‹ Histoire ancienne des peuples de l'Orient classiqueChapitre 284 sur 374 · PLAN DES RUINES DE · texte numérisé non relu

PLAN DES RUINES DE

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rebelle à la pointe, plus dure peut-être que le diorite dans lequel le Memphite avait taillé son Khéphrèn : ils ont réussi à la dompter et à la manier aussi librement que s'il se fût agi d'un calcaire ou d'un marbre. Les plans de la poitrine et du dos, la musculature de l'épaule et du bras, le détail des mains et des pieds, tous les nus y sont traités avec un mélange de largeur et

de minutie, qu'on n'est pas accoutumé à rencontrer dans les mêmes œuvres. La pose manque de variété : le personnage , homme ou femme, est tantôt debout, tantôt assis sur un escabeau, les jambes rapprochées, le buste assuré sur les hanches, les mains croisées contre la poitrine, dans le geste de la soumission ou de l'adoration respectueuse. Le manteau passe sur l'épaule gauche, laisse la droite à découvert et vient se fermer sur le sein droit, en ébauchant quelques plis gauches et enfantins : il s'évase de haut en bas, fait cloche autour du tronc et des cuisses, et dégage à peine le bas de la jambe. Toutes les statues de grande taille qu'on voit au Louvre ont été décapitées ; nous possédons par bonheur un certain nombre de têtes séparées de leur corps1. Les unes sont entièrement rases, les autres portent une manière de turban dont l'ombre s'abat sur le front et sur les yeux; on remarque chez toutes le même ensemble de qualités et de défauts que dans les corps, la dureté de l'expression, la lourdeur, l'absence de vie, mais aussi la vigueur du rendu et la connaissance exacte de l'anatomie humaine. Voilà ce qu'on savait faire dans une ville de second ordre; on faisait mieux sans doute dans les grandes cités comme Ourou et Babylone.

I. Outre celle qui est reproduite p. 613 de cette Histoire, en voir une autre de même taille à peu près, mais qui n'est point coiffée du turban, dans IIkizly-Sauzkc, Découvertes en Chaldèe, pi. 12, n° t.

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