‹ Histoire ancienne des peuples de l'Orient classiqueChapitre 335 sur 374 · LA POLYPHONIE DES CARACTÈRES CUNÉIFORMES · texte numérisé non relu

LA POLYPHONIE DES CARACTÈRES CUNÉIFORMES

égyptiens, et l'on parvint de la sorte à circonscrire le nombre des erreurs possibles; avec ^^" final ce fut toujours »~ *Tïï~ kilou, le maître, mais avec *-J- initial, »-f-»~ « le dieu Bel ou le dieu Éa, avec ^^m" °IU* es^ l'indice de l'homme ^y^~ » — « le cadavre pagrou et shalamtouy avec *ï<!^ préfixe, Hf<fJ<* moutanoa, la peste ou la mort, et ainsi de suite. Malgré ces restrictions et ces éclaircissements, l'obscurité demeurait si grande encore que, dans bien des cas, les scribes risquaient fort de ne pouvoir déchiffrer certains mots ni comprendre certains passages ; beaucoup des valeurs étaient d'ailleurs d'occurrence assez rare, et restaient inconnues à ceux qui ne se souciaient point d'aborder l'étude approfondie du syllabaire et de son histoire. 11 fallut dresser à leur usage des tables dans lesquelles les signes furent enregistrés et classés, avec leurs sens et leurs notations phonétiques. Ils occupaient une colonne, et, dans trois ou quatre autres colonnes correspondantes, on voyait rangés le nom qu'on leur donnait à l'école, l'orthographe par syllabes des vocables qu'ils exprimaient, les mots sumériens et assyriens qu'ils rendaient, parfois des gloses qui en complétaient l'explication. Désirait-on vérifier les équivalents possibles du signe *-f-, un syllabaire fournissait

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