‹ Histoire ancienne des peuples de l'Orient (volume 2)Chapitre 62 sur 176 · Rois, XTra, îl. — %, tbid., vui, 40. — «. ZWd., xx · texte numérisé non relu

Rois, XTra, îl. — %, tbid., vui, 40. — «. ZWd., xx

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Baaiim. se déchirent le corps a coups de couteaiix. £lqa^, après les avoir laissés s*épuiser en contorsions ^. eb prières, implore à son tour Jahveh. : le feu du ciel descend à sa voix et consume l'holocauste en un moment. Le peuple se jette sur les prêtres, les massacre, et la pluie commence à tomber. On dit qu'après cette victoire Êlijahi se retira encore une fois au désert et accomplit beaucoup ' de miracles; après quoi il se donna ïllisha pour successeur, et monta vivant au ciel sur un char de feu^. Ainsi lé veut la tradition, et son exagération même nous montre quelle: impression puissante avait faite le jKrand prophète sur Tesprit du peuple d'Israël.

Aux querelles de religion s'ajoutèrent les malheurs d'un« guerre étrangère. Benhadar !•' était mort et Akhab avait sans doute essayé de recouvrer son indépendance, à la fa* veur des troubles qu'un changement de règne soulève presque toujours dans les monarchies orientales. Benhadar II convoqua ses vassaux et marcha droit sur Samarie. Akhab, bloqué dans sa capitale par des'forces supérieures, demanda la paix aux conditions qu'il plairait au vainqueur de lui imposer : la réponse à ses ouvertures était si outrageante que les Hébreux se résolurent à tout tenter plutôt que de se rendre. La fortune leur revint avec le courage : Benhadar fut surpris en plein midi par une brusque sortie dos. assiégés, la panique se mit dans son camp et son armée se sauva en désordre jusque sur le territoire de Damas, Elle revint à la charge Tannée suivante, mais, au lieu de s'engager sur le territoire montueux d'Êphraïm, où die perdait l'avantage du nombre, elle vint camper dans la plaine de Jezréel, près de la petite ville d'Aphek. Elle fut battue comme elle l'avait été sous les murs de Samarie, et Benhadar pris dans la déroute. Malgré ces défaites répétées, la puissance de Damas était encore si grande et la prise du roi si loin d'avoir fini la guerre, qu'Akhab n'osa point pousser sa victoire à fond. Il accueillit le vaincu « en frère », malgré l'opposition jalouse de quelques pro-

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