Manéthon, édit. Unger, p
4. Elle compte entre Métésouphis II et Monthotpou Nibkhrôouri de la XI* dynastie dix-huit rois parmi lesquels on ne rencontre point un certain nombre des souverains dont nous aurons à parler.
5. Les fragments du Canon Royal de Turin qui se rapportent à cette époque ont été classés inexactement par Lcpsius (Auswahl der wichtigsten Urkunden, pi. IV, col. V-VI, nl,43, 47, 48, 59, 61). plus régulièrement par Lauth (Manetho und der Turiner Kônigspapyrus, col. IV-V) et surtout par Lieblein (Recherches sur la Chronologie Égyptienne, pi. II, III).
6. Marsham {Canon Chronicus, édit. de Leipzig, 1676, p. 29) déclarait déjà au xvii* siècle qu'il n'éprouvait guère d'hésitation à considérer les Héracléotes comme identiques aux successeurs (2e
LES DERNIÈRES DYNASTIES DE MEMPHIS. Hl
thon auraient été en réalité les chefs d'un peuple barbare d'origine asiatique, ces Maîtres des Sables qu'Ouni avait châtiés si rudement, mais qui auraient envahi le Delta peu après, s'y seraient installés dans Héracléopolis la petite comme dans leur capitale, et auraient dominé de là sur toute la vallée. Ils auraient détruit beaucoup, n'auraient rien édifié; l'état de sauvagerie dans lequel ils auraient plongé les vaincus et se seraient enfoncés eux-mêmes, expliquerait l'absence de monuments qui caractérise leur époque. Cette hypothèse ne s'appuie sur aucune preuve directe; même ce vide monumental dont on a tiré un argument à l'appui de la thèse commence à se combler1. La suite des règnes manque et le détail des révolutions; mais on connaît plusieurs rois, certains faits de leur histoire, et l'on entrevoit la marche générale des événements. La VIIe et la VIIIe dynastie sont Memphites, et les noms seuls en feraient foi, quand nous n'aurions pas à cet égard le témoignage précis de Manéthon : celui qui y revient le plus fréquemment est Nofirkerî, le prénom de Papi II, et un Papi III y figure qui s'intitule Papi-Sonbou pour se distinguer de ses homonymes*. Le peu qu'on disait d'eux sous les Ptolémées, la légende même des soixante-dix Pharaons gouvernant soixante-dix jours, trahit une période de troubles où le pouvoir changea rapidement de main3. De fait, les successeurs de Nitokris au Papyrus royal de Turin ne font guère qu'apparaître sur le trône* : Nofirkerî, un an, un mois, un jour; — Nofirous,
Ménès-Misrafra qui régnèrent sur la Mestrsea, c'est-à-dire sur le Delta seul. L'idée d'une invasion asiatique, analogue à celle des Hyksos, émise par Mariette (Aperçu de l'Histoire d'Egypte, 3e édit., 1874, p. 33-34) et acceptée par Fr. Lenormant (Manuel d'Histoire Ancienne ; 3° éd., t. I, p. 34G-347), a trouvé ses principaux défenseurs en Allemagne. Bunsen (JEgyptens S telle, t. H, p. 264-270) fît des Iléracléopolitains deux dynasties secondaires ayant régné ensemble dans la Basse-Egypte, et originaires d'Héracléopolis dans le Delta : ils auraient été contemporains des derniers Memphites, ainsi que des premiers Thébains. Lepsius (Kœmgsbuch,'p. 21-23) accepta et crut reconnaître chez les Iléracléopolitains du Delta les prédécesseurs des Hyksos, idée qu'Ebers défendit (JEgyplen und die Bûcher Moses, p. 153 sqq.) et que Krall développa en identifiant les envahisseurs inconnus avec les Ilirou-Shâttou (Die Vorlnûfer der Hyksos, dans la Zeilschrift, 1879, p. 34-36, 64-67, Die Composition und die ScUicksale des Mancthonischen Geschichtswerkes, p. 81 sqq., et Noch Einmal die Uerusâ, dans la Zeitschrift, 1880, p. 121-123) : elle a été adoptée par Ed. Mcyer (Geschichte des Al ter l hum s, t. I, p. 105 sqq., et Geschichte des Alten jEgyptens, p. 141 sqq.).
1. A vrai dire, il n'a jamais existé complètement, mais les monuments provenant de cette époque avaient été mal classés. Cf. à ce sujet Maspkro, Quatre Années de fouilles, dans les Mémoires de la Mission du Caire, t. 1, p. 133-238 sqq.; Lieblein, Recherches sur la Chronologie Égyptienne, p. 46-49 A. Baillet, Monuments des Vlll*-X* dynasties, dans le Recueil de Travaux, t. XII, p. 48-53.
2. Us ont été reconnus Memphites par Mariette (la Nouvelle Table d'Abydos, p. 17; cf. Revue Archéologique, 2* Série, t. XIII, p. 90), par Lieblein (Recherches sur la Chronologie, p. 43 sqq.) et par Brugsch (Geschichte Mgyptens, p. 105-106); Lauth (Manetho, p. 213, et Aus AEgyptcns Vorzeit, p. 178 sqq.) propose de les identifier avec les Héracléopolitains, bien qu'on ne retrouve sur cette liste aucun des noms royaux que les monuments nous obligent d'attribuer aux IX* et X* dynasties.
3. L'explication de M. Lauth (Aus Mgyptens Vorzeit, p. 169-170), d'après laquelle Manéthon aurait considéré comme formant une dynastie indépendante les cinq prêtres Memphites qui firent l'interrègne pendant les soixante-dix jours de l'embaumement de Nitokris, est certainement fort ingénieuse, mais elle n'est que cela. La donnée légendaire dont Manéthon s'est inspiré indiquait bien soixante-dix rois successifs ayant régné soixnnte-dix jours à eux tous, un roi par jour.
4. Papyrus de Turin, fragm. 53 et 61, dans Lkpsiis, Auswahl der wichtigsten Urkunden, pi. IV.
m LE PREMIER EMPIRE THEBAIN.
quatre ans, deux mois, un jour ; — Abou, deux ans, un mois, un jour. Chacun d'eux espéra sans doute jouir de son pouvoir souverain plus longtemps que ses prédécesseurs, et, comme l'Ati de la VI" dynastie, ordonna dès son avènement qu'on lui devisât sans tarder une pyramide : aucun n'eut le temps d'achever la bâtisse, ni même de fa pousser assez loin pour que la trace en demeurât. Comme ils n'avaient pas de tombeau qui les rappelât à la postérité, leur souvenir mourut avec la génération qui les avait vu régner. L'autorité royale s'amoindrit à tant changer de main, sa faiblesse favorisa l'accroissement des familles féodales et encouragea leur ambition. Les descendants de ces seigneurs qui se creusaient de si beaux hypogées sous Papi 1er et sous Papi II ne supportèrent plus que nominalement la suprématie du suzerain officiel ; plusieurs comptaient des princesses du sang parmi leurs grand'mères et possédaient ou croyaient posséder des droits égaux à ceux de la branche régnante. Memphis déchut, s'appauvrit, se dépeupla. On n'y construisit plus ces immenses mastabas en pierre où la richesse de ses habitants s'étalait avec orgueil, mais des mastabas en briques où la décoration se concentra presque entière dans une niche étroite, autour du cercueil. Bientôt même, on renonça aux mastabas, et la ville n'eut plus que des cimetières mesquins semblables à ceux des moindres cités provinciales. Le centre de gravité de l'Egypte, qui avait si longtemps pesé sur elle, se déplaça, descendit au sud et s'arrêta vers la Grande Héracléopolis.
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t£iaJ deux aunaâ&ed.' it C/vélacuotroutt.' et. la douzièmes aunaâfie. sAa conauèfe' de' l L>fniopie> se l achèvement, deS la CyrandeS Oaupie.' *>«/■-* ledJ roùt.' ÙAeoain
J.a jmncùraufe' il ^/beradèotnilidJ : ^/zÂMnoèdJ-^/lniti et. lett.> dunaôii&O ncrac/cop0ufaùu!sL.\ - Ôtu>rema/ic-> denJ ^uinddJ oatennJ : lea.' ^orteref*ed.> feoaalettS, Ol-^Slalet. t-HoiiaoïtS; /a aurrre ' yeraè/iielle.' et. UdJarmeocJ. - Ci'/llmencemenf/tS des la princùniu/è tne'&aiite' : lu ôaro/iaieJ de' C'iottt., et. ùitS UtfteitJ dcJ Jesc ' àeianenrrt.' conireJ leaJ ùneoainrtJ. • ^ierc ' roi/cJ des la onzièmes dunajties et. leumJ co/ufluc/ionitJ : lot. ' StùramiaeitJ en OriaueS <i \sZoudOdJ et. deJ bneoetc> et. la oaréarieS au /premier-' art. C'AeOni/i.
*J.a douzième' tlu/ta.>fie ' : S/ZmeitemÂttit. , / ", Jtin avestemenj,, aedJ lulteitJ; il afiocie' au. inl/ie'Jon /tùtS Clujiriaje/t • /', et. le' firinci^e > de ' la/6t>cia/io/i frte'oatit. lyirèdJ lui e/iez jett* jucce/Setint-'. • G/a*. deitS relatt'oiidJ avec leirJ ftcajHedJ d^4lôie' : le*.' J~amoit en L'atiffe' et- leaJ Ùgtffrfiend-' chez ledJ- •Mèt/ouinjc' ',- lea.> J~U.veittitred? des ë'irtouliit-. - ^lectJ ètaùlif>eniesi/it •la VÙtiti .- teS Airlvut. el-C'là''d<'" "- ■>" cAtyiel/eS li ' isZ\i/Aor-'.
e£n jw/ùifue ' â/ruptien/ie ' danttJ le' ôa/iui du JÙi. - <£a Jtuéie' nj>inu/ce.' tut reàltJ ae.' t Oifffitc' : lea.' /nivaux flatJ MAaraonic', ùd' nune/c' a or-' et. la ciltuteue' ae.' l'teuôàn. - CAyani>tx/ion ae' ut Jerense' attlour-' aeJ la ieconde' calarxtcte' ; le/t-' lieux /orte/WseaJ et. loùjetvatoire' -flueial rite.» Oettuien. - ■ /Îoum t Attnulièe.' et. aejtJ freturleitJ ; le/tJ quem/t.' en/reprtJed.' con/re ' eue' et. teuntJ re.il/ffalrt.' ,■ lanJ mùiejt.' tt or-'. • ^Ce^cJ expèdiliotutJ au .M'Utuiù., et. lettJ /utv£aa/t'o/ui.>/eS tvnp detc.' Celte*!.? dcJ la mer- '^Jlouije-' .• IcJ Civile' dit Jtau/raaè.
**.ercJ travaux frttolict.' et. lea.' conôtructiont.' nouveuett^'. - via restauration dettJ lenyieit.' au, *J)elta ; Vanitt ' et- lejt-' àpltinx au troiâiènteJ ^/tmenemfiàll., UGttùaJle.' t/beZuyx/lucJ et. te.' tetiyte' dCAuirlajen L/T - ^leit.' aaranaïj/Semen/ic' t/eJ Vftèbttr.' et. il \ fibudort.'. - ^/Ùèracle'tyjoliic.' et. leJ ^J'aaoum ; Uit> monumetitic ' aeJ iJOegiq et, de' ^/Sianmoti, lenJ enanuirt ' et- lerc> eaux ait J/ityottm, frrtditectioti. dex.' ^Mutraonn.' frvar-' 'celle' province'. - ^ien.' iritramùéexJ uy a/ed-' de' Wo/ij/uhu*) ae.'^ùsÂt.. a'.MfaAoun et. de w'sZ'aiimrtr.
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