‹ Histoire ancienne des peuples de l'Orient classiqueChapitre 303 sur 374 · JmiF.x, Die Kosmologie der liabylonier, p · texte numérisé non relu

JmiF.x, Die Kosmologie der liabylonier, p

6. Le disque a tantôt quatre, tantôt huit rayons inscrits, ce qui réponds des roues de quatre ou huit jantes. Ilawlinson suppose que ■ ces deux figures indiquent une distinction entre le pouvoir mate el le pouvoir femelle de la divinité, le disque a quatre rais symbolisant Shamas, l'orbe à huit

SHAMASII-B.VBBAH, LE SOLEIL. 637

— tu ouvres la porte des cieux! — 0 Soleil, lu lèves ta tète au-dessus de la terre, —Soleil, tu étends au-dessus de la terre la voûte éclatante des deux'! •> Les esprits de ténèbres s'enfuient à son approche ou se rejettent dans leurs cavernes mystérieuses, car « il détruit les mauvais, il fait s'écarter — les signes et les présages funestes, les songes et les ghoules méchantes, — il tourne le mal en bien, et il pousse à leur perte les pavs et les hommes — qui se vouent

à la magie noire1. » En même temps que la lumière matérielle, il verse la vérité et la justice à pleins flots sur la terre; il est le n juge élevé* » devant

rais étant l'emblème (l'Ai, de Coula ou d'Anounil • (On Ihe Religion of Ihe Rabyloniamand Aatytiani. dans G. RaWLIRM», Herodolut, f éd., t. I, p. 504}.

1. RtwLisnos, Citn. Int. IV, A» , t. IV, pi. îl). n> *, I. 1-10; cf. LtlOMWT, ta Magie che; le* Chaidieu; p. lG5-lfiB; IwKCr, Hymtien auf dut Wiederertcheinen der drei gxouen I.ichtg6lftr, dans la Zeitichrifl fur Anyriologie, t. 11. p. 191 sqq.; S»rcE, The Religion of Ihe Ancien! Rabyloniane, p. 401.

i. firitiH de Faucher-Gudin . d'aprri la photographie de Hissa*, dans le* l'roreeding* de la Société d'Archéologie Biblique, I. VIII, planche entre le» p. 164-lfiIÎ. Le» deux divinités qui sortent à mi-corps du loi! du naos sont le» dcui écuyers du Soleil (Pisciiib, The Aniiquilie* found by M. H. Itatiam al Abu-llabbuh. dans les Traniactiont de la Société d'Archéologie Biblique. I. VIII, p. 161-165; Ho«»el, Geichichte Babylonien* und Attyricm. p. ÎÏ9, note 4) : ils maintiennent cl guident le disque radié placé sur l'autel. Cf. à l'époque assyrienne le disque ailé conduit avec des cordes par deux (renies.

3. Riwuïsos, Can. /ni. II'. A*., t. IV, pi. 17, verso, I. 13-46; cf. Lixomiiit, la Magie rhes le* Chatdieni, p. 164-165; Oppkht. Fragmenté cotmagoniquei, dans Lkmuix, IUttoire du peuple d'Itraël, t. Il, p. 48I-48Ï; Siyck, The Religion of the Ancien! Babytonian», p. IÎ3.

4. IUWI.1WI, Cuu. hu. II'. .!«.. t. I. pi. 54. col. iv, I. ÏS; et dans les différents hjmneg au Soleil; Bawkotto. 6'nn. lai. II'. Ai., t. IV, pi. îs, «• 1, t. V, pi. 60, col. i. I. 10-15; cf. BuCasow, Awyrian lli/mn; Jans la ï.eiliehrifl ftïr Anyriologie. t. IV, p. 7-13, 15-Î4, F». Liisomamt, Étude* Accadieima, t. III, p. 139, I. 37-38, cl S.ILE, The Religion of Ihe Ancien! Babgloniam, p. 4'J!l-5UO, 51(1.

hist, ur.. nK l'ohibit. — t. i. BS

qui tout s'incline, son droit ne plie point, ses arrêts ne sont jamais repoussés. « 0 Soleil, au milieu du ciel quand tu te couches, — puissent les verrous du * ciel éclatant te saluer en paix, — et la porte des cieux te bénir! — Puisse « Misharou, ton serviteur bien-aimé, guider droit ton chemin, — pour qu'en « Ëbarra, le siège de ta domination, ta grandeur se lève, — - et que A, ton « épouse chérie, t'accueille joyeusement! Puisse ton cœur allègre trouver en « elle ton repos! — Que l'aliment de ta divinité te soit apporté1 par elle, — « guerrier, héros, soleil, et qu'elle redouble ta vigueur; — sire d'Ébarra, « quand tu t'avances, puisses-tu diriger droit ta course! — 0 Soleil, pousse « droit ta route, le long de la voie stable qui t'est fixée, — ô Soleil, toi « qui es le juge du pays et l'arbitre de ses lois1! »

Il semble que la triade ait commencé par avoir comme troisième personne une déesse, Ishtar de Dilbat3. lshtar est l'étoile du soir qui précède l'apparition de la lune, et l'étoile du matin qui présage la venue prochaine du soleil : l'éclat de ses feux justifie le choix qu'on avait fait d'elle pour l'associer aux plus grands des astres. « Aux jours passés,... Éa chargea Sin, Shamash et Ishtar de régir le firmament des cieux ; — avec Anou, il partagea entre eux le commandement de l'armée des cieux, — et entre ces trois dieux, ses enfants, — il répartit le jour et la nuit, et les obligea à travailler «ans cesse4. » Elle se sépara de ses deux compagnons, quand le groupe des planètes s'organisa définitivement et sollicita l'adoration des dévots, puis les théologiens lui substituèrent un personnage d'une physionomie moins originale, Ramman*. Ramman assemble en soi les éléments de plusieurs génies fort anciens, tous préposés à l'atmosphère et aux phénomènes qui s'y développent journellement, le vent, la pluie, le tonnerre. Ils avaient tenu une place considérable

1. C'est une allusion directe au sacrifice ou à la libation que le Soleil recevait chaque soir à son coucher dans le temple de Sippar, É barra, Ébabbara.

2. Pinchbs, The Aniiquities found by M. Rassam al Abu-llabbah (Sippara), dans les Transaction» de la Société d'Archéologie Biblique, t. VIII, p. 1(>7-I68; F. Bertin, l'Incorporation verbale en Accadien, dans la Revue dWssyriologie, t. I, p. 157-161; Hommel, Geschickte Babylonien» und Assyriens, p. 228-229; Sayce, The Religion of the Ancienl lia by louions, p. 177, noie i, 513.

3. Sayce, The Religion of the Ancient Babylonians, p. 110, 193; A. Jeremias, hdubar-Simrod, p. 9-10. Dans l'inscription de la stèle de Salmanasar 11, la deuxième triade est composée de Sin, de Shamash et d'Ishtar (Hawu.nson, Cuti. Ins. \Y. As., t. III, pi. 7, col. i, 1. 2-3).

4. Hawunson, Cuii. Ins. \Y. As., t. IV, pi. 5, col. i, 1. 52-79; cf., pour l'interprétation de la légende, Sayce, The Religion of the Ancient Babylonians, p. 257-258.

5. Le nom du dieu de l'atmosphère est de ceux qui ont suscité le plus de dissentiments parmi les assyriologues : il a été lu Iv ou ha, puis Bin par Hincks (On the Assyrian Mythology, dans les Memuirs de l'Académie de Dublin, t. XXIII, p. 412-413), Vul ou Put, par Rawlinson {On the Religion of the Babylonians and Assyrians, p. 497-498), Ao, Hou, par Oppert (Rapport adressé à Son Exe. le Ministre de l'Instruction publique, p. 45-45). La lecture Kammanou, Ramman, déduite de Ramamov, mugir, tonner, domine actuellement, bien que M. Oppert ait proposé récemment d'adopter en général celle de Iladad (Adad-Sirar, roi d Ellassar, dans les Comptes rendus de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, 1893, t. XXI, p. 177-179), qui est prouvée pour quelques cas particuliers.

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