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5. Dessin de Faucher-Gudin, d'après une statue du Brilish Muséum, dédiée, vers l'an 880 av. J.-C, par le grand prêtre d'Amon Thébain Sheshonqou, plus tard roi d'Egypte sous le nom de Seshonqou II : ce personnage est représenté derrière la jambe du dieu, la peau de panthère sur le dos, et les deux bras levés en signe d'adoration. La statue est mutilée : le bout du nez, la barbe, une partie de la table qu'elle porte ont disparu, mais ont été rétablis par le dessinateur. Les deux petits oiseaux qui pendent, avec le paquet d'épis, auprès des oies, sont des cailles grasses.

6. Le passage le plus significatif à cet égard se trouve dans Maspero, Mémoire sur quelques papyrus du Louvre, p. 09-100, reproduit par Brigstii, Dictionnaire géographique, p. 860-861.

LES FÊTES DU liEBEL SILSILÊH.

l'Egypte « toutes les choses bonnes, douces et pures », dont les hommes et les dieux se nourrissent. Vers le solstice d'été, au moment où l'eau sainte des gouffres de Syène arrivait à Silsiléh, les prêtres de cette localité, quelquefois le souverain régnant ou un de ses fils, sacrifiaient un taureau et des oies, puis lançaient à l'eau un rouleau de papyrus scellé : c'était Tordre écrit de tout faire pour assurer à l'Egypte les bienfaits d'une inondation normale1. Quand Pharaon avait daigné officier lui-même, une stèle, gravée sur les rochers, conservait le souvenir de l'événement8 ; même en son absence, les fêtes du Nil étaient des plus solennelles et des plus gaies qu'il y eût*. Une tradition,* transmise d'âge en âge, faisait dépendre la prospérité ou le malheur de l'année du luxe et de la ferveur avec lesquels on les célébrait; si les fidèles avaient montré la moindre tiédeur, le Nil aurait pu refuser d'obéir à l'édit et de se répandre

abondamment sur les campagnes. Les paysans venus de loin, chacun avec ses provisions, mangeaient en commun pendant plusieurs jours, et s'enivraient brutalement, tout le temps que cette façon de foire durait. Le grand jour

1. Les questions relatives au passage du Nil à Silsiléh ont été traitées par Brit.sch, Mater iaiu pour servir à la reconstruction du calendrier des anciens Égyptiens, p. 37 sqq., et surtout par E. de Hocgk, Sur le nouveau système proposé par M. Brugsch pour V interprétation du calendrier égyptien, dans la Zeitschrift, 1866, p. 3-7. Le souvenir de cet usage a donné probablement naissance à la légende d'après laquelle le calife Omar aurait ordonné par écrit au fleuve de procurer à l'Egypte une inondation favorable (Mocrtam, les Merveilles de l'Egypte, traduction de Pierre Vatticr, p. 165-167).

2. Les stèles officielles connues jusqu'à présent appartiennent à trois Pharaons, Ramsès II (Champollio*, Notices, t. I, p. 641 sqq.. Lkpsius, Denkm., III, 175 a), Minéphtah (Ghampollion, Monuments, pi. CXIV; Rosf.llim. Monum. storici, p. 302-301 et pi. CXX, 1; Lkpsius, Denkm., III, 200 d.\ Brigsch, Hecueil de monuments, t. II, pi. LXXIV, 5-6 et p. 83-81) et Ramsès III (Champollion, Monuments, pi. CIV; Lepsiis, Denkm., 111, 217 d); elles ont été traduites par L. Stern, Die Nilstelc von Gebel- Silsileh, dans la Zeitschrift, 1873, p. 125-135.

3. Les fétes du Nil à l'époque classique ont été décrites par le romancier Hkliouork, AZthiopica, liv. IX, § 9, probablement d'après quelque auteur aujourd'hui perdu du temps des Ptoléinées.

4. La châsse du SU est reproduite d'après un bas-relief du petit temple construit à Philao par Trajan et ses successeurs (Wilkinson, Materia llieroglyphica (Ser. 11), pi, XL1I, fig. 4; Chahpollion, Monuments, pi. XCIII, 1; Roskllini, Monumenti del Culto, pi. XXVII, 3; DCmichen, Geogr. Ins., t. Il, pi. LXXIX). La fenêtre ou la porte en ouvrait sur Blgéh, et, si l'on compare le dessin de l'artiste

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