‹ Histoire ancienne des peuples de l'Orient classiqueChapitre 27 sur 374 · LE COSTUME · texte numérisé non relu

LE COSTUME

leurs occupations appelaient aux champs, l'emportaient en paquet au bout de leur bâton; arrivés au lieu de leurs travaux dans un coin avec leurs provisions jusqu'au m servir'. Les femmes se contentaient d'abord identique à celui des hommes* : il s'élargit, s descendit jusqu'à la cheville, remonta jusqu' sous des seins, et se métamorphosa en un fo presque collant au corps, qu'une paire de band vauchant les épaules en guise de bretelles ei de glisser1. La chaussure n'était pas d'usagi nalier; à l'occasion pourtant on paraît de s: en gros cuir, en paille tressée, en joncs déc ou même en bois peint, ces beaux pieds ég; que nous voudrions peut-être un peu moins Hommes et femmes aimaient les bijoux et si geaient le cou, la poitrine, le haut des br poignets, la cheville, de colliers et de brac plusieurs rangs. C'étaient des files decoquilla^ forés1 mêlés à des graines, à de petits cailloux brillants ou de forme bizarre. On substitua par la suite des imitations en terre

cuite aux coquilles naturelles et des pierres amen m imt fc'""^"- :

précieuses aux cailloux ainsi que des perles d'émail, les unes rondes, les autres allongées en poires ou en cylindres7 :

ldi-l plisse sur les deu» épaules («/., i:ll li.J). Si l'un ohjei'Liit les ilimciisi.inH e\inuos auxquelles la pièce d'étoffe où ji! reconnais le manteau l'^yfilivn es! réduite (Lins l.i plupart de ces représentations, je rappellerais le petit volume qu'occupe l'énorme manteau de nus cavaliers lorsqu'il est liien |>:iqiieté et passé en sautoir.

t. WiLXimON, Hannert and Cutlomt, ï* éd., t. 11. p. 11)11, n° 360, et p. 3!>1, n- lliii. où l'on mil doux manteaux roulés et déposés dans un champ, tandis que les ouvriers piorhent .< cil té. l'n porclter, qui porte s/m manteau on paquet au bout de son hiton. est reproduit à la pa«o fil du présent ouvrage.

ï. On rencontre encore, dans les scènes de récolle de l'Ancicn-Empiic. des finîmes velues du partie troussé en caleçon, afin de pouvoir travailler plus à l'aise (I.Krsurs. Dcnkm.. H).

3. Lepsius, Deakm., Il, 5. R e, 11, 1.1, 19, 40, il, lu. il, 57, 3H, etc.

i. Les sandales figurent aussi do tout temps parmi les objets qui complètent la garde-robe du morl [VistosTi, Monumenli Egiziani, pi. VII; I.ekics. Ailleile Texte, pi. XI, p. XLII1 ; Xmpuui, Trait Année» de fouilla, dans les Mémoire* de ta Million franeaife, t. I, p. 21N, «K, «7).

5. Le* nécropoles d'Abvdos, surtout celles des époque* les plus .lucicuncs. nous ont rendu par millier» des coquillages percés et enfilés eu colliers: ils appartiennent tous ii l'espèce des canrics employées comme monnaie dans l'Afrique de nos jours (MmiKiit, ta Galerie de l'Egypte ancienne ù Vexpotilion rétraipeelice du Trnrailéru, p. Mï: .YIisrfcHo, Guide du risiteiir. p. Ï7I, n- il, lu).

fi. Detëin de Fmicher~Gudiu, d'âpre! une det fîleutet de CEipotititm viiirerxellc de 1XN9. Kilo avait oie restituée d'après les peintures du tombes u de Khnoumhotpoii, à Béni-Hassan.

ï. Les colliers de graines ont élé trouvés dans les nécropoles d'Abvdos, de Thèbes et du Génélélu. Schweinfurth y a reconnu, entre autres espèces, la Cania abtui L , • une mauvaise herbe du Soudan,

plusieurs plaquettes en bois, en os, en ivoire, en faïence, en terre colorée, "™*ô°" de trous où passer les fils, maintel'écart entre les rangs et fixaient les tés du collier1. Les armes étaient, ns chez les nobles, le complément ;nsable de la parure. La plupart séria lutte corps à corps, bâtons, massues, lances garnies d'un os aiguisé ou d'une pointe de pierre", haches en silex*, sabres et casse-tête en os et en bois de façons variées, pointus ou arrondis du bout, à lame mousse ou tranchante, assez inoffensifs en apparence, mais qui, brandis par une main vigoureuse, brisaient un bras, défonçaient une poitrine, fracassaient un crâne avec toute la précision désirable5. L'arc simple ou à triple courbure était l'arme favorite pour l'attaque à distance', mais on y joignait la fronde, la javeline et un

dont In* graines se vendent sous lu nom de chichm au bazar des droguistes. au Caire H à Alexandrie, comme remède <i pli ta Unique très apprécié, des indigènes • {le* Dernière* Dért.ut-e'i't botanique* dans les anciens tombeaui de l'Egypte, dada le Bulletin de VlnUitul égyptien. S- sir , t. VI, p 1S1) l'ourles colliers de cailloux, cf. Maspubo, Guide du t'itileur, p. «0-Î71, o* iti'J. ti iun grand nombre de ce;- caillou*, ceux surtout qui présentent dus formes bizarres ou un méhuge de cou'cjm extraordinaires, ont dû être considérés comme des amulettes ou des Tétiches par leurs propriétaire! égyptien*! (les ces analogues, fhfli d'antres peuples, ont été signâtes par En. Tui*. la l'.irilitation priuiiliec, t. If, p. 1RS sqq., 41)3 sqq,). l'our les imitations en terre émailléc hleuc. des cauries cl des coquillages, cT Maspkbi), Guide du visiteur, p. 171, n* 4130, p- 176. n° 4160; elles sont nombreuses à Abjdos, a coté des caurics naturelles.

I. La naturu lie ces petites plaques a été méconnue par la plupart des savants : on les a laissées do cité, rumine objets d'image douteux, ou on les a mal décrites dans les catalogue* de nos musées.

1. Le nom N.ialT île la lance ou de la javeline est déjà mentionné dans les plus anciennes Formules des pyramides (Pipi l", 1. 4ii, dans le Recueil lie Travaux, t. V I, p. 105). La mablt, lance nu javeline, élail armée de pointes en silex, en os, en métal, analogues à celles des flèches (Cinis, Etude* sur l'antiquité historique, 1° éd., p. 3RÎ sqq., SOS).

3. On trouve dans divers musées, notamment à Leyde, des haches égyptiennes en pierre, notamment en serpentine, brûles et polies (Cuisis, Etude* iBf l'antiquité historique, f éd., p. 3H1-3K2).

4. Deitin de Fitncher-Gudiii d'après un portrait du Pharaon Seli I" de la XIX' dynastie (IIosellim. Monument! sloriri, pi. ¥, IX) : le bas du collier a été complété.

ï. Le cassc-téle primitif pamtt avoir été un os d'animal, comme le prouve la figure de l'objet que le signe V— > tient à la main (M.ispebo, Note* au jour le jour. Jj j, dans les l'roccedings de la Société d'Archéologie biblique, 1KM-IS9I, t. XIII, p. 310-311): l'hiéroglyphe ML t—» qui sert à déterminer dans l'écriture toutes les idées de violence et de force brutale, remonte au temps où

li. Sur les deux formes principales de l'arc, cf. l.trsu s, Uer ItiM/en in der Ilîeroglyphik {ZeîUchri/1. I»7i, |). 70-8R). fiés les temps les plus anciens, le signe fjft montre le soldat arme de l'arc et du paquet de flèches ; le cari] unis, d'origine asiatique, ne fut ail opte qu'a.seï la ni i M is|. khi., Piolet au jour le jour, g IS, dans les Proeeetling* de la Société d'Archéologie biblique, l8.M-]«!ri, t. XIV. p. 184- 1R7). rians les textes contemporains des première» dynasties., l'idée n'arme* est rendue pac l'arc, la flèche, le cassc-tétc eu la luelie (i: m. IIiht.é. Itnhncliet tur les inonumenU, p. 101).

Page 1