‹ Histoire ancienne des peuples de l'Orient classiqueChapitre 278 sur 374 · VII- DYNASTIE · texte numérisé non relu

VII- DYNASTIE

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La diversité du comput est-elle le fait des scribes qui, copiant et recopiant machinalement les listes, en venaient fatalement à les altérer? S'expliquaitelle par quelque circonstance ignorée, une association au trône dont la durée était rejetée tantôt sur l'un, tantôt sur l'autre des deux corégents, une question de légitimité qui allongeait ou qui écourtait un règne selon le sens dans lequel on la tranchait? Les monuments contemporains nous permettront peut-être un jour de résoudre ce problème, dont la solution échappait aux Chaldéens d'époque postérieure. En attendant qu'ils nous aient rendu le moyen de restituer une chronologie rigoureusement exacte, il faudra bien nous contenter des évaluations par à peu près que les tablettes nous fournissent pour les successions des rois babyloniens.

L'histoire réelle y occupait une très petite place, vingt siècles à peine sur trois cent soixante : la fantaisie s'était donné libre carrière au delà, et le peu de faits certains que l'on connaissait disparaissait presque sous l'amas des récits mythiques et des contes populaires. Ce n'est pas que les documents fissent entièrement défaut; les Chaldéens avaient l'amour de leur passé et ils en recherchaient curieusement les souvenirs. Chaque fois qu'ils déterraient une inscription dans les ruines d'une ville, ils la copiaient à plusieurs exemplaires et la déposaient aux archives, où leurs archéologues la consultaient1.

1. Les exemples sont assez fréquents de vieux textes dont noua ne possédons plus que des copies exécutées de la sorte. Ainsi la dédicace d'un temple d'Ourouk par le roi Singashid, copiée par le scribe Naboubalatsouikbi, fils de Mizirai (l'Égyptien) pour le temple Kzida (Pinches, Singaxhitts Gift to Ihe Temple E-ana, dans le Babylonian and Oriental Hecord, t. I, p. 8-11): l'histoire légendaire

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