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LES ROIS DE BABYLONE ET D'AGADË

Quand un prince rebâtissait un temple, il exécutait toujours des sondages sous les premières assises de l'édifice pour retrouver les pièces qui en commémoraient la fondation; s'il les découvrait, il consignait sur les cylindres nouveaux où il vantait son œuvre, le nom du premier constructeur et parfois le nombre d'années qui s'était écoulé depuis la construction*. Nous en agissons de même aujourd'hui, et nos fouilles aboutissent, comme celles des Chaldéens, à des résultats singulièrement décousus : ce qui sort de terre n'est guère pour les premiers siècles que lambeaux de dynasties locales, noms de souverains isolés, dédicaces de temples qu'on ne sait où placer à des dieux dont la nature nous échappe, allusions trop brèves à des conquêtes ou à des victoires sur des nations désignées de façon trop vague*. La population était dense et la vie active dans les plaines du Bas-Euphrate. Les cités y formaient à l'origine autant d'États particuliers, très exigus le plus souvent, et dont le roi et les dieux prétendaient demeurer indépendants de tous les rois et de tous les dieux voisins : une ville, un dieu, un maître, de même qu'en Egypte dans les vieilles circonscriptions féodales d'où les nomes sortirent3. Les plus fortes de ces principautés imposèrent leur loi aux plus faibles : réunies par deux ou par trois sous un seul sceptre, elles finirent par constituer une dizaine de royaumes presque égaux, échelonnés le long de l'Euphrate*. Nous connaissons au nord ceux d'Agadé et de Babylone, celui de Routa et de Kharsag-Kalama, celui de Kishou qui comprenait une partie de la Mésopotamie, peut-être

du roi Sargon d'Agadé, copiée sur l'inscription qui ornait la base de sa statue, et dont il sera question plus loin, p. 597-599 de cette Histoire; une dédicace du roi Hammourabi (Jensen, Inschriften aus der Hegierungszeit llammurabïs, dans la Keilschriflliche Bibliothek, t. III, 1" partie, p. 120-123); l'inscription d'Agoumkakrimi (Boscawen, On an Early Chaldxan Inscription, dans les Transactions de la Société d'Archéologie Biblique, t. IV, p. 132) qui provient de la bibliothèque d'Assourbanabal.

1. C'est surtout Nabonaîd, le dernier roi de Babylone avant la conquête perse, qui nous a laissé le souvenir de ses fouilles. Il trouva de la sorte les cylindres de Shagashaltibouriash à Sippara (Rawlinson, Cun. Ins. W. As., t. V, pi. 64, col. III, I. 27-30), ceux de Hammourabi [Id., t. I, pi. 69, col. II, 1. 4-8; Bezold, Two Inscriptions of Nabonidus, dans les Proceedings de la Société d'Archéologie Biblique, t. XI, p. 84-103), de Nararasin (Rawlinson, Cun. Ins. W. As., t. V, pi. 6-1, col. II, p. 57-60).

2. On aura une idée de ce que sont les documents connus, en parcourant la 1" partie du tome III de la Keilschriftliche Bibliothek de Schrader, où MM. Jensen, Winckler et Peiser en ont publié une transcription en caractères latins et ont traduit la plupart d'entre eux en allemand.

3. Voir ce qui est dit des principautés primitives de l'figypte, p. 70 sqq. de cette Histoire.

4. Les premiers assyriologues, H. Rawlinson (Soles on the Early History of Babylonia, dans le/, of Ihe As. Soc, t. XV, et l'essai On the Early History of Babylonia, dans YHerodotus de G. Rawlinson, t. I, p. 351 sqq.), Oppcrt (Expédition en Mésopotamie, t. I, p. 275-277, et Histoire des Empires de Chaldée et d'Assyrie d'après les monuments, p. 13-38) considérèrent les rois locaux comme étant, pour la plupart, des rois de la Chaldée entière, et les placèrent à la suite l'un de l'autre dans le cadre des plus anciennes dynasties de Bérose. Le mérite d'avoir établi les séries des dynasties locales, et d'avoir rendu à l'histoire de la Chaldée la forme que nous lui connaissons aujourd'hui, revient à G. Smith (Early History of Babylonia, dans les Transactions de la Société d'Archéologie Biblique, t. I, p. 28 sqq., développé dans son History of Babylonia, p. 63-82, publiée après sa mort par Sayce). L'idée de Smith fut adoptée par Menant (Babylone et la Chaldée, p. 57-117), par Delitzsch-MUrdter (Geschichte Babyloniens und Assyriens, 2e édit., p. 73-84), par Tiele (Babylonisch-Assyrische Geschichte, p. 100-127). par Winckler (Geschichte Babyloniens und Assyriens, p. 18 sqq.) et par tous les assyriologues, avec les modifications que les progrès du déchiffrement ont commandées.

même la forteresse lointaine de Harran1 : si minimes qu'ils fussent, leurs possesseurs déguisaient leur faiblesse sous les titres de Rois des quatre maisons du monde, rois de l'Univers, rois de Shoumir et d'Akkad*. Babylone exerçait déjà sur eux une suprématie réelle. Peut-être est-il prudent de ne pas prêter grande créance au fragment de tablette qui lui attribue une dynastie de rois encore inconnus par ailleurs, Amilgoula, Shamashnazir, Amilsin, et bien d'autres1; mais la même liste place au milieu de ces fantômes douteux un personnage au moins, Shargina-Sharroukin4, qui nous a laissé les preuves matérielles de son existence. Ce Sargon l'Ancien, dont le nom complet est Shargani-shar-ali5, était le fils d'un certain lttibêl qui ne paraît

1. L'existence du royaume de Kish, Kishou, aux anciennes époques, indiquée par Jensen (Inschriflen Schamaschschumukins, dans la Keilschriflliche Bibliothck, t. III1, p. 202, note), a été démontrée par Hilprecht (The Babylonian Expédition ofttie UniversUy of Pennsylvania, t. 1, p. 23-24).

2. Les noms officiels de ces royaumes sont entrés dans le protocole des rois de Chaldée, puis des rois d'Assyrie : ceux-ci s'intitulaient régulièrement shar Kibrat arbaî, roi des quatre maisons du monde (cf. p. 543-544 de cette Histoire), shar Kishshati, roi de l'univers. M. Winckler a émis l'idée que ces qualifications se rapportaient chacune à un petit État, jadis indépendant (Sumer und Akkad, dans les Mitteilungen des Âk. Oriental ischer Vereins su Berlin, t. I, p. 9-11, 14). Apres avoir supposé que le Royaume des Quatre maisons, par exemple, avait Babylone pour centre (Sumer und Akkad, p. 9-11), il en transporta le siège à Kouta (Untersuchungen zur Altorientalischen Geschichte, p. 76-78, 83 ; Geschichte Babyloniens und Assyriens, p. 31); il met celui des Kisshali avec doute à El-Àshshour (Sumer und Akkad, p. 11), puis à Harran (Geschichte Babyloniens und Assyriens, p. 31, note 2). Cette opinion a été combattue fortement par Lehmann, Schamaschschumukin, Kônig von Babylonien, p. 74 sqq.

3. Pioches, Notes on a new list of Early Babylonian Kings, dans les Proceedings de la Société d'Archéologie Biblique, t. III, p. 37-38, où il est dit que ce sont là les rois qui vinrent après le déluge, mais qu'on n'a pas observé l'ordre réel de succession en les énumérant. Les noms sont donnés à la fois en langue sémitique et en idiome non sémitique : j'ai adopté ici la première forme.

4. Shargina a été rendu Sharrouktn à l'époque assyrienne. Sharrouktn, Sharouktn, paraît avoir signifié « Dieu l'a établi roi » (Scbrader, Die Assyrisch-Babylonischen Keilinschriften, p. 159 sqq. ; cf. Winckler, Die Keilschrifttexte Sargons, p. xiv), et avoir été interprété quelquefois « le roi légitime » par les Assyriens eux-mêmes. L'identité de Shargani-shar-ali d'Agadé avec Shargina- Sharrouktn, admise par Pinches (On Babylonian Art, dans les Proceedings de la Société d'Archéologie Biblique, t. VI, p. 11-14, 107-108, The Early Babylonian King-List, dans les Proceedings, t. VII, p. 66-71), contestée par Menant (l'Inscription de Sargon d'Agadé, dans les Proceedings, t. VI, p. 88-92), par Oppert (Quelques Remarques justificatives, dans la Zeitschrifl fur Assyriologie, t. III, p. 134, et La plus ancienne inscription sémitique jusqu'ici connue, dans la Revue d' Assyriologie, t. III, p. 21 sqq.) et par d'autres après eux, paraissait être controuvée par la forme sous laquelle le nom se présentait dans les inscriptions : Shargani passait pour n'être qu'une mauvaise lecture d'un nom plus complet, Shargani-shar-louh selon Menant (Op. /., p. 90-92), Shar (Bin)gani-shar-imsi (Oppert, dans Menant, la Collection de Clercq, p. 50, n° 46), Shargani-shar-ali (Oppert, Quelques Remarques, dans la Zeitschrift fur Assyriologie, t. III, p. 124), Shargani-shar-mahazi (Winckler, Untersuchungen, p. 79, note 4), Bingani-shar-iris (Oppert, La plus ancienne inscription sémitique jusqu'ici connue, dans la Revue d' Assyriologie, t. IV. p. 22). Hommel (Geschichte, p. 302) traduit Shargani-shar-ali par Shargani, roi de la ville, et une variante découverte récemment incline le père Scheil (Inscription de Naramsin, dans le Recueil, t. XV, p. 62-64) à croire qu'il avait raison, par suite, que le roi s'appelait réellement Shargani et non Shargani-shar-ali. L'hypothèse d'Hommel (Geschichte, p. 307 sqq.), d'après laquelle il y aurait eu dans le haut empire chaldécn deux Sargon, Sargon le père de Naramsin, vers 3800, et Sargon-Shargani d'Agadé, vers 2000 av. J.-C., a été rejetée par les autres assyriologuea.

5. Son premier titre est Shargani-shar-ali, roi d'Agadé, mais on a trouvé son nom dans les ruines de Sippara (Pinches, On Babylonian Art, dans les Proceedings, t. VI, p. 11); Nabonatd l'intitule roi de Babylone (Uawlinson, Cun. bis, W. As., t. I, pi. 69, col. II, 1. 30), et les listes chronologiques mentionnent son palais dans cette ville (Smith, On Fragments of an Inscription, dans les Transaction», t. III, p. 367-368, 374-376). L'expédition américaine du Dr Peters a découvert à Nipour des inscriptions qui prouvent qu'il régnait sur cette ville (Hm.prkcht, The Babylonian Expédition ofthe UniversUy of Pennsylvania, t. I, p. 15-16, pi. 1-3; cf. Scheil, Nouvelle Inscription de Naramsin, dans le Recueil, t. XV, p. 62-64). La conquête de Kishou est mentionnée dans les textes astrologiques (R a wlinson, Cun. Ins. W. As., t. IV, pi. 34, col. I, 1. 8-10; cf. Hilprecht, The Babylonian Expédition, t. 1, p. 25-26), ainsi que celle des Quatre maisons du Monde (Rawlinson, Cun. Ins. W. As., t. IV, pi. 34, col. 1, 1. 6, 14;

SHARGANI-SHAR-AL! ET SA LÉGENDE. 597

. pas avoir été roi1. Il ne détenait au début que la ville d'Agadé, quelque part aux environs de Babylone, dans un site indéterminé, mais il posséda bientôt Babylone même, Sippara, Kishou, Nipour, et s'acquit la réputation d'un conquérant redoutable, sans que l'on devine, par des témoignages contemporains, vers quelles contrées il porta ses armes*. Son activité de constructeur ne le cédait en rien à son ardeur guerrière. Il bâtit Ëkour, le sanctuaire de Bel, dans Nipour, et le grand temple Ëoulbar, dans Agadé, en l'honneur d'Anounit, la déesse qui préside à l'étoile du matin3. 11 édifia dans Babylone un palais qui devint plus tard un lieu de sépulture royale*. Il fonda, pour lui servir de capitale, une ville qu'il peupla de familles prises à Kishou et à Babylone : elle garda longtemps après lui son nom qu'il lui avait imposé, Dour-SharroukînB. C'est là ce que nous croyons savoir de positif à son sujet, et les derniers Chaldéens n'étaient pas beaucoup mieux renseignés que nous. Ils suppléèrent par la légende aux lacunes de l'histoire. Comme ils le voyaient apparaître brusquement, sans qu'aucun lien semblât le rattachera ce qui le précédait, ils imaginèrent qu'il était un usurpateur d'origine inconnue, introduit irrégulièrement par la faveur des dieux dans la série des rois. Une inscription tracée, disait-on, sur une de ses statues, puis copiée vers le vine siècle, et déposée dans la bibliothèque de Ninive, racontait longuement sa naissance mystérieuse6. « Sharroukîn, le roi puissant, le roi d'Agadé, c'est moi. Ma mère était princesse, mon père, je ne l'ai point connu, le frère de mon père habitait la montagne; ma ville était Azoupiràni, qui est située sur la rive de l'Euphrate.Ma mère, la princesse, me conçut et m'enfanta en cachette; elle me

cf. Smith, Early History, dans les Transactions, t. I, p. 48-49), ce qui lui attribue, au moins dans la pensée des scribes du temps d'Assourbannbal, la domination universelle (Lehmann, Schamaschschumukln, p. 94). Comme Naramsin, fils et successeur de Shargani, s'attribue les mêmes titres sur ses monuments originaux, on peut croire qu'il les avait hérités de son père et admettre provisoirement le témoignage du texte astrologique (Rawlinson, Cun. Int. W. Asia, t. I, pi. 3, n° 7, 1. 2-4).

1. Hii.prf.cht. The Babylonian Expédition of the llniversily of Pennsylvania, t. I, pi. 2, p. 15-16.

2. HiLPRF.c.HT, The Babylonian Expédition of the University of Pennsyloania, t. 1, pi. 2, p. 15-16.

3. Le fait est mentionné dans une inscription de Nabonaîd, découverte à Moughéîr, conservée au British Muséum (IUwlinson, Cun. Ins. W. As., t. I, pi. 69, col. II, l. 29), traduite par Peiser, dans la Keilschriftliche Bibliothek, t. III, 2e partie, p. 85.

4. Smith, On fragments of an Inscription, dans les Transactions, t. III, p. 367-368, 374-376.

5. IUwlinson, Cun. Ins. W. As., t. IV, pi. 34, col. I, 1. 10. Je crois que c'est la Dour-Sharrouktn. mentionnée dans le Caillou Michaux (col. I, l. 14; cf. IUwlinson, Cun, Ins. W. A., t. 1, pi. 70) et dont le site est encore inconnu. Cf. Delitzsch, Wo lag das Paradiesf p. 208.

6. Le texte existe en deux exemplaires, tous deux mutilés; il est publié flans les Cun. Ins. of. W. Asia, t. III, pi. 4, n° 7. Traduit par Smith (Early II is tory of Babylonia, dans les Transactions de la Société d'Archéologie Biblique, t. I, p. 46-47; cf. The Chaldtean Account of Gencsis, p. 299-300), il a été étudié et traduit de nouveau par la plupart des assyriologues, Talbot (A fragment of Ancient Assyrian Mylhology, dans tes Transactions, t. I, p. 271-280, cf. Becords of the Pasl, 1" Ser., t. V, p. 1 sqq.), Lenormant (les Premières Civilisations, t. II, p. 104-110), Menant (Babylone et la Chaldée, p. 99 sqq.), Delitzsch (Wo lag das Paradiesf p. 209-210), Hommel (Geschichte Babyloniens und Assyriens, p. 302-303), Winckler (Légende Sargons von Agane, dans la Keilschriftliche Bibliothek. t. III, \n p., p. 100-103, et Geschichte Babyloniens und Assyriens, p. 30).

mit dans une couffe de roseaux, elle en ferma la bouche avec du bitume, elle m'abandonna au fleuve, qui ne me recouvrit point. Le fleuve me porta, il m'emmena vers Akki, le puiseur d'eau. Akki, le puiseur d'eau, me recueillit dans la bonté de son cœur; Akki, le puiseur d'eau, m'établit jardinier. Jardinier, la déesse Ishtar m'aima, et, pendant quarante-quatre ans, j'exerçai la royauté, je commandai aux Tètes-Noires1 et les gouvernai. » C'est une origine fréquente chez les fondateurs d'empires et de dynasties, celle de Cyrus et de Romulus*. Comme Moïse et bien d'autres dans l'histoire ou dans la fable, Sargon est exposé sur les eaux ; il doit son salut à un pauvre fellah qui tirait la shadouf sur la rive de l'Euphrate pour arroser les champs, et il passe son enfance dans l'obscurité sinon dans la misère. Arrivé à l'âge de l'homme, Ishtar s'éprend de lui comme elle avait fait jadis de son pareil, le jardinier Ishoullanou*, et le voilà roi, on ignore par quels moyens. La même inscription qui révèle le roman de sa jeunesse, énumérait les succès de sa maturité et vantait le bonheur constant qui avait accompagné ses armes. Les lacunes en ont presque détruit la fin et nous empêchent de suivre le développement de ses entreprises, mais d'autres pièces prétendent nous en énoncer les résultats les plus importants. 11 avait réduit les cités du Bas-Euphrate, l'île de Dilmoun, Dourîlou4, l'Élam, le pays de Kazalla5; il avait envahi la Syrie, soumis la Phénicie, franchi le bras de mer qui sépare Chypre de la côte, et n'était rentré dans son palais qu'au bout de trois ans, après avoir érigé ses statues partout sur son passage. A peine au repos, une révolte éclate brusquement, les chefs de la Chaldée se liguent contre lui et le bloquent dans Agadé : Ishtar, fidèle jusqu'au bout par exception, lui procure la victoire, et sa

1. L'expression de Têlcs-Soircs, nishi salmat kakkndi, a été prise dans un sens ethnographique, comme désignant l'une des races de la Chaldée, la sémitique (Hommel, Geschichte Babyloniens und Assyriens, p. 241, note 2); d'autres assyriologues la considèrent comme une désignation de l'humanité en général (Pognon, t Inscription de Bavian, p. 27-28, Schrader, dans la Zeitschrift fur Assyriologie, t. 1, p. 320). Ce dernier sens paraît être le plus vraisemblable.

2. Smith (Early History of Babylonia, dans les Transactions, t. I, p. 47) avait déjà comparé l'enfance de Sargon l'Ancien à celle de Moïse; les rapprochements avec celle de Cyrus, de Dionysos, de Romulus, ont été faits par Talbot (A fragment of Assyrian Mythotogy, dans les Transaction*, t. 1, p. 272-277). Les traditions du môme genre sont fréquentes dans l'histoire ou dans les contes populaires.

3. Voir plus haut, p. 581 de cette Histoire, le traitement qu'Ishtar infligea au jardinier Ishoullanou. A. Dourilou, sur la frontière d'Élam (Delitzsch, Mo lag das Paradies? p. 230). siège d'une petite

principauté, dont un des princes, Moulabll, nous est connu (Fr. Lknormant, Choix de Textes cunéiformes, p. 7, n° 5) pour les temps antérieurs à Hammourabi (Hommel, Geschichte Babyloniens und Assyriens, p. 22?i, note 1). Les parties encore à peu près compréhensibles de la tablette où était racontée la vie de Sargon cessent en cet endroit.

5. Kazalla avait un roi de nom sémite, KashtoubNa; le site du pays est inconnu. S'il faut vraiment lire Kazalla (Hommel, Geschichte Babyloniens und Assyriens, p. 300, 326) et non Sousalla (Amiaud, The Inscriptions of Telloh, dans les Becords of the Past, 2"4 Soi\, t. II, p. 80; cf. Hki zey-Sarzkc, Découvertes en Chaldée, p. X) ou Soubgalla, Mougalla, Mousalla (Jensen, Inschriftcn der Kônige und Stalthalter von Lagasch, dans la Keilschriftliche Bibliothek,i. 111, in partie, p. 34), le nom cité sur la Statue B de Goudéa (Col. VI, 1. 5-6), Kazalla serait un canton de la Syrie.

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