LE COSTUME. S
toile blanche remplacèrent le vêtement en cuir'. Attaché à la taille, mais assez bas pour laisser le nombril à découvert, le pagne tombait souvent jus- " ou : souvent aussi la partie postérieure, e entre les jambes, venait s ivsint sur la ceinture, de ma:
limuler un caleçon *. La qu animal et la peau de fauve furent plus désormais qu' insigne d'autorité dont les pi très et les princes se décor rent aux jours de fête et < cérémonies religieuses". Cet sorte de pelisse quelquefc se posait négligemment s l'épaule gauche et flottait ai mouvements du corps, qut quefois s'ajustait minutieuser épaule sous l'autre, de mani tement accuser la saillie ilt poitrine. La tête de la n>nnui mim w hiud iuiue bête, préparée avec soin ntn% mctait la mv »
mi.ke ej animée de grands yeux " ™AV"S ni " mit»»* .
en émail, reposait sur l'épaule ou descendait sur le ventre du personnage; les pattes, garnies de leurs griffes, lui battaient la cuisse et les reins; les mouchetures étaient taillées de manière à simuler des étoiles à cinq brandies. On endossait sur le tout, au moment de sortir, une grande couverture unie
chez l'artisan au travail (I.h^ii-, Driikm., II, 1. S, 14, 4:(. 41, i.:i, 48, 3S. 10. etc.).
t. La première forme est figurée souvent dans Lersiis, Dcnkm., Il, p. 1, B. 44, 4,'l, Si, 43, etc.; b seconde dans Winnsoi, Marinera and Cuifomt, t' cil., t. Il, p. 3*4. Cf. 1rs deux statues p. 47 et 4*.
3. L'usage de s'attacher une queue en paille, en filasse ou en crin cuistc encore aujourd'hui chex beaucoup de tribus du llaut-Sil (fii.istt lUo.r*. Géographie nuire ml le, t. IX, p. 1411, 18S, 16,'i. 17;;, II», etc.). Lus queues d'apparat eu Éeyple simulaient la queue de chacal, et non, comme on dit, une i| ne ne de lion. Kl le» se r< imposaient d'une partie souple, en cuir ou en crin tressé à Innliriiiire. avec une partie ridule en bois : le musée de Marseille possède un de ces appendices de dois (Misphiii, Catalogue du ttutie. Egyptien, p. Il*, n- 470). Klles faisaient partie du costume du mort, et l'on en trouve de deux cs|>éces dans sa earile-rolie |Vrscoyii, Moamuriili Egiiiani delta raeeolla del Siipior llemetrio l'apandriopulo, ni. VI: Lf.Kit.s. .Klteite. Texte, pi. T. 37; M utrKito, Tro» Années de fouille», dans le* Mémoire» de. la mi»»ion du Caire, t. I. p. 417, 4*3, i33).
4. Maine eu (wii du mutée de Giiéh {IV' dunnttir), drtrin de h'aurher-Gudhi, d'après une phnlngraphie de. Héchard. — Cf. Mimuti:. Album du Mutée de Boulag, pi. 411, et Natter, tirs prùtripuu* moaumeal». 4' cdil., p. 43Ï, n* 1711; Htsrtiio. Guide du r'iiileur. p. 4111, n- UHIB.
",. Statue du i' prophète d'Aman Aa-nen. à Turin (XVIII' dyiiaxtié . ileitîn de r'aucher-Hiulin.
ou velue, analogue à celle dont les Nubiens et dont les Abyssins s'envelop-
"""*' "--"-" aujourd'hui, et qui pouvait se draper de
nières, transversalement sur l'épaule gau-
ie le châle à franges des Ohaldéens, ou
> sur les deux épaules en guise de man-
" était un manteau en effet, dont on s'abri-
u soleil ou de la pluie, du chaud ou du
1; jamais on ne songea, comme plus
l la toge romaine, à le transformer en un
tement de luxe et d'apparat, dont l'aro-
deur assurait la gravité du maintien, et
dont les plis soigneusement arrangés à
l'avance se répart issaient autour du
corps avec une grâce étudiée. On le
dépouillait dès qu'on cessait d'en avoir
besoin, et on le pliait. L'étoffe, fine et
souple, se serrait aisément et se rédui-
roanuMAGE muant dm» le onsii lAxtEK '. sait à ne former plus qu'un rouleau long,
mince, qu'on attachait par les deux
bouts et qu'on passait en bandoulière en travers du buste, comme chez nous
un manteau de cavalier'. Les voyageurs, les bergers, tous les gens que
représenté sur le» monuments, (luire les deux slalnes reproduites plus haut, je pourrais citer celles d'Ouahihrl cl Je Tholnolir :■ il Louvre (K. nt ItornE, Kotia des Monuments de la Galerie égyptienne, IKlt, n- Sa el 31. |i. 3i, *i). puis la dame Hofrlt nu musée de Gitvh (Maspero, Guide du visiteur, n' IUSII, p. «Il- Thnlhotpim porte ce manteau dans son tombeau (Li;»sii>, tienkm.. II. 131c), plusieurs Finplnvé* de K h non m ho t pou et Khnoumholpou lui-même l'ont à Béni-Hassan (I.Ersiis, Itriikm.. II. Itli. I ~i7>, ainsi qu'un des primes d'rllépliiiiitiiie dans tes lombes récemment découvertes, et liiNjiu-nup «"Égyptiens de toute Musse dinis les hipogéc* llicliains (cf. un bon exemple au tombes» de llaruihahi, C*aiii-um.i<is, Uonumrult de. VKgyfilr, pi. U.VI.Ï-, H.i-ki.i.im. Monument! C.irili, pl.CVVl, I : UcjimiM, le Tombeau de thtrmhiibi, dans les Mémoires de la Million du Caire, I. V, pi. III). S'il n'est pas plus souvent ligure, c'est, en premier lieu, que tes artistes éi;v]Uiei!s éprouvèrent des difficultés réelles à en rendre les plis et la dra|ierie, si rudimentaire fùl-elle à cote de l'appareil compliqué des loues romaines; e'esl ensuite que les talileauv représentent ordinairement soit des scènes d'intérieur, soil les travail* des champs ou îles mi-tiers divers, soit îles épisodes de guerre ou des cérémonies du culte, où le uiniiteau n'avait que faire. Chaque homme du peuple égyptien possédai! pourtant le sien qui lui servait dans l'usage île la vie journalière.
t. Statue de Khili au mutée de tli-.éh (Xll'rt Xlll'dynastiei), destin de Fmtelier-Cudin-, cf. Jf.Mtm. Xntire tira priiirifiauj: monument'. ■(■ cd , p IKK. w ICI. Cntiilngue général ilri Monmnenlt il' Abydiis, p. (îli. ii'.ltil, et Album photographique du musée de Moulai/, pi. XXV. Klle provient d'Abydos.
3. Les exemples du manteau ainsi porté sont nombreux, bien qu'on ne les ail guère relevés; la plupart des dessinaleiirs, ignorant eu qu'ils avaient à représenter, l'ont interprété d'une façon peu exacte. Voici quelques rus pris au hasard : l'api I", en guerre moire les nomades du Sinal, a le niiiiile.nl. mais avec les deux bouts passés dans la ceinture du pagne (I.f.psius. Denkm.. Il, II»; a): à Zaoniél el-Maiétln. klinnnas rliassant les oiseaux au l.oumérang en l>ari|ue. l'a également, mais simpleuieul posé sur l'épaule gauche, les deux exlréniilés li lires el ll'il Imites (.>/., M. UNI a), klmoumliolpou de Heni-llassaii (id.. 11. 13(1), des Khrihabi {id.. Illl b). des surveillants {id., HKi b. 1 111 o, etc.) ou