le perséa, thaouaba en ancien égyptien, avait été identifié avec la liaianite* .-Egy/itiara Dix., le tebakhdp.s auteur» arabesdu moyeu âge, par Hinfini-l'Fi.ii.E, Flore d'Egypte, dans la Description^. XIX, p. -..'ûLS-iKll ; Shltiiim-l&ith i.iel/er l'fîanïenrcntc, p. Si) ila montré ipie r'i'lait le Minimn/i* Schimperi IIothst.
singularité d'une vaste contrée où les arbres ne manquent point, et qui pourtant est presque sans ombrages1.
Pays de transition pour la flore, l'hgypte l'est également pour la faune : toutes ses espèces animales lui ont été fournies parles contrées environnantes. Quelques-unes d'entre elles, le cheval* et le chameau* par exemple, ne s'y implantèrent qu'à une époque relativement récente, le cheval vers le x\*ou vers le xviii* siècle avant notre ère, le chameau plus tard encore. Le plus grand nombre sont d'origine afril'Inine rt sos isos*. caine comme les végétales, bœufs
à longues cornes et à cornes courtes, variétés de chèvres ou de chiens* : l'âne surtout y garde une pureté de formes et une vigueur que notre baudet d'Europe ne connaît plus". Le porc et le sanglier7, le lièvre à longues oreilles, le hérisson, l'ichneumon*. le
I, RoiikKK, fie la constitution physique de VKgyjite, dans la Description de r Egypte, t. \\, p. iSO-iRI.
i. Les fait* relatifs à l'histoire ilu cheval en Egypte ont été exposés pour la première Ibis à rua connaissance par I'mssf. u'Ayenniis, fies Chevaux chez le» ancien» Egyptien», dans Pin «01, Alwu-ltekr ibn Bedr le Kaçeri, la Perfection det deux art» ou Traité d'hippiatrique, ISIii. t. I, p. H8 sqq. Reproduits par Vu. I.niiiui, Kola sur un voyage en Egypte, IK"II, p. ï-t, ils ont île combattue par CH.inii, Elude» *ur r Antiquité hittarique, î* édil.. p. Kl sqq.p mais sans Buccès. M, Lf.f«>ike [Sur l'Ancienneté' du cheval en Egypte, dans l'Annuaire de ta Faculté, de» lettre» de Lyon, î" année. p. l-li, cl te Soui du chrral, dans les l'roeeedings de la Sociélé d'Archéologie biblique. ISJTMSWI, t. XII. p. .it!Mr><>) si essayé depuis, mai- eaus mieux réussir, de montrer que le cheval était connu en figyplc nous la XII* dynastie cl même aux temps antérieurs. Los renReiRnement» le* plus complcls sur l'histoire du cheval en fcgypto sont réunis dans l'ouvrage de C.-A. Pi*tkb«o7, le» Chevaux dan» le» temps préhiitoriques et historiques, JHH3, p. 15U sqq.
ï. Le chameau n'est pu* m présenté sur les monuments égyptiens avant l'époque saite: il êlail certainement inroiiim pendant les siècles qui ont précédé. Les textes où M. Chjbis (Eludes »ur l'autiguilf hiiloriipic, 4" éd., p. 397 sqq.; cf. W. lluif.BMN, Was Ihe Carnet knoion to the Ancieut Egyptiaiuf dans les Proeeeding*. 1HB!>-1H!M>, t. XII. p. Sl-Hl) avait cru reconnaître son nom sonl traduits incorrecte ment, ou s'appliquent à d'iulres animaux, peut-être aux. mulcls.
1. Destin de Fattchcr-Gudin, d'après une photographie de Ditmor.x, Hesuttale der l'hatographisch- Anhirologi'chen Expédition, t. tl. pi. X. Iji scéneett empruntée au tombeau de Ti.
5. V». LiMiimir, Sur le» animaux employé* pae tes ancien» Égyptiens à la chatte et à la guerre, IH7I1. I™ cl i' notes, reproduite" dans le premier volume des Première* Civilisation».
fi. r>. Lf.nmix.uit, Sur l'antiquité' de l'une et du cheval, dans ses Kote» sur un voyage en Egypte, p. î-i. L'origine alricainc de l'ànu a été mise en lumière pour la première lois par 11. Hiloe Rduards dans le» Compte» rendu» de l'Académie de» science», IHliil, l. I.XIX, p. liSS.
1, Le porc est assez, rarement représenté sur les monuments égyptiens. Fa. LtNOIWiNT {Sur l'introduction et la damextùité du porc e/irs tes ancien» Egyptiens, p. j) ne croyait pas qu'il frtl connu sous les premières dynasties : on en trouve pourtant quelques exemples caractéristiques dès la IV" (LtfS1l!«, llenkm.. Il, ïi. Pitbif., Medum, p. 3'} et pi, \\i).
H. Sur la coin pa raison des espèces animales anciennes avec les modernes de l'Egypte, je ne connais que deux mémoires d'ensemble, l'un de Itosellini (Monument! civili. t. 1, p. ÏUi-iïn), l'autre de II. lia rt m a il il (l'eriuch eince tyslemalisrhen Auf-.âhlung der von der allai Agyptcrn tiildlich dargestelllcn Thiere. mit Riichticlit auf die heulige Fauna des Kilgebietes, dans 11 Zeit-
LES SEKPENTS, LliK/EUS. 33
mouflon à manehettes, une quantité innombrable île gazelles, algazelles, défassas, antilopes à cornes en formes de lyre, appartiennent aussi bien à l'Asie occidentale qu'à l'Afrique, c taille auxquels ils servent de pà loup, le chacal, l'hyène striée et l'once, le guépard, le lion enfin des serpents grands et petits s quelques-uns innocents, comme meux, la scytale, le céraste, la vipère hajé, l'aspic. C'est ce dernier que les Égyptiens appelaient uraeus*, et qu'ils adoraient. 11 atteint parfois jusqu'à 2 mètres de longueur : dès qu'on s'approche de lui, il dresse la têt" et gonfle le cou, prêt à s'élancer. Sa morsure tue, comme celle du céraste : les oiseaux
tombent littéralement foudroyéspar L>Miw B.^pjf Lnïfi(, rmt l-mwi*
la puissance du venin, les grands
mammifères et l'homme finissent le plus souvent par succomber après une agonie plus ou moins longue*. L'urœus ne se rencontre guère qu'au désert ou dans les champs : le scorpion se glisse partout du désert à la ville, et si la piqûre n'entraîne pas ordinairement la mort, elle cause toujours des douleurs insupportables. Il est probable que l'Egypte nourrissait autrefois plusieurs genres de serpents gigantesques, analogues aux pythons de l'Afrique équatoriale. On les voit représentés encore dans les tableaux funéraires, mais on ne les voit que là* : ils avaient disparu, dès l'époque historique, comme
trhrift, 1861, p. 7-14, 10-48), plus une note trop brève de Mariette dan» le llutleliii <tr ï Institut égyptien. 1" série, t. XIV. |j, B7-66.
I. 1,'ichne union N'appelai! khatournu, klmtoul, shntonl, en égyptien (LrftfïiHE, le Soin égyptien de i'ichneumon, dans tes Proeeediugi de In Sociale d'Archéologie biblique, 18Bi-IH8'>, t. VII. p. 1!I8-IÏU).
t. Aottrûit, aurait, transcrit en j-rec Ûjpaîoî (IIomwiluw, Ilieroglgpkica, liv. 1, $ '■ éd. Lee mis, p. t).
». Derfin de Fauc/ier-Ciudin. d'après la Description de V Egypte, HKrTii.ts-Si'PM.iiiiENT, pi. III.
Â. Les serpents venimeux de l'Egypte ont été démis par Isiileiro (irolTro) -Sa ml-lli luire dans la Jseteription, t. XXIV. p. 77-9B. Les effets de leur venin ont été étudiés par le W P«ni:ikm, Ksperiense mtorni) agti ejfrlti del retenu delta Saja EgUiana e drlle Ceraitr. Waples, 1873, aiu'i i|iie dans le Bulletin de Vtnttitut égyptien, I™ série, t. XII, p. 187-1113. et I. XIII, p. 8H-D2.
5. Ainsi dans le Livre des Morl« (\iyillk, Todtenbuch, 1. 1, pi. LIV, el F.inleitung, p. IHk) et dans les compositions mythologiques des tombes royales théhairips (l.tftum, le Tombeau de Séti I", dans les Mémoire» de la Million du Caire, t. Il, f part., pi. X. XL-XLI, XI.III, etc.). L-exartitudc avec laquelle
l'éléphant, comme la girafe1, comme d'autres animaux qui ne prospèrent plus aujourd'hui que bien loin vers le sud. L'hippopotame a résisté longtemps avant de retourner aux régions équatoriales d'où le Nil l'avait apporté : il était fréquent sous les premières dynasties, mais il se retira dans les marais du Delta et s'y maintenait en nombre au xme siècle de notre ère *. Les crocodiles, qui étaient venus avec lui, comme lui sont obligés de battre en retraite. Maîtres du fleuve pendant toute la durée des temps antiques, adorés et protégés dans certains cantons, exécrés et proscrits dans d'autres, on les apercevait rarement au voisinage du Caire vers le commencement de notre siècle3. En 1840, ils ne dépassaient déjà plus les parages du Gebel et-Téîr4, en 1849, ceux de Manfalout5. Trente ans plus tard, Mariette constatait qu'ils émigrent de plus en plus, pour fuir les coups de fusil des touristes et l'agitation que le passage régulier des bateaux à vapeur0 produit dans les eaux profondes. Aujourd'hui, on n'en connaît plus qui soient établis en deçà d'Assouàn, mais ils continuent d'infester la Nubie et les rochers de la première cataracte7 : parfois l'un d'eux se laisse emporter au courant et dérive jusqu'en Egypte, où il ne tarde pas à être tué par les fellahs ou par quelque voyageur en quête d'aventures. La fertilité du sol8, l'immensité des lacs et des marécages attirent
les détails caractéristiques de certaines espèces sont figurés montre que les Égyptiens avaient vu eux-mêmes les serpents monstrueux qu'ils reproduisaient (Maspkro, Etudes de Mythologie égyptienne, t. I, p. 32, n. 3; cf. la Bévue de l'Histoire des religions, t. XV, p. 296).
i. Le signe de l'éléphant sert à écrire le nom Abou de la ville et de l'ilc d'Élépbantine dans le» textes de la Va et de la VI* dynastie (Inscription d'Ouni, 1. 38, dans Mariette, Abydos, t. II, pi. 48; cf. Schiaparflli, Una Tomba Egisiana inédit a delta VI9 Dinastia, p. 23, 1. 5); dès cette époque, il est ussez maladroitement ligure pour qu'on soit autorisé à penser que les gens d'Assouàn ne voyaient plus la béte que rarement. Le signe de la girafe apparaît comme syllabique ou comme déterminatit dans plusieurs mots qui ont le son sarou, sorou.
2. Silvkstrk de Sacy, Relation de V Egypte par Abd-Allatif, p. 143-145, 165-1 60. Le consul de France, Du Maillet, signale encore la présence d'un de ces animaux près de Damiette, au commencement du x v 1 1 1° siècle (Le Mascrier, Description de CÉgypte, p. 31*). Burckhardt (Travels in Nubia, p. 62) raconte qu'en 1812, un troupeau d'hippopotames franchit la seconde cataracte et passa à Ouady-Ilalfah et à Dcrr; l'un d'eux, entraîné par le courant, descendit les rapides d'Assouàn et fut encore vu à Deraou, à une journée de marche au nord de la première cataracte.
3. Isidore Geoffroy Saint-IIilaire affirmait peu après qu'« il n'en existe plus présentement dans les cent lieues de longueur du Nil inférieur; il faut remonter jusqu'à Thcbes pour en apercevoir ». [Description des crocodiles d'Egypte dans la Description de l'Egypte, t. XXIV, p. 408). Il se trompait, comme le prouve le témoignage d'une demi-douzaine de voyageurs plus récents.
4. Marmont les y signalait encore, à cette date, dans le voisinage immédiat du Courent de la Poulie (Voyages du duc de Raguse, t. IV, p. il).
5. Baylk Sunt-John, Village Life in Egypt with skelches of the Said, t. I, p. 268. On trouvera dans Maxime Di Camp, le Nil, p. 108, une légende arabe qui prétend expliquer (vers 1849) pourquoi les crocodiles ne peuvent descendre au delà de Shétkh-Abadéh : celle que cite Baylc Saint-John a pour objet de montrer pourquoi ils se maintiennent entre Manfalout et Siout.
6. Mariette, Itinéraire des invités aux fêtes de l'inauguration du canal de Suez, 186Î), p. 175.
7. J'en ai encore vu plusieurs en 1883, étendus sur un banc de sable, à quelques centaines demi-très de la pointe méridionale de l'Ile d'Éléphantine. La même année, les passeurs de la cataracte en avaient pris deux, qu'ils oiïraient vivants encore en vente aux voyageurs.
8. Les oiseaux de l'Egypte moderne ont été décrits par J.-O. Savicny, Système des oiseaux de C Egypte et de la Syrie, dans la Description de l'Egypte, t. XXIII, p. 221 sqq. Rosellini a réuni, sur les planches VII-X1V de ses Monument 1 civili, un assez grand nombre de figures d'oiseaux, copiées dans les tombeaux de Thèbes et de Déni-Hassan (cf. le texte dans le t. I des Monumenti civili, p. 146-190).