OUTILS CHALDKE.NS K.N BRONZE
1. On a cru d'abord que tous les objets trouvés dans les tombes d'Ourou étaient en bronze; les analyses de Berthelot, Introduction à l'Étude de la Chimie des Anciens et du Moyen Age, p. 225, ont montre qu'une partie au moins d'entre eux étaient en cuivre pur.
2. Dessin de Faucher-Gudin, d'après G. Rawlinson, The Five Gréai Monarchies* 2# éd., t. I, p. 97. A droite deux haches, au milieu un marteau, à gauche un couteau et une pointe de lance.
3. Les haches, les tranchants d'erminette, les marteaux, les couteaux, viennent des tombes d'Ourou, ainsi qu'une partie des coupes et de la vaisselle (Taylor, Notes on the ruins of Muqeyer, p. 271. 273). Les garnitures et les figurines ont été trouvées un peu partout dans les ruines, à Lagash (Heuzey- Sarzec, Fouilles en C ha Idée, p. 28-29) ou au bourg moderne d'Afadji près de Bagdad (A. de Longpérier, le Musée Napoléon, t. 111, pi. 11) ou à Kalwadha (Inscription dans Hawlisson, Cun. Ins. W. As., t. I. pi. 4, n° 15). Les bijoux et les armes proviennent soit d'Ourou et d'Ourouk (Taylor, Notes on the ruins of Muqeyer, dans le /. .4*. Soc, t. XV, p. 272, 273, Notes on Abu-Shahrein and Tel-el-Lahm, p. -115), soit de Lagash ou des environs (Hklzky, la Lance colossale d'hdoubar et les dernières fouilles de M. de Sarzec, dans les Comptes rendus de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, 1893, t. XXI, p. 305-310). On voit des casques sur les restes de la Stèle des Vautours (cf. la vignette à la p. 606 de cette Histoire); le Musée du Louvre en possède un de même forme (A. de Longpérimi, Notice des Antiquités Assyriennes, 3e éd., p. 53, n° 223), qui appartient à l'époque assyrienne et qui est originaire de Khorsabad. La lance en bronze ou en cuivre que M. de Sarzec a découverte à Telloh montre que les forgerons chaldéens ne reculaient pas devant l'exécution de pièces gigantesques : elle est décorée de dessins tracés à la pointe sur le métal avec une netteté remarquable.
•i. Le roi Ourninâ de Lagash avait établi une Grande et une Petite Mer, et le mot qu'il emploie. zouab, abzou, est celui qui sert a désigner l'Océan céleste (cf. p. 537 de cette Histoire), au sein duquel le monde repose (Heuzky-Sarzec, Découvertes en Chaldëe, pi. 2, n° 2, col. m, 1. 5-6, col. iv, I. 6-7; Oppert, Deux Textes très anciens de la Chaldée, dans les Comptes rendus de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, t. XI, 1883, p. 75 sqq.; Ahiaud, The Inscriptions of Telloh, dans les Records of the Past, 2,é Ser., t. Il, p. 66). Le rapprochement de ces abzou, fréquents dans les temples de la Chaldée antique, avec la mer d'airain du temple de Salomon, a été fait par Sayce, dans une note à la traduction d'Amiaud (Hecords of the Past,in4 Ser., t. I, p. 05, note 1).