Ed. Naville, Bubastis, pi. XXXII c-d et p
8. Pline raconte qu'un obélisque fut élevé dans cette ville a Phio, par Phios, qui est Papi Ier (Plise, //. Nat., XXXVI, 8, 67) : il avait emprunté ce renseignement à quelque écrivain alexandrin.
9. DOmichen, Bauurkunde der Tempelanlagen von Dendera, pi. XV, 1. 36-40 et p. 18-19; Mariette, Dendérah, t. III, pi. 71-74, et Texte, p. 54 sqq.; cf. les observations présentées par Chaba$, Sur l'antiquité de Dendérah, dans la Zeitschrift, 1865, p. 92-98.
10. On lit ce titre sur les blocs trouvés à Tanis et à Bubastis; cf. E. de Rolgé, Becherches sur les Monuments, p. 115-116, Naville, Bubastis, pi. XXX, t. I, c-d, p. 5-8, aussi p. 416 de cette Histoire.
11. Ainsi Hâlt-Papi, — la Ferté-Papi% — dans le nome Hermopolitain (Lepsius, Denkm., Il, 112 rf-e).
12. La généalogie de toute cette famille a été établie par E. de Rougé (Becherches sur tes Monuments, p. 129-184), d'après les monuments découverts par Mariette à Abydos. La reine Mirirt-ôokhnas était fille de Khoui et de la dame Nibtt, qui parait avoir été de race royale et avoir apporté à son mari les droits qu'elle possédait à la couronne (E. de Rougé, Becherches sur les Monuments, p. 132, note 1 : cf. p. 274, note 1, de cette Histoire)', elle avait pour frère un certain Zàou (Mariette, Abydos. t. I. pi. 2 a, et Catalogue Général, p. 84, n° 523), le même dont le fils fut prince du Mont-Serpent sous Papi 11 (Maspero, Sur l'inscription de Zàou, dans le Becueil de Travaux, t. XIII, p. 68). Elle eut de Papi I-r deux fils, qui tous les deux succédèrent à leur père, Métésouphis I"r et Papi H.
13. Le nom a été lu successivement Mentcmsaf (Mariette, la Nouvelle Table d' Abydos, p. 16; cf. Bévue Archéologique, 2* série, t. XIII, p. 88), Hourcmsaf (Brugsch, Zwei Pyramiden mit Inschriften, dans la Zeitschrift, 1881, p. 9), Sokarimsaf (Maspero, Guide du Visiteur, p. 347, n° 5150, et peu). La véritable lecture Mihtimsaf, ou plutôt Mihtimsaouf, fut signalée presque en même temps par Lauth {Pyramiden texte, p. 317-318; cf. Sitzungsbcric.hle de l'Académie de Munich, 1881, t. Il) et par Maspero.
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fraîche encore chez eux, pour qu'ils songeassent à profiter de sa minorité et à se remettre en campagne. Ouni d'ailleurs était là, prêt à recommencer les razzias à la moindre alerte : Métésouphis l'avait confirmé dans toutes ses charges et même lui en avait accordé de nouvelles. « Pharaon m'institua gouverneur général de la Haute-Egypte, d'Êléphantine au sud jusqu'à Létopolis au nord, parce que ma sagesse plaisait à Sa Majesté, parce que mon zèle plaisait à Sa Majesté, parce que le cœur de Sa Majesté était content de moi.... Quand je fus en ma place, j'étais au-dessus de tous ses liges, de tous ses mamelouks et de tous ses servants, car jamais dignité pareille n'avait été confiée auparavant à un simple sujet. Je remplis à la satisfaction du roi mon rôle de surintendant du Sud, si bien qu'on m'accorda d'être le second en rang à côté de lui, accomplissant tous les devoirs d'un chef de travaux, jugeant toutes les causes que l'administration royale avait à juger dans le sud de l'Egypte comme second juge, à toute heure fixée à l'administration royale pour rendre jugement dans ce sud de l'Egypte comme second juge1; réglant en tant que gouverneur tout ce qu'il y avait à faire dans ce sud de l'Egypte*. » L'honneur de convoyer les blocs de pierre dure destinés à la pyramide lui revenait de droit : il alla chercher le granit du sarcophage et de son couvercle aux carrières d'Abhaît8 vis-à-vis de Séhel, et l'albâtre de la table d'offrandes dans celles de Hâtnoubou. Le transport de la table présentait des difficultés considérables, car le Nil était bas et la pierre gigantesque : Ouni fabriqua sur place un ponton où la charger, et l'amena promptement à Saqqarah, malgré les bancs de sable dont le fleuve s'obstrue à l'étiage4. 11 ne s'en tint pas là : les Pharaons n'avaient pas encore d'escadre en Nubie, et s'ils en eussent possédé une, l'état du chenal les aurait empêchés de la faire évoluer d'un côté à l'autre de la cataracte. Il demanda du bois d'acacia aux tribus du désert, aux gens d'Iritit, d'Ouaouaît, aux Màziou, mit ses navires en
1. Le premier juge était naturellement le Pharaon lui-même : Ouni dit donc à sa façon qu'il reçut, pour les exercer dans la Haute-Egypte, les pouvoirs d'un vice-roi. Sur le droit dont jouissaient les administrateurs politiques de rendre la justice dans leur circonscription, cf. p. 336 de cette Histoire.