ALPHABETS ARCHAÏQUES DB THERA
Sur les textes les plus anciens il s'écrit de droite à gauche comme son prototype phénicien; puis, l'usage s'introduisit de ranger les lettres en lignes flexueuses autour des figures qui ornaient le monument. Cette disposition
rappela à Fesprît des contemporaîns la marche du bœuf attelé à la charrue, que le laboureur fait revenir sur luimême pour tracer un second sillon à côté du premier; ils lui donnèrent le nom de Boustrophédon, qui lui resta. Plus tard , on substitua aux lignes flexueuses des lignes droites parallèles dans lesquelles la direction des caractères alternait régulièrement : la première ligne était écrite de droite à gauche, la seconde de gauche à droite, et ainsi de suite jusqu^à la un du texte. Le boustrophédon servit de transition entre les systèmes sémitiques où les lignes se lisent de droite à gauche, et le système européen où toutes les lignes se lisent de gauche à droite.
L'alphabet cadméen ne tarda pas à sWtérer selon les lieux et à former des variétés qu'on divise parfois en deux classes, plus souvent en quatre : i* les alphabets éolo-doriens en usage dans la Béotie, TEubée et les colonies chalcidiennes, la Phocide, la Locride, la Laconie, TÉlide, rAchaîe et ses colonies, Égine, Mégare, Céphallénie, la Thessalie et la Grande-Grèce ^ 2** l'alphabet attique; 3* les alphabets des Grecs insulaires; /i' l'alphabet ionien. Le plus complet, l'alphabet éolo-dorien, compte vingt-huit signes répondant à autant d'articulations distinctes ; le plus incommode est l'alphabet attique. Tous restèrent en usage jusqu'à la 6n du v* siècle avant notre ère : sous Tarchontat d'Euclide en l'an II de la xcvi' olympiade (4o3 av. J. G.) les Athéniens se décidèrent à adopter l'alphabet ionien de vingt-quatre lettres et leur exemple fut bientôt suivi par tous les peuples de la Grèce. Il n'y eut plus désormais qu'un alphabet commun :
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différant sensiblement de l'ancien alphabet cadméen par l'ordonnance et la nature des lettres.
De Grèce l'alphabet cadméen se répandit sur tous les
f)ays environnants. L'Asie Mineure ne nous a pas encore; ivre de monuments assez anciens pour nous permettre de suivre l'histoire des transformations que subirent les écritures d'origine phénicienne chez les différents peuples de la cote ou de l'intérieur. Les alphabets des inscriptions
lyciénnes et phrygiennes ne
AA
BB
RF
KK
Tït
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ru
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TT