‹ Histoire ancienne des peuples de l'Orient classiqueChapitre 64 sur 374 · LES DIEUX UNIQUES ET SOLITAIRES · texte numérisé non relu

LES DIEUX UNIQUES ET SOLITAIRES

allaient par-dessus le marché, comme ces ombres des soupers romains qu'on amenait avec soi sans prévenir l'hôte, et dont la présence ne changeait rien à la quantité ou à l'ordonnance des convives officiels.

L'Ennéade d'Héliopolis, ainsi remaniée par tous les bouts, prit aisément son parti de ces caprices sacerdotaux, et profita des facultés que la triade lui offrait de s'élargir sans se déformer. Aussi bien la version qu'elle avait adoptée des origines de Shou-Tafnouît dut-elle paraître à la longue d'une barbarie par trop primitive. Si hardis que les Égyptiens de l'époque pharaonique fussent restés à l'habitude, il y avait dans l'acte d'émission spontanée par lequel Atoumou avait produit ses deux enfants jumeaux un excès de bru-

OIIPOjSE DE QBtTOME D

talité au moins inutile à conserver, quand la mise du dieu en triade les autorisait à expliquer cette double naissance d'une façon conforme aux lois ordinaires de la vie. I.' Atoumou solitaire du dogme plus ancien s'effaça devant l'Atoumou mari et père de famille. Il avait, à dire vrai, deux femmes, lousàsit et Nebthotpît, mais d'une individualité si faible qu'on ne se donna pas la peine de choisir entre elles : elles passèrent l'une et l'autre pour être la mère de Shou et de Tafnouît. Cette combinaison, d'une ingéniosité puérile, eut les conséquences les plus graves pour l'histoire des religions égyptiennes. Dès l'instant qu'on transformait Shou en un dieu-fds de la triade héliopolitaine, on pouvait bien l'assimiler avec le dieu-fils de toutes les triades qui remplaçaient Toumou au sommet des Ennéades provinciales. On vit donc Horus fds d'Isis à Bouto, Arihosnofir fils de Nil à Sais, Khnoumou fils d'Hâthor à Esnéh, s'identifier tour à tour avec Shou fils d'Atoumou et perdre leur individualité dans la sienne. C'était amener à délai plus ou moins long le rapprochement de toutes les triades et leur absorption l'une dans l'autre. A force de répéter que les dieux-fils de la triade étaient identiques à Shou au second rang de l'Ennéade, on en vint à penser qu'ils l'étaient

encore, même dans la triade indépendante de l'Ennéade, en d'autres termes, que la troisième personne des familles divines était partout et toujours SI1011 sous un nom différent. Or, on avait fini par admettre dans les collèges sacerdotaux que Shou et Toumou, le père et le fds, sont un : tous les dieux-fils étaient donc identiques à Toumou, le père de Shou, et, comme ils se confondaient chacun avec leurs parents, od devait en conclure que ces parents euxmêmes étaient identiques à Toumou. En raisonnant de la sorte, les Égyptiens s'acheminaient naturellement vers le concept de l'unité divine où les menait déjà la théorie de l'Ogdoade hermopolitaine. Ils y touchèrent en effet, et les monuments nous montrent d'assez bonne heure les théologiens occupés à réunir en un seul être les attributions que leurs ancêtres avaient dispersées sur mille êtres divers. Mais ce dieu vers lequel ils tendent n'a rien de commun avec le dieu de nos religions et de nos philosophies modernes. Il n'était pas, comme le nôtre est pour nous, Dieu tout court : il était Toumou, le dieu unique et solitaire — non tir onâou ottâîti — à Héliopolis, Anhouri-Shou le dieu unique et solitaire à Sébennytos et à Thinis. L'unité d'Atoumou n'excluait pas celle d'Anhouri-Shou, mais chacun de ces dieux, unique dans son domaine, cessait de l'être dans le domaine de l'autre. L'esprit féodal, toujours vivace et jaloux, s'opposa à ce que le dogme entrevu dans les temples v triomphât des religions locales et s'étendit au pays entier. L'Egypte connut autant de dieux uniques qu'elle avait de grandes cités et même de temples importants : elle n'accepta jamais le dieu unique, Dieu.

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.J. cntoaumement. otirien .- le' rouatime' a C/>irûc' eâl. ouvert, aux C'uinantrc' d*/Vorua.'. - -~le' .-livre' dea ' J/iorta.'. - <J.e/i' pe're'au'itiitiona ' ae' / àtne' en ottête* deit' cÂantpa' a, /a/ou. • ^ie ' /'uaement. ae ' /âme ', /a co/t- /epion neaatio*.'. - cJ.ejtJ privi/rae/t. > et. /est ' aevoinz ' dea.' itmelit ' oiirieaiiea '. * toii/uMon de/e.' ideeic' ojirieiuiea.' et. dacJ ideeic' aoutireu.' Jur-'la condition

aac' mortrL> : ùiL> morttc' ttaji/tJ la ùaraueJ au Ôoleil. - ^La sortie' jten-dant. le'jour-\ - cdUtcJ caawajvt&c? et \JOeumaJcnùt' conlrcJ cVî.

ù/ioi, mut rMeJ aùttwu'eui*' : il ret>élc' aux nommttt' toutea.' leu.' âciaicest-K - .~C astronomie ; letc' iaeù/L.' stellaireit'; laanèe.', aeaJ aifiàiorut.', û&t> inuKtféctioniL' '.- I ùyluenee' etea.' astreicJ et. item' ioum.' sur-' ' lea.' de.<iûite/<. ? Aiimaùieic?. - *LejtJ astre.} maaiauea.^ ; lest ' cotijuratiotuc -', l&tJ aniuletteji.'. - .Ua nte'eleciiic' : ici.' eMiritaJ Ptàutx; lea.> diagutoûtictt-', ItttJ remèj/ea.'. - *L écriture' ; iaeoaraitniaue.', ,<ti//a/>i<ijie ', a//wi<ibeù'aue '.

Cuncefttion Iraixi/ianne/le ' ite > I. \JVÙtaire ' a Ogrutrte ' : ■ >/Can/tfu>ti. tetc '

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