Heuzey-Sarzec, Découvertes en Chaldée, p
2. M. de Sarzec déclare expressément qu'il n'a rencontré nulle part, dans le palais de Goudéa, • la moindre trace soit d'un enduit, soit d'un revêtement coloré, soit d'une décoration de briques vernissées. Les murs paraissent avoir présenté des surfaces nues, sans autre agrément que l'alternance régulière de leurs assises et de leurs joints » (Heizey-Sarzec, Découvertes en Chaldée, p. 20). Les boiseries étaient réservées d'ordinaire aux temples et aux édicules sacrés : c'est dans les débris d'une chapelle de Ninghirsou que M. de Sarzec a trouve des restes de panneaux en bois de cèdre carbonisé (Hkuzey-Sarzec, Découvertes en Chaldée, p. 65, note, et Un Palais chaldéen, p. 53). Les tapisseries qui auraient recouvert les murs auraient été, d'après M. Heizey^w Palais chaldéen, p. 18-20), décorées de dessins géométriques analogues à ceux que les cônes de .terre cuite dessinent sur les murs du palais d'Ourouk; les inscriptions, qui sont pourtant remplies de détails minutieux sur la construction et l'ornementation des temples et des palais, ne renferment, jusqu'à présent, aucune mention qui permette d'établir l'emploi des tapisseries comme décoration murale en Chaldée ou en Assyrie.
3. C'était le cas dans le palais d'Éridou, fouillé par Taylor, Notes on Abu-Shahrein and Tel-el-Lahm% dans le J. R. As. S., t. XV, p. 408, -410; cf. Perrot-Chipiez, Histoire de l'Art, t. Il, p. 449.
4. Quelques débris de coussins en tapisserie ont été retrouvés dans les tombes de Moughéîr (Taylor, Notes on the Ruins of Muqeyer, dans le /. As. Soc, t. XV, p. 271). Les autres objets mobiliers, sièges, tabourets, coffres à linge, sont figurés sur les cylindres. L'exemple le plus marqué d'un fauteuil de style égyptien nous est fourni par le cylindre d'Ourbaou, roi d'Ourou (J. Menant, Recherches sur la Glyptique orientale, t. I, pi. IV, 2), sur l'antiquité duquel quelques doutes se sont élevés (Mf.naist, le Cylindre de Urkham au Musée Britannique, extrait de la Revue Archéologique, p. 14 sqq.).