‹ Histoire ancienne des peuples de l'Orient classiqueChapitre 247 sur 374 · Le Kentritès de Xénophon (Anabase, IV · texte numérisé non relu

Le Kentritès de Xénophon (Anabase, IV

6. Le Zab supérieur, Lycos des Grecs, est en assyrien Zabou flou; l'inférieur, le Kapros, est le Zabou Shoupalou. Le nom de Zabatos se trouve dans Hérodote (V, lu), appliqué aux deux rivières (Kiepert, Lehrbuch der Alten Géographie, p. 136, note 3).

7. Radânou des Assyriens, Physcos de Xénophon (Anabase, II, 4, 25) : le nom subsiste encore dans celui d'un des bourgs que cette rivière arrose, Ràdhân (Fa. Drlitzsch, Wo lag das Paradies? p. 185).

8. En assyrien, Tournât, le Tornadotus de Pline (//. Nat.t VI, 132), déjà nommé A ici), a; par les géographes grecs (Kiepert, Lehrbuch der Alten Géographie, p. 137, note 4).

9. Chesney, The Expédition ofthe Survey of the rirers Euphrates and Tigris, t. I, p. 44-45; c'est à Samosate que l'empereur Julien avait fait construire une partie de la flotte qu'il emmena dans son expédition malheureuse contre les Perses. Le Tigre est navigable depuis Diarbéklr, pendant toute la saison des hautes eaux (Loftis, Traveh and liesearches in Chaldsea and Susiana, p. 3).

.1*0 LA GHALDËE PRIMITIVE.

point là, pour les régions qu'elle recouvre, la même importance que celle du Nil pour l'Egypte. Elle leur nuit plus qu'elle ne leur sert, et les riverains ont toujours travaillé à se défendre contre elle et à la détourner, plutôt qu'à lui faciliter l'accès de leurs champs ; elle est pour eux le mal nécessaire auquel ils se résignent, mais dont ils tâchent d'atténuer les effets1.

Les premiers peuples qui colonisèrent ce pays de rivières, les premiers du moins dont on retrouve la trace, paraissent avoir appartenu à des types très différents. Les principaux étaient des Sémites et parlaient un dialecte voisin de l'Àraméen, de l'Hébreu et du Phénicien. On a cru longtemps qu'ils descendaient du nord, et on nous les a montrés cantonnés d'abord en Arménie, au voisinage de l'Ararat, ou sur le cours moyen du Tigre, au pied des monts Gordiéens1. On a proposé récemment de chercher leur lieu d'origine dans l'Arabie méridionale, et cette opinion gagne du terrain parmi les' savants'. Les monuments nous font connaître à côté d'eux des populations d'un caractère mal défini, qu'on a voulu apparenter sans trop de succès à celles de l'Oural et de l'Altaï*, et auxquelles on prête aujourd'hui par simple provision le nom de Sumériens5. Elles venaient, à ce qu'il semble, de quelque contrée septentrionale ; même elles avaient apporté de leur patrie première le système curieux d'écriture qui, modifié, transformé, adopté par dix nations diverses, nous a conservé ce que nous savons sur la plupart des

1. Le voyageur Olivier l'a constaté et dit en propres termes : • Les terres y sont un peu moins fertiles [qu'en Egypte], parce qu'elles ne reçoivent pas le limon des fleuves avec la même régularité que celles du Delta. Il faut nécessairement les arroser pour qu'elles produisent, et les garantir avec soin des inondations, qui sont ici dévastatrices, parce qu'elles sont trop subites et trop irrégulières » ( Voyage dans l'Empire Othoman, i Egypte et la Perse, An 12, t. II, p. 423).

4. C'est l'opinion exprimée par Renan (Histoire générale des langues sémitiques, t* édit., p. 29), chez qui l'on trouvera l'indication des auteurs qui se sont prononcés en ce sens : depuis Renan, J. Guidi (Délia Sede primitiva dei Popoli Semitici, dans les Memorie délia H. Accademia dei Lincei% $• III, t. III), Fr. Lenormant (les Origines de V Histoire, t. Il, p. 196), Hommcl (la Patrie originaire des Sémites, dans les Atti dei IV Congresso Intemazionale degli Orientalisti, p. 217-218, Die Namen der Sàugethiere, p. 496 sqq., Die Semitischen Vôlker und Sprachen, p. 7, 11-12, 59-63, 95 sqq.,) ont pris parti résolument pour l'origine septentrionale des Sémites.

3. Sayce, Assyrian Grammar for comparative purposes. Inédit., p. 13; Sprexaer, Leben und Lehre des Muhammad, t. I, p. 241 sqq., et Al te Géographie Arabiens, p. 293-295, surtout la note de ta p. 29»; E. Schraper, die Abstammung der Chaldseer und die Vrsitze der Semiten, dans la Zeits. der D. M. Gesellschaft, t. XXVII, p. 397 sqq. ; Tiele, Baby Ionise h- Assyrische Geschichle, p. 106-107.

4. Fr. Lenormant a défendu cette hypothèse avec ardeur dans la plupart de ses ouvrages : elle est longuement présentée dans son volume sur la Langue primitive de la Chaldée. Hommel maintient encore et essaie de démontrer scientifiquement la parenté de la langue non sémitique avec le turc {Geschichle Babyloniens und Assyriens, p. 125, 244 sqq.).

5. Le nom d'Accadien, proposé par H. Rawlinson et par Hincks, adopté par Sayce, paraît l'avoir cédé à celui de Sumérien qu'Oppert a mis en avant. L'existence du Sumérien ou Suméro-Accadien a été contestée par Halévy dans plusieurs mémoires considérables : Recherches critiques sur l'Origine de la Civilisation Babylonienne, in-8, 1876 (Extrait du Journal Asiatique, 1874-1876); Étude sur les documents philologiques assyriens, 1878, les Nouvelles Inscriptions chaldéennes et la question de Sumer et d'Accad, 1882, Observations sur les noms de nombre sumériens, 1883 (articles réuni» dans les Mélanges de Critique et d'Histoire relatifs aux peuples sémitiques, in-8, Paris, 1884); Documents religieux de V Assyrie et de la Babylonie (in-8, Paris, 1883); Aperçu Grammatical de VAllographie Assyro-Babylonienne (dans les Actes du 0"** Congrès International des Orientalistes, t. I, p. 535-

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