I. Luron, Disionario di Mil'ilogia Eghia, pi. XII
*. LtpsiiTs, Denkm., IV, m c; Markttk, flenaVraA, t. IV, pi. 70: Chahpollio*, Monument* deCÉgypte. |>l. CXXX. On a discuté et l'an discute encore sur la valeur qu'il convient d'attacher à chacun d'eux. I.cpsius, le premier, a essayé de montrer dans un mémoire npécînl (Veber die Gôtter drr fier Elemtttle bei den .Egyptern, ISjH) qu'ils étaient les dieux de» quatre éléments; Diimichen voit dans chacun de* quatre couples la Matière primitive, l'Espace primitif, le Temps primitif1, la Force primitive [tienrh'n-hte .Egypleim, p, ÏW sqq.); Brunch {Iteligion und Mythologie, p. tï3 sqq.) préfère > reconnaître l'Eau primordiale, l'filcruilc. l'Obscurité, l'Inertie primordiale.
3. I.c nom a été lu pendant longtemps Senuunav, il'après Cliampollion : Bruptcli en a découvert la véritable prononciation khmounou (licite nark ttrr lironrii (Mit el-Khargch, p. 3»; cf. Veber die Auttprache eiuiger ZaMwârler im Atlâgyptiicheii, dans la Zcittchrift, 1874, p. 145-117).
1. I>'où sou nom moderne El-Ashmounéln ; cf. Bhussck, Dictionnaire Géographique, p, 719-751.
5. Itenii! de Fauclier-Gudia, (Câpres une italuetle de bronze en ma pottctiion, trouvée à Thèhrt.
i\. M.isrEB.i, fltude* de Hythalogie et d' Archéologie Égyptienne: t. Il, p. 383 sqq., oii cette façon d'envisager l'Eimëade hermopolilKlne a été exposée pour la première fois.
DIFFUSION DES ENNÊADES.
adoptèrent pour la plupart celle d'Hermopolis : Amon, par exemple, présida indifféremment les huit babouins et les quatre couples indépendants de l'Ën-
néade primitive1. Le procédé d'adaptation ne différait aucunement dans les deux vas et n'aurait point souffert de difficulté si les divinités auxquelles on l'appli-
I. Orttin de t'iiHcher-tiuditi, il'aprit mie jiAofciflm/i/nV de Ilé/iin; ci. 1.i:psh s, lleiikm., IV. |il. Gii. r. J'ai réuni ilans celle vignette les ilem extrémités d'un «ranH lalileaii de rhilic, où les Huit, j>:iHjij;i's un deux (;rou|jFU de quatre, assistent à l'adoration du rai. Selon un usa^c fréoncut \ers ré|>oi|ii!' Kréco-roinainu, If sculpteur a donné aux pieds de ses dieux la forme d'une tête de chacal : c'est façon de rendre la métaphore où l'on compare un coureur ;iu chacal qui rode autour de ]'fieypte
t. Amon préside à l'Ennéade llermoiiolitaine doua un lias-relief île Pliil»' (I.lisii s, Dcnkin., IV,
quait n'avaient jamais eu de famille : il aurait suffi de changer dans chaque ville un nom, un seul, à la liste héliopolitaine, et le nombre de la Neuvaine serait demeuré neuf après comme avant l'opération. Mais depuis qu'elles étaient devenues triades, on ne pouvait plus les considérer de prime abord comme de simples unités capables de se combiner sans arrangement préalable avec les éléments de l'une ou l'autre des Ennéades : il fallait bon gré mal gré prendre avec elles les deux compagnons qu'elles s'étaient choisis, et, remplaçant le seul Thot ou le seul Atoumou par les trois patrons de chaque nome, changer en onzain la neuvaine traditionnelle. Heureusement la constitution de la triade se prêtait à tous les accommodements. Nous savons déjà que le père et le fils étaient, si l'on voulait, un seul et même personnage. Nous savons encore que l'un des deux parents dominait toujours l'autre de si haut qu'il l'annulait presque entièrement : tantôt la déesse disparaissait derrière son époux, tantôt le dieu n'existait que pour justifier la fécondité de la déesse et ne s'attribuait d'autre raison d'être que son emploi de mari1. On en vint assez vite à mêler deux personnages si étroitement unis et à les définir comme étant les deux faces, les deux aspects masculin et féminin d'un seul être. D'une part, le père était un avec le fils et de l'autre il était un avec la mère ; la mère était donc une avec le fils comme avec le père, et les trois dieux de la triade se ramenaient à un dieu unique en trois personnes. Grâce à ce subterfuge, mettre une triade au sommet de l'Ennéade n'était plus qu'une façon détournée d'y mettre un seul dieu : les trois personnes n'y comptaient que pour un, et les onze noms additionnés n'accusaient au total que les neuf divinités canoniques. Telle Ennéade thébaine d'Amon-Mout-Khonsou, Shou, ïafnouit, Sibou, Nouît, Osiris, Isis, Sit, Nephthys, est, malgré son irrégularité apparente, aussi correcte que l'Ennéade-type. Isis se double des déesses de même nature qu'elle Hâthor, Selkit, Taninit et ne vaut qu'un encore. Enfin Osiris appelle son fils Horus, et celui-ci s'entoure de tous les dieux qui jouent comme lui dans une des triades le rôle de dieux-fils. Les théologiens avaient des procédés variés pour ramener les personnes de l'Ennéade au chiffre de neuf, quel que fût le nombre dont il leur plût la composer1. Les surnuméraires
00 r); c'est à lui que les huit babouins adressent leurs hymnes au Papyrus Magique Harri* (pi. III, 1. 6 sqq., éd. Chabas, p. 00, 09), pour le prier de venir en aide aux magiciens.
1. Voir plus haut, p. 104-1(17 de cette Histoire, l'explication de ce fait.
î. De nombreux exemples de ces Ennéades irrégulières ont été réunis par Lepsius d'abord (Ueber den Krsten Aïgyptischcn Gôtterkreis, pi. I-IV), puis par Brugsch (Thésaurus Inscr iptionum AZgyptiacarum% p. 724-730). L'explication qu'on en donne ici en a été proposée par Maspcro (Études de Mythologie et a" Archéologie Égyptiennes, t. Il, p. 245-240) : la traduction la meilleure qu'on puisse donner alors de paouit, est le mot cycle, cycle de dieux, qui ne suppose aucun nombre fixe.