‹ Histoire ancienne des peuples de l'Orient classiqueChapitre 42 sur 374 · ORION ET SOTHIS · texte numérisé non relu

ORION ET SOTHIS

on écrit son nom : elle produisait alors ces curieux phénomènes de lumière zodiacale que d'autres légendes attribuaient à Horus lui-même1. Une des mille histoires qu'on racontait sur ce couple de dieux, une des plus anciennes peutêtre, faisait de Sâhou un chasseur sauvage1. Le fer du firmament supportait un monde aussi vaste que le nôtre, divisé comme lui en mers et en continents, entrecoupé de rivières et de canaux, peuplé de races inconnues aux hommes. Sàhou le traversait pendant le jour, entouré des génies qui présidaient aux

lampes dont sa constellation se compose. Dès qu'il se montrait, « les astres se préparaient au combat, les archers célestes se précipitaient, tes os des dieux qui sont à l'horizon tremblaient à sa vue », car ce n'était pas gibier ordinaire qu'il courait, mais les dieux eux-mêmes. Tandis que l'un des piqueurs arrêtait la proie au lasso comme on saisit les taureaux dans les pâturages, un second examinait chaque prise pour décider si elle était pure et bonne à manger. La vérification terminée, d'autres liaient la victime divine, lui ouvraient la gorge, lui extradaient les entrailles, la dépeçaient, en jetaient les morceaux dans la marmite et en surveillaient la cuisson. Sàhou ne dévorait pas indifféremment tout ce que (e hasard de ses battues lui livrait, mais il

•utronomiipiti. dans la Description de l'Egypte, 1. VIII, p. Ifii-iilH). Sothis e*! rppréM-iiti'f *<-•"* relie forme animale dann la plupart clos temples d'époque lircco-romaine, il DrnaVrah, k fidfou, il Ksntih, à Dcir rl-Xrdinch (ilKii.srin, Thrtavrti» In-riptionum .■Egyptiacarum, p. Kif-82).

I, Biu-r.sc>, & ou la lumière iodiacaU dan» les Proceedingi de In Société d'ArcliéolORic Biblique, IK91-1B83, t. XV, p. «3, cl liant. Ilm»,^ r.nw. Im lleirhe det Lichtet, p. itn-lf,.

î. Pour celle légende, voir Ounat, I. -t!«i-rrfS. et Teli, I. 318-331. I.c koiis en a Ole indiqué par Hi^mro, Etudet de Mythologie et <C Archéologie Egyptienne*. I. I. p,8G»qq.: I. Il, p. 18 sqq., t3l-i3ï.

3. Tableau emprunté au zodiaque rectangulaire de Douterait. Deiittt de. Faurhcr-C.udin, d'aprèt In photographie priée à la lumière du magniiiiim par Dlinicmui, lleiullate. pi. XXXVI.

séparai! son gibier en catégories pour en user selon ses besoins. Il absorbait les grands dieux le matin à son déjeuner, les moyens à son diner vers midi,

les petits à son souper: les vieux et les vieilles passaient au four. Chacun d'eux, en s'assimilant à lui, lui infusait ses vertus les plus précieuses : la sagesse des vieux renforçait sa sagesse, la jeunesse des jeunes réparait ce qu'il usait journellement de sa propre jeunesse, et leur flamme, pénétrant en lui, entretenait toujours clair l'éclat de ses flammes.

C'est à l'une ou à l'autre de ces catégories naturelles

no.v«I iKXTinU a Binon de wpkk ei pobt.ist ses attbiblts'. "

que lesdivinités des nomes se rattachaient toutes, celles qui présidaient aux destinées des cités de l'Egypte et constituaient au-dessus de la féodalité des hommes une véritable féodalité de dieux*. En vain s 'offrent -elles à nous avec les faces les plus mobiles et les attributs les plus décevants : quelque soin qu'elles mettent à se déguiser, quand nous les dévisageons de prés, nous finissons le plus souvent par démêler les traits principaux de leur physionomie originelle. Osiris du Delta1, Khnoumou de la cataracte*, Llarshàfitou d'Héracléopolis5 incarnaient

I. Tableau du mur Nord de la Sa/le hyp style de Knriiak: dessin de Doudicr, d'après une photi graphie d'Imiinjei, priie en IHKi. Le roi Séti I" présente le bouquet de feuilles h A ni on -M lu ou. derrière lequel la ennuie Isis (de Coptusj ne lient debout, le sceptre et l,i croi* ansée en main.

i. libnmpollinn avait déjà reconnu fort nettement ce caractère primordial do ta religion égyptienne. . Ces dieus, disait-il, s'étaient, en quelque sorte, partagé rkgv|>tc et la Nubie, constituant ainsi une itspècc de répartition féodale. • (Cihïpillios. Lettres rentes d'Egypte, f éd.. 1839, p. 157.)

i. L'identité il'Osiris el du !\il était Lien connue des écrivains île l'époque cla>sique : ai & oo?uJïepùi ;r.jv ir^ÉMv rj-j U.0VOV :<jv ytii'i.ifi "Oaipiv ïiV'.'jitiï,... i'/'i.i "Oiipiv uiv iiûiû; inomaï rr,v ifvj-oiijv î-./r.v y. ai 5Jvnu.lv, aïriav yiviaiMt ï*l nîrÉpjinTo; w'jaiai iay.i"ni-iz... tôy Bà "Ompiv au irà/.iv jAtlâv- /P'.'jv -■;Yt,'JFV'; P'J'««ï™" (We '*'rf' e> O'iride, $ ïïmii, éd. l'mrHEr, p. !iT ; cf., ^ mltl, |i. jl). |]'élait là en effet son caractère originel, relui auquel sont venus s'adjoindre et qu'ont recouïerl Ou partie les attributs différents qu'on lui attribua en le confondant a ver (Vautre* diouv

1 l'our l'analyse du rôle que l'on prêtait au dieu Klinoiiriiuu de la cataracte, et pour son identité avec le Ml, voirMisrKiut, Études de Mythologie et ilAretiMogie Egt/ptûruiiri, i. Il, p. *"3 sqq.

:i. I.e rote du dieu llarsinifllou. 'ApTisr,;. il 1ler:irleu|ioli- ll;iun:i n'a pas encore été étudié ranime il mériterait de l'être. Brunch (Ileligimi uiid Mythologie, p. 3U3-:H1N) admet encore que c'est un doublet de Khnouiiiou et telle est l'opinion le plus généralement reçue, Mes recherches personnelles m'ont amené à le considérer co le étant un dieu Ml. ainsi que tous les dieu* à tète de bélier.

chacun en son particulier le Nil fécondant et nourricier. On les trouve établis

et adorés de préférence dans les localités où un changement :

tant s'opère au régime des eaux : Khnoumou à l'endroit i

entrent en Egypte, puis au bourg de Hàourit, vers le poir

grand bras se détache du fleuve de l'Est pour se porter

montagne Libyque et pour former le Bahr-Yousouf; Har-

shàfitou aux gorges du Fayoum, quand le Bahr-Yousouf

se jette hors de la vallée, Osiris enfin à Mendès et à

Busiris, vers l'embouchure de sa branche médiane, celle

que les habitants considéraient comme étant le Nil par

excellence'. Isis de Bouto exprimait à leurs yeux l'humus

noir de la vallée, la terre même de l'Egypte sur laquelle

dation s'étend et qu'elle rend mère d'année en année'. A

traire la terre en général, la terre appareillée au ciel, !:

avec ses continents, ses mers, ses alternances de déserts

et de contrées fertiles, était un homme, Plitah à Memphis',

à Thébes, Mfnou à Coptos et à Panopolis1. Atnon repré

plutôt le sol qui produit, tandis que Minou régnait au d<

mais ce n'étaient là que des nuances où l'on ne s'arrêtait

manière invariable, et les fidèles revêtaient souvent Ame

même des attributs de Minou les plus significatifs. Comme I

dieux-Terre, les dieux-Ciel se partageaient en deux groupe

l'un de femmes, Hàthor de Dendérah ou Nit de Sais; l'autre ni

d'hommes identiques à Horus ou dérivés de lui, Anhouri-

Shou" de Sébennytos et de Thinis, Harmerati, Horus les deux yeux, à Pharbœ-

thos7, Har-Sapdi, Horus source de la lumière zodiacale, dans l'Ouady Toumilât",

1. Htm&O, Eludei de Mythologie et d'Archéologie Égyptiennes, t. II. p. 333.

i. Encore à l'époque grecque, la lerre est tantôt Isis même (De laide tt (friride,% xiiïiii, éd. Païtiih. p. S4. § l'H. p. !!>*), tantôt lo corps d'Isis : "Idiîo; a<uu.« fT,v ïyvjti xsl vop.i;Vjsiï, o'j nàiEv, oUâ' îj; 6 NtîXo; hrulatat OTitpu,»ivwv *«i u,ivvCu,evo;- £* 5e tf,; a-jio'jiia; totjtij; vS„M3, T;JV 'Ûpov (M.. S kxtviii , p. ï,B-6G). Il s'a(,'it pour elle, comme puni- Osiris, de marquer ce qu'était son caractère orLKinel. celui qu'elle avait en tant que déesse ilu Itella ; elle devint plus tard une personne multiple et contraria ! ■•• ; ;■■ ' ■ <* ".simi qu'on fit d'elle avec un certain nombre d'autres divinités

3. La nature de phlah se manifeste dans les procédés de création et dans les surnoms divers Tout», To-tBui.iir.il (Bmtriùi, Hrligien und Mythologie, p. 509-511 ; Win».»*, Die lleligioii der allai .ïlgypter, p. 7l-"5). que plusieurs ili -es formes les plus anciennes avaient pris à Sleinpliis.

i. A mon el son \oi«in Minou. de Oiptos, sont en eiïet ily phalliques l'un et l'autre et momies à l'nccasionï ils se coiffent également ii jrlier surmonté des deux longues plumes.

rr. Drttiil de r'aurhtr-tinJtn. d'npret une. statuette en bronze d'épognr suite, eu mil poileltwn.

à l'autre, voir Mispkiw, E'udei de Mythologie et d Archéologie Égyptiennes, t. Il, p. 3.'.j. S.ïii-*iT.

T. IIiui.sh, nrlii/uiit mu! ilt/t/iultit/ir iler allrn .Ij/yplrr, p. fli',7 ; I.o/iim., Ihzinnario di Miloloijia

£gizi„, p. eie-eio.

8. BartsCM. A ou la lumière ïmliaralr dans tes l'rmeetling* île la Société d'Airlii'oloeie Biblique,

enfin Harhouditi à Edfou'. Rà, le disque solaire, trônait à Héliopolis, et les ils étaient nombreux parmi les dieux des imes, mais des Soleils alliés de fort près ; représentants du ciel et qui tenaient d'Hoîoins autant que de Rà. Le ciel, qu'on le florus ou Anhouri, s'était en effet identifié avec son astre le plus éclatant, arec son œil inité s'était comme fondue dans la divinité -soleil et Rà, le dieu-soleil d'Héliopolis, se en à leur tour qu'on ne sut plus dire oit ni où l'autre finissait : Horus usurpa suc- ; les rôles de Rà et Rà s'empara de toutes 'Horus. Le soleil s'intitula : Harmakhouitî, ux montagnes, l'Horus qui sort de la monau matin, et qui, le soir, rentre dans la l'Ouest3; Hartimâ, l'Horus piquier, l'Horus sa lance l'hippopotame ou le serpent des '; Harnoubî, l'Horus d'or, le grand épervier imes bariolées qui met tous les oiseaux en fuite1, et ces dénominations s'appliquf-rerit indistinctement à chacun des dieux féodaux qui représentaient le soleil. Ils étaient nombreux. Les uns joignaient au

" ' "h " '"""'"■" terme générique d'Horus une qualification

géographique, Harkhobi, l'Horus de Khobiou7; les autres assumaient un nom

1B9i-tn33. t. XV, p. J38; cf. sur te rôle féodal d'Horus Sapdi, ou Sajxtlti, à l'orient du Delta, Barcsca, ttclitjion vnit Mythologie der Alten .f.gypter. p. 566-B7I.

I. Lu lecture llar-Belioudlli a été pro|M>séc par M. Lepage-llenouf (Procredings de la Société d'Archéolo|<ic, UWj-IRRti, p. 143-IJI) et adoptée |kip la plupart des é|i> ptoloeues : elle ne me parait pas être établie asse* fermement pour qu'il soit nécessaire de rhaiiffer In lecture ancienne llaudit, du nom de la ville d'Kdfou (M.ispkro, Elude» de Mythologie et a" Archéologie Egyptienne*, t. 11. p. 313, note S).

i. La confusion d'Horus, le ciel, avec lia, le soleil, a fourni ,i V. Lefébure la matière d'un des clin pi Ires le plus inléivssanls de ses lVnr d'Horus, p. !ll sqq., auquel je renvoie pour le détail.

3. Ilaruiakhoulti est identifié, depuis Champollion, avec l'Harmakhis des Grecs, le jirand Bphin\.

.(. Ilar-timâ a été considéré pendant longtemps comme un Iturus faisant la vérité par la destruction de ses adversaires (PcEHi.LT, le Panthéon égyptien, p. ttt-ît). J'ai donné le sens véritable de ce nom dès 1R7U, dans mes cours du Collège de Fiance (MisfEBO, Etude» de Mythologie, t. 1, ». 411).

<;. Ilarnoubi est le dieu du nome ÀnUcopolile (J. i.t IIwok, Textes géographiques du temple d'Edfou. dans la Itevue archéologique, f série, t. XXII, p. 6-î : cf. Bai^sca, Dictionnaire géographique, p. Km).

G. Statuette de brome de la collection Posno. aujourd'hui au Louvre (époque faite): detsin de Faiicher-Gudin. Le dieu était représenté levant à deu* mains le vase à libations et versant l'eau vivifiante sur le roi debout ou prosterné devant lui : le vase, qui était rapporté, a disparu. Horus est toujours aidé dans celte cérémonie par un autre dieu, le plus souvent Sit, quelquefois Thot ou Ànubis. . . 7. liar/thobi. Haroumkhobiau est l'Horus des marais {khobiou) du Itclta, le petit Horus fils d'isi* ■ * tBm-nsr.a, Dictionnaire géographique, p. SC8 sqq.). dont on fit également le fil» ilOsiris.

L'ËfîALITË DES DIEUX ET DES DÉESSES. 101

spécial dérivé presque toujours du rôle qu'on leur prêtait. Le dieu-ciel adoré à Thinis dans la Haute-Egypte, à Zorîli et à Sébennytos dans la Basse, s'appelait Anhouri : lorsqu'il se confondit avec Rà et lui emprunta sa nature solaire, on interpréta son nom comme s'il signifiait le conquérant du ciel. C'était en effet un batailleur : la tête couronnée d'un rang de plumes droites, la lance levéeet toujours prête à frapper l'ennemi, il s'avançait le long du firmament et le côtoyait triomphant chaque jour1.

Le soleil qui dominait avant Amnn sur la plaine thébaine, à Médâmôt.àTaoud, à Erment, était de même

un guerrier et son nom de Montou rappelait sa façon de combattre : on le peignait brandissant le sabre recourbé et tranchant la tête de ses adversaires'. Chacun des dieux féodaux nourrissait naturellement ses prétentions à la domination universelle et se proclamait le suzerain, le père de tous les dieux. Il l'était comme le prince était le suzerain, le père de tous les hommes : sa suzeraineté effective s'arrêtait où commençait celle de ses pairs qui régnaient sur les nomes voisins. Les déesses participaient à l'exercice du pouvoir suprême : de même que les femmes dans le droit humain, elles étaient aptes à hériter et à détenir la souveraineté'. Isis s'intitulait dame et maîtresse

I. La lecture réelle <tii nom remonte a Lepsius (Ucber den erttrn .Egyplitehen CMIerkreii, p. 17". n 3). Le rôle du di.'u et Ik nature ilu lien qui le rattache a Shou ont été expliqué* par Maspen, (Etude* de Mythologie et d'ArrheotogU égyptienne*, t. Il, p. 33i. SSMin). Le- Crées, qui tn.nscrivaienl m nom Onouris, l'Identifiaient avee Are» (l.im-is, l'apyri Grœci, t. I. u, iïi, I. 13. et p. IÏN)

i Nonlou était, avant Amon, le dieu de tout le pais situé entre ko us et fiébéléin : il reprit -ou rang a l'époque gréro-romainc, après la destruction de "Niches. La plupart des Êgyplologuos. et en dernier lieu Drugsch (Religion und Mythologie, p. TOI), font de lui une forme secondaire d'Amoii, ee qui est contraire à ee que nous Bavons de l'histoire de la province : de même qu'Onou du midi (Erment) était avant Théhes la ville la plu» importante de eetle région. Monlou en était le dieu le plus vénéré. M. VViedemann (Die lletigion der alten .Egypte», p. 7t) pense que son nom est apparenté à celui d'Amon, et tiré de la même racine mon. Bien, par l'adjonction de la finale tou.

3. L'égalité des déesses et des dieux, dont on n'a pas assez tenu compte lorsqu'on a essayé de reconstituer le plan des religions égyptiennes, a été mise en lumière pour la première fois par Maspero (Etndf* de Mythologie et d'Archéologie Égyptienne; I. II. p. 153 «qq.J.

à Bouto, comme Hâthor à Dendérah, comme Nit à Sais, « la première qui naauit au temps où il n'y avait pas encore eu issance' ». Elles y jouissaient des mêmes urs que les dieux mâles dans leurs villes : îe ceux-ci étaient rois, elles étaient et tout s'inclinait devant elles. Les bètes jeaient la toute-puissance avec les dieux re humaine, les bètes totales ou les dieux ■ de bete et à corps d'homme. L'Horus mou s'abattait sur le dos d'une gazelle ju'un épervier chasseur", l'Hàthor de Dénotait une vache, la Bastit de Bubaate une chatte ou une tigresse, la Nekhabît d'el- Kab un gros vautour chauve1. Hermopolis vénérait l'ibis et le cynocéphale de Thot, Oxyrrhynchus le poisson mormyre', Ombos et le Fayown un crocodile, sous le nom de Sobkou", parfois avec le sobriquet d'Azaï, le brigand6. , On ne comprend pas toujours quels

motifs avaient décidé les habitants de chaque canton à se passionner pour un animal plutôt que pour un autre : pourquoi adorait-on le chacal et le chien même, vers l'époque gréco-romaine,

I. Cuis mu. uns. Monument* de l'Egypte et de la Xubic, t. I, p. 6S3 A; rf. le paajage de la statuette Naophorodu Vatican (Datcscu, Iheiautw bucriptùmum .Hiji/plianirum, p. G37, I. S) : . Nlt, la grande, mère de lia. i| «ai la première naquit au temps qu'il n'y avait encore eu aucune naissance ■.

4. J. CE Honot, Teitei Géographique! du Temple d'Edfou, dans la Revue Archéologique, f série, I. XXIII, p. 74-73; BaiiiiîOH, Religion und Mythologie der allen .€yypler. p. fifii-665.

3. Mokhabll, la déesse du Sud. cal le vautour représenté ni souvent dans les tableaux de guerre ou d'offrandes, et qui plane au-dessus do la tète des Pharaons. C'est aussi une femme à télé de «autour chauve (LtjuwiE, Diiionario di Milologia F.gi-Ja. p. 1040 et pi. CIXXLVIII, t, i).

I. D'après le témoignage des écrivains classiques, Stxmmh, I- XVII. p. 814 ; De Itidr et Otiride. S vu, odit. P.tBTHtv, p. il, 311, 14B; ÊUE.X, Hitl. anim., I. X, $ 40.

•j. Sobkau, Sovbou est le nom même de l'animal, et la traduction exarte de Sovkou sérail le dieu crocodile : la transcription grecque en est Soi^o; (Stmmj, I. XVII, p. «Il ; cf. Wncitii. der Labijrintherbauer l'eteiuehat, dans la Zeittehrifl, ISS-t, p. 136-1311). L'assonance l'a fait confondre parfois avec .SlVeu. Sibov par les Égyptiens eux-mêmes, et lui a valu les titres île re dieu (IIoïkllini, Monitmeuti del Culto, pi. XX, 3; cf. Biu-cscn, Religion und Mythologie, p. !S!Ml-.">!il ). surtout à l'époque où, Sit étant proscrit. Sovkou, le crocodile allié de Sil, partageait le mauvais renom de celui-ri. et cherchait à dissimuler aillant que [nisnililc non nom ou son carartere véritable.

li. Axai est considéré ordinairement comme étant l'Osiris du Kayoum (Bucsck, Oie tionnaire géographique, p. "711; LiNiffiiE, Diiionario di Milologia, p. 1113). mois il n'est devenu Osiris qu'après coup, par une assimilation des plus hardies. L'expression complète de son nom, Otiri A:aî hi-kâit Ta-ihit (Mmir.TTi:, Monument» dirert, pi. 39 b) le déduit comme Filtirit brigand qui est liant le Fayoum ou dans le canton du Kayoum appelé To-shil. c'est-à-dire comme Sovkou identifié à Osiris.

ï. Ocssiii de Fawlfi-tiitttiii. ila/irêt une figurine /l'émail vert en ma posicuion [l'poque latte).

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