‹ Histoire ancienne des peuples de l'Orient classiqueChapitre 45 sur 374 · LEUR NATURE SEMBLABLE A CELLE DES HOMMES · texte numérisé non relu

LEUR NATURE SEMBLABLE A CELLE DES HOMMES

Dendérah descendait du rang suprême et n'était plus que l'époux presque inutile de la dame Hâthor. On proclamait son nom le premier dans l'appel de la triade, parce qu'il y remplissait les fonctions de mari et de père, mais c'était simple convenance d'étiquette : Hâthor, même quand on la nommait en second lieu, n'en restait pas moins le chef réel de Dendérah et de sa famille divine1. Le personnage principal de chaque triade demeurait donc celui qui avait été le patron du nome avant l'introduction de la triade, un dieu-père dans certains endroits, une déesse-mère dans certains autres. Le dieu-fils ne possédait par lui-même qu'une autorité restreinte. Dans la triade où Osiris est associé à Isis, c'était d'ordinaire un Horus en has âge, nu ou paré uniquement de colliers et de bracelets : une grosse natte de cheveux lui retombe sur la tempe, sa mère accroupie ou assise le berce sur ses genoux et lui tend une mamelle gonflée de lait'. Même dans les triades où on te concevait arrivé à l'état d'homme, on le rejetait au dernier rang et on lui imposait à l'égard de ses parents l'attitude respectueuse que les enfants de la race humaine sont tenus d'observer dans la société des leurs. Il leur cédait le pas dans toutes les réceptions solennelles, ne parlait qu'avec leur permission, n'agissait que sur leur ordre et en exécuteur de leur volonté nettement exprimée. Quelquefois on lui accordait son caractère propre et il remplissait une fonction particulière, comme à Memphis, où Imhotpou protégeait les sciences'. Le plus souvent on ne lui connaissait ni un office ni même une individualité arrêtée; son être ne présentait qu'un reflet affaibli de l'être de son père, et ne possédait de vie et d'autorité que celles qu'il lui emprun-

lendérah. qu'on ne voit jamais le dieu en triade ï foin dans nos quatre volumes de planches, cl à Thèbcs, à Memphis, à l'hilaj, aux Cataractes, ppi]sci([»emi>iils que l'on est dans l'iiabitudc de leur avec plus de facilité. Il ne rancirait pas, podant, conclure de ce silence que la triade n'a pas existé. I.a triade se compose à Kdfou d'Hor-Hul. d'IIathor et d'Ilor-Kain-U-ui. Elle se compose à Dériderai) d'Halhor, d'itor-llut et d'Ilor- Sain-ta-ui. On voit la différence. Tandis qu'à Edfou, le principe mile, représenté par Ilor-llul. prend la première place, la première personne ù Hcndàrah est llalhor, qui représente le principe femelle. ■ (H-mniTTri, Dendérah, Terlc. p. 8(1-81.)

j. Voir pour les représentations d'Iiarpocriite, lloruii-Eiifanl, I.axiose, Uiiïoiiarïo dï Milolaijin Egi-.ia, pi. CCXXVil-CCXXVlll; on trouvera notamment à la planche CCCX, t, un tableau oii le jeune dieu, figure comme un epervier, prend néanmoins avec son bec le sein de sa mère Isis.

3. Daiîn de Faucher-Gudin, d'âpre* une itatuette en brame d'époque aaite, au Mutée de Gisïh (MtMKm, Album du Mutée de Jlaulaq, pi. 4).

4. K. iie llnir.t, Xotice tomtnnire des Monument! Egyptien*, IfTiii, p. MO; Rrui-iii, Itelî/jimi un/1 Mythologie der alleu Sgypter, p. rrfti sqq.; WiuiiiW. die Religion drr atlrn /Egupler, p. 77. C'est pour cela qu'on le représente d'ordinaire assis ou accroupi et lisant avec attention un rouleau du papyrus déployé sur «es genoux, comme c'est le cas dans la vignette de la page 103.

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