‹ Histoire ancienne des peuples de l'Orient classiqueChapitre 237 sur 374 · La aircric d 'Aphroditopolis Parva, Zohoui, i · texte numérisé non relu

La aircric d 'Aphroditopolis Parva, Zohoui, i

;nt du temps d'Aincnfnihàll III elle •■»' consacrée à la m «IRTTI, Catalogue Centrât, p 19*. n" 687) tait actuellement t|uc deux des membre» de la iljna-lii- ununlli- de- Siout, Hapiiaouli 1", contemporain d'Oiisirla»cii I", cl Hapi'aunlî II. dont le- lomlies. ; Gmffitb, The Inscriptions of Siût and Dêr-lufrh. pi IX. \X, renferment des leur* r

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LES PRINCES DE MONÀlT-KHOUFOUl. 523

partie de la prépondérance que leurs voisins de Siout avaient perdue. Les Hermopoli tains dataient au moins de la VIe dynastie, et ils avaient traversé sans encombre les temps de guerres1 qui suivirent la mort de Papi II. Une de leurs branches possédait le nome du Lièvre, tandis qu'une autre commandait à celui de la Gazelle*. Les seigneurs du Lièvre se rallièrent à la cause thébaine et comptèrent parmi les vassaux les plus fidèles aux souverains du Midi : l'un d'eux, Thothotpou, se fit ériger dans sa bonne ville d'Hermopolis une statue digne d'un Pharaon3, et leurs hypogées de Bershéh témoignent de leur puissance autant que de leur goût pour les arts4. Pendant les troubles qui mirent fin à la XIe dynastie, un certain Khnoumhotpou, qui se rattachait on ne sait comment aux sires de la Gazelle, entra au service thébain et accompagna Amenemhâît 1er dans ses campagnes de Nubie. Il obtint en récompense de sa fidélité Monâit-Khoufoui et le canton de Khouît-Horou, — V Horizon d'Horus, — à l'orient du Nil5. Lorsque la partie occidentale lui accrut, il confia le gouvernement de celle qu'il quittait à son fils aîné, Nakhîti Ier, puis, Nakhîti étant mort sans postérité, Ousirtasen Ier voulut bien accorder à la sœur du défunt, Biqit, la qualité et les prérogatives d'une princesse héritière. Biqît épousa Nouhri, qui était des princes d'Hermopolis, lui apporta en dot le fief de la Gazelle, et doubla ainsi la fortune de la maison. L'aîné des enfants qui naquirent de leur union, Khnoumhotpou H, fut nommé tout jeune gouverneur de Monâît-Khoufoui, et ce titre paraît avoir été dans l'espèce l'apanage du successeur désigné, comme celui de Prince de Kaoushou fut plus tard la propriété de l'héritier au trône, à partir de la XIXe dynastie. Le mariage de Khnoumhotpou II avec la jeune Khîti, dame héréditaire du Chacal, le rendit maître de l'une des provinces les plus fertiles de l'Egypte moyenne. La puissance de la maison se confirma encore sous Nakhîti II, fils de Khnoumhotpou II et de Khîti : Nakhîti, prince du Chacal des droits de sa mère, sire de la Gazelle après la mort de son père, reçut d'Ousirtasen II l'adminis-

Dér-Htfeh, pi. XVI, 1 : elle appartient à la XII" dynastie, ainsi que plusieurs autres tombes inédites de la même localité.

1. Du moins les princes hermopolitains de la XII° dynastie affirmaient que ceux de la VI* étaient leurs ancêtres directs (Maspero, la Grande Inscription de Béni-Hassan, dans le Recueil de Travaux, t. I, p. 178-179), et les traitaient en conséquence dans leurs inscriptions (Lepsius, Denkm., II, 112, a-e). Thothotpou avait fait restaurer leurs tombes comme celles de ses pères.

2. Maspero, la Grande Inscription de Beni-Hassan, dans le Recueil de Travaux, t. I, p. 177-178.

3. Voir, p. 333 de cette Histoire, la vignette qui montre le transport de ce colosse.

4. Les tombes de Bershéh ont été décrites par Nestor Lhote, Lettres écrites d'Egypte, p. -46-52, reproduites partiellement par Prisse d'Avennes, Monuments, pi. XV, p. 3, et par Lepsius, Denkm., H, 131-135. La principale d'entre elles, qui appartenait à Thothotpou, a été fort mutilée, il y a quelques années, par les marchands d'antiquités et par les touristes

5. Newberry. Beni-Hasan, t. I, pi. XLIV, I. 4-7 et p. 84; cf. p. 40-4 de cette Histoire.

t ration de quinze des nomes du Midi, depuis Aphroditopolis jusqu'à Thèbes1. Ce que nous savons de son histoire s'arrête là, mais il est probable que ses descendants se maintinrent au même point pendant plusieurs générations. La carrière de ces personnages se réglait sur celle des Pharaons, leurs contemporains : ils allaient à la guerre avec leurs troupes, et du butin qu'ils ramassaient ils construisaient des temples ou se bâtissaient des tombeaux. Ceux des princes de la Gazelle sont disséminés sur la rive droite du Nil, et les plus anciens font vis-à-vis à Miniéh. C'est à Zaouiét el-Maiêtîn et à Rom el-Ahmar, presque en face d'Hibonou, leur capitale, qu'on trouve les hypogées de ceux d'entre eux qui vivaient sous la VIe dynastie. L'usage de conduire les morts au delà du Nil existait depuis des sjècles, au moment où ils se creusèrent leurs caveaux dans la montagne orientale; il persiste de nos jours, et une partie du peuple de Miniéh se fait enterrer, d'année en année, aux lieux même où ses ancêtres lointains choisirent le site de leurs maisons éternelles. Le cimetière dort en plein sable, au pied des collines : un bois de palmiers le cache à demi, comme un rideau tendu le long de la rivière, un couvent copte et quelques santons rallient autour d'eux les tombes de leurs fidèles, musulmans ou chrétiens. Les syringes de la XIIe dynastie se succèdent -en une seule ligne irrégulière dans les rochers de Béni-Hassan, et le voyageur qui navigue sur le Nil voit longtemps leurs portes s'ouvrir et se refermer devant lui, à mesure qu'il remonte ou descend le courant. On y pénètre par une sorte de baie rectangulaire, plus ou moins haute, plus ou moins étroite selon l'importance de la chapelle. Deux seulement, ceux d'Àmoni- Amenemhâit et de Khoumhotpou II, ont un portique extérieur dont tous les membres, piliers, bases, entablements, sont réservés dans la roche vive : les colonnes polygonales dont il se compose prennent un faux air de dorique primitif. Des rampes droites ou des escaliers semblables à ceux d'Eléphantine menaient jadis de la plaine au palier*. 11 n'en subsiste plus aujourd'hui que les traces, et le visiteur gravit de son mieux la pente sablonneuse : où qu'il entre, les parois étalent à ses yeux de vastes panneaux d'inscriptions, des scènes civiles ou funéraires, des tableaux militaires et historiques. Ce ne sont point des sculptures comme aux mastabas memphites, mais des fresques peintes

1. L'histoire de la principauté du Lièvre et celle de la principauté de la Gazelle ont été rétablies par Maspkro, la Grande Imcription de Béni-H autan (dans le Recueil de Travaux, t. I, p. 169-181), dont il faut rectifier en partie les résultats au moyen des documents nouveaux publiés par Newrehry. Béni- H a s an, t. 1 et II, et mis en œuvre par Griffith, dans Newbkrry. Ben i- H a sa n, t. Il, p. 5-16.

S. ItosELLiNi, Monumenti Civili. t. I, p. 63-64; cf., p. -430-431 de cette Histoire, la description de ces tombes d'Kléphantinc et la vignette qui en montre l'aspect extérieur.

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sur la pierre même. L'habileté technique ne s'y révèle pas moindre qu'autrefois, et la conception de l'ensemble n'a pas changé depuis le temps des rois constructeurs de pyramides, tl s'agit toujours d'assurer au double la richesse dans l'autre monde, et de lui conserver parmi les mânes le rang qu'il occupait parmi les vivants : les semailles, la récolte; l'élevage des bestiaux, l'exercice des métiers, la préparation et l'apport des offrandes sont donc représentés

aussi complètement que jadis. Mais un élément nouveau se joint aux motifs anciens. Un sait, et l'expérience du passé est là pour l'enseigner, que les précautions prises avec le plus de soin et les conventions observées avec le plus de conscience ne suffisent pas à perpétuer le culte des ancêtres. Le jour viendra forcément où non seulement la postérité de Khnoumhotpou, mais la masse des indifférents et des curieux visitera son tombeau : il veut qu'elle connaisse sa généalogie, ses vertus d'administrateur et d'homme privé, ses actions d'éclat, ses titre» et ses dignités de cour, l'immensité de ses richesses, et, afin qu'elle ne puisse rien en ignorer, il raconte ce qu'il a fait ou il le figure sur la muraille. Il résume l'histoire de sa famille en un long discours de deux cent vingt-deux lignes, et il y introduit des extraits de ses archives, pour mon-

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