‹ Histoire ancienne des peuples de l'Orient classiqueChapitre 167 sur 374 · W. Fl. Pétrie, Medum, p. 18, 20-21, pi. X1X-XX · texte numérisé non relu

W. Fl. Pétrie, Medum, p. 18, 20-21, pi. X1X-XX

2. Maspkro, Études de Mythologie et d Archéologie égyptiennes, t. I, p. 173.

3. Ces mastabas ont été explorés pour la première fois et décrits par Mariette, les Mastabas de V Ancien Empire, p. 468-482, et Monuments divers, pi. XVII-XIX; cf. Villiers-Stiart, y île Gleaningt, et p. 27-39, Egypt afler the War, p. 469-472. ils ont été fouillés de nouveau par W. Fl. Pétrie, Medum, 1892, qui a reproduit soigneusement en couleurs les fragments de la décoration les plus intéressants

4. W. Fl. Pétrie, Medum, p. 17-18. M. Pétrie a donné cette momie, la plus ancienne peut-être de celles qui existent encore, au musée anatomique du Royal Collège of Surgeons de Londres.

5. L'analyse chimique et l'étude technique de ces pâtes colorées ont été faites d'une manière aussi complète que possible par M. Spurrell pour W. Fl. Pétrie, Medum, p. 28-29.

6. M. Pétrie a consacré une étude des plus curieuses aux hiéroglyphes de ces hypogées, et on a reproduit bon nombre sur les planches en couleur qui accompagnent son mémoire (Medum, p. 29-33).

7. Voir la tète de itàhotpou à la p. 347 de cette Histoire, où elle sert de lettrine au présent chapitre.

KHÊOPS, KHEPHREN ET MYKÊRINOS. 3fi3

les voit dans les galeries de Gîzéh telles qu'elles sortirent des mains de l'ouvrier1. Ràhotpou était fils d'un roi, de Snofroui peut-être; malgré sa haute origine, je lui trouve quelque chose d'humble et d'effacé dans la physionomie. Nofrit, au contraire, a grande mine; je ne sais quoi d'impérieux et de résolu est répandu sur toute sa personne, que le sculpteur a exprimé fort habilement. Elle est moulée dans une robe ouverte en pointe sur la poitrine; les épaules, le sein, le ventre, les cuisses se dessinent sous l'étoffe avec une chasteté et une grâce délicate, qu'on ne sent pas toujours dans des œuvres plus modernes. La perruque, serrée au front par un bandeau richement brodé, encadre de ses masses un peu lourdes la figure ferme et grassouillette; l'œil vit, les narines respirent, la bouche sourit et va parler. L'art de l'Egypte a été parfois inspiré aussi bien, il ne l'a jamais été mieux que le jour ou il produisit la statue de Nofrit.

Le culte de Snofroui se perpétua de siècle en siècle. Il traversa, après la chute de l'empire Memphite, ses périodes d'intermittence pendant lesquelles il cessa d'être célébré ou ne le fut uu'irré-

^ ' «irniT, n.i»E ne Mftnoi»*

gulièrement : il reparut une dernière fois sous les

Ptolémées', avant de s'éteindre à tout jamais. Snofroui fut donc probablement un des rois les plus populaires du bon vieux temps, mais son renom, si brillant qu'il demeurât chez les Égyptiens, s'efface pour nous devant celui des Pharaons qui lui succédèrent immédiatement, Khéops. Khéphrèn et Mykérinos. Non qu'au fond nous connaissions mieux leur histoire. Ce que nous savons d'eux se compose de deux ou trois séries de faits, toujours les mêmes, que les monuments nous enseignent sur les Pharaons contemporains. Khnoumou-khoufoui',

1. La découverte de ce» statues a été racontée par I)«mïOs-Paih!, Lettre à il/. G. ilaspero, dans le Recueil de Travaux, t. VIII, p. fiU-73. Elles sont reproduites dans H.mtKirt. MiiiwiiienU divers, pi. «I.

*. Dessin de llnuditr, d'après une photographie d'Emile Bragsrli-Bey. La tête do la statue de Nofrit est reproduite en couleur et de K'nndes dimension» »ur la planche î de cotte Histoire.

3. On a la preuve que son culle a été observé sous la V- dynastie (Mjiiiettp.. les Mastabas de CAurien Empire, p. IDH; cf. peut-être Lr.psns, llenhm., 11. 13Ï), plus tard sous la XII' (Mirietie, Catalogve général des monument! d'Alnjdoit, p, SUS), et en dernier lieu sous le» Ptolémées (Louvre, D 13, et l.inMt, Lettre à ,M. François Satrolînî, p. 111, pi. XXVIII, n° ÎS1).

I. La présence des dcui cartouche» Khoufoui et Khnoumoii-KItOHfoui sur les mêmes monumenls a

364 L'EMPIRE MENPHITE.

qu'on appelait, par abréviation, Khoufouî, le Khéops des Grecs', était probablement le fils de Snofroui*. Il régna vingt-trois ans* et défendit es du Sinai contre les Bédouins : on le railles rocheuses de l'Ouady Magharah, iniers asiatiques, ici devant Ànubis le ot, à la tête d'ibis*. Les dieux profiité et de sa richesse : il restaura le îor à Dendérah', embellit celui de , construisit un sanctuaire en pierre s du Sphinx et y consacra les statues ir, en argent, en bronze, en bois d'Hoîs, de Nephtbys, de Selkit, de Phtah, de Sokhit, d'Osiris, de Thot, d'Hàpis.

Cent autres Pharaons en firent autant ou plus, à qui personne ne songeait un siècle après leur mort, et Khéops se serait perdu dans la même indifférence s'il n'avait forcé l'attention constante de la postérité par l'immensité de son tombeau". Les Égyp-

n-rms j-:\ ii.b.Itbe m. iifor*'. ,. > ■>■ ,, ,, . ., .

tiens de 1 époque thebame en étaient réduits à juger leurs ancêtres des dynasties memphites comme nous le

embarrassé les ËgyptologuCB : I» plupart ont voulu y reconnaître deux mis différents, dont le second ■ eraît, selon M. Hniiinu, ri-lui-lii même qui aurait porté le prénom dp Dadoufri (le Smiphù II il/ ilanéthoii dans le tlec.tie.it de Travaux, t. I, p. 138-13!'). Khnoumou-Khoufoui signifie le dieu Khnon. mou me protège (Mai JU'llkr, llemerkung iiber cinige Kiïnïgtnamen . dans le Recueil, 1. IX, p. ITfi).

I. Khéops osl la forme usuelle, empruntée au récit d'Hérodote {H. cxxiv); Diodore écrit Khembès ou Khnmmès (I, G3), Kratosthéncs Saophis, et Monéthon Soupliis (édit. l'sf.Ea, p. 90, 93).

t. Le conte du Papyrus Westcar parle de Snofroui comme père de Khoufoui (Ebias, Die Mârchen des papyru* Wrttcar, pi. IV, I. lit, pi. VI, I, 10), mais c'est un titre d'honneur qui ne prouve rien. Les quelques documents qu'on a de cette époque donnent l'impression que Khéops était le lils de Snofroui, et. malgré l'hésitation de llouué [Recherche* êiir le* mmiumrnt*, p. 37-38), cette filiation est adoptée parla plupart îles historiens modernes (Ko. Mum, tietchiehtr dei Allen .Hgyptem, p. lui).

3. tl'est le chiffre fourni par le fragment du l'apynu de Turin, selon l'arrangement qui a élé proposé par E. de llougé {Recherche* Dur le* monumrut*. p. 1.',i. note ï). et qui nie parait indiscutable.

1. L.idoiwk, Voyage île F. Arabie, pi. 5, n° i; l.ii'siis, Itenkin.. Il, i b, r; Loin* ne Lavai.. Voyage dan* la piimntule Arabique, Ins. hier., pi. I, n" i, pi. i, n° 1 ; Orduanrr Surrry, Pholographt. t. III, pi. 5, et Account oflhe Survry. p. 17Î. La scène qui accompagnait b est détruite entièrement.

j. DfMiciu.li, llauurkiinde drr Tempelanlagen ion bradera, p. 15 sqq., pi. XVI a-b; Cm us. Sur F antiquité tic Ilcndérn. dans la Zriltchrift, 18.13, p. !)l sqq. j Mahiht*, Dendérah. t. III, pi. LXXVIIli, et Texte, p. Sâ-rdl. Pétrie a trouvé, eu 1801, à (ioptos, des fragments d'édifices au nom de Khéops.

S. NiiiULi, Bubmtim, I, p. 3, 5-6, 10, pi. VIII, XXXII s.

7. Detiin de Roudicr. d'après une photographie d'Emile Ilrugtrh-Bry ; cf. Guidait, le Mutée l-'.ijijplini, pi. XII. T.a statue ne porte aucun cartouche, et ce sont des considérations purement artistique- qui me l'ont fait attribuer à Khéops {Reçue Critique. I8'JI>, t. II, p. -116-11 7); peut-être représeute-1-elle aussi bien Dadoufrf, le successeur de Khéops, ou Shopsiskaf, celui de Nykérinos.

8. Tous les détails relatifs a l'Isis du Sphinx nous sont fournis par une stèle de la tille de Khéops,

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