Bru^sch^ Histoire d'Egypte, t Ij p. 74. Cf. Lo>in(^) C
pas à la famille régnante, devint roi du chef de sa mère Kama*. A côté de ces substitutions pacifiques, il semble qu'on puisse reconnaître la trace de quelques révolutions militaires. Un grand colosse de granit gris trouvé à Tanis par M. Mariette porte les légendes d'un Pharaon RâsmenkhkaMermeschou *. KMermeschou, c'est-à-dire legénérai..,. Je n'ai pas besoin de faire remarquer ce que ce nom royal a de singulier. Qu'est-ce en effet que ce général qui se sert de son seul titre pour former son cartouche-nom? Les grands prêtres qui enlevèrent le pouvoir aux derniers Ramsès usèrent d'un procédé analogue ; mais ces usurpateurs ne cachèrent pas leur nom, et s'ils inscrivirent leur dignité dans un cartouche, on notera comme une différence radicale que ce fut dans un cartouche-prénom'. » L'hypothèse- la plus vraisemblable est celle d'un général rebelle que ses victoires auraient porté au trône; mais elle est loin d'être assurée. Il y a donc là un problème que de nouvelles découvertes nous permettront seules de résoudre.
Quoi qu'il en soit de ces interruptions dans la succession directe des souverains, l'examen des monuments nous montre que la treizième dynastie assura à l'Egypte quelques siècles de prospérité. Les Sevekhotep et les Nowrehotep qui se pressent sur ses listes, et dont les noms rappellent involontairement à l'esprit les dix-huit rois éthiopiens qui, au dire d'Hérodote, étaient bien antérieurs à Sabacon *, surent conserver les conquêtes de leurs prédécesseurs et parfois même les étendre. Le vingt-quatrième ou vingt-cinquième souverain de la dynastie* faisait ériger des colosses dans l'île d'Argo au fond de l'Ethiopie, à peu près cinquante lieues au sud de Semneh*. A l'intérieur,
1. Lepsius, Penfcm., II, 151, g. — 2, M. de Rougé lit ce nom Mermen wiou. Il m'a paru qu'au temps de l'Ancien et du Moyen empire, mdshou était le phonétique le plus ordinaire du signe qui entre dans ce nom, et j'ai gardé la lecture de M. Mariette. — 3. Mariette, Deuxième lettre à M. le vicomte de Rougé sur les fouilles de Tanis, p. 4-5. — 4. Hérodote, 11,100.— 5. Sevekhotep IV, d'après de Rougé, VI d'après Brugschy Hisloire, t. I^ p. 74. — 6. Lepsius, Denkm.j II, 151, t.
[s continuèrent les travaux d'hydrographîe entrepris par Bs Ousortesen et les Amenemhat. L'un d'eux, Râkhemkhouloui Sevekhotep *, faisait relever et inscrire à l'observatoire e Semneh les hauteurs de la crue du Nil pour les quatre remières années de son règne ^. Us mirent tous leurs oins à l'embellissement des grandes villes de l'Egypte, et rent exécuter des travaux considérables à Thèbes dans le rand temple d'Ammon, à Abydos', à Bubaste dans le >elta où fut trouvée, dit-on, la belle statue de Sevekhojp III aujourd'hui conservée au Louvre*, à Tanis,, dont ils emblent avoir fait une de leurs résidences favorites *. Le tyle des œuvres de cette époque est déjà inférieur au tyle des œuvres de la douzième dynastie : les proportions e la figure humaine commencent à s'altérer, le modelé .88 membres à perdre de sa vigueur et de son fini. Malgré es défauts souvent peu apparents, la plupart des statues oyales jusqu'à présent connues sont des chefs-d'œuvre pe l'art des époques postérieures a rarement égalés. Ilsufit d'examiner avec soin l'un de ces morceaux et de se rap- )eler qu'on en a trouvé de semblables tout le long de la vallée lu Nil, depuis la troisième cataracte jusqu'à l'embouchure lu fleuve, pour rester convaincu que l'Egypte était alors me grande puissance, réunie sous un seul sceptre et non ias, comme le voudraient certains auteurs, un État divisé în deux royaumes indépendants l'un de l'autre •, ou possédé militairement par les rois Pasteurs établis dans le Delta ^
Les dernières années delà treizième dynastie furent-elles aussi heureuses que les premières? On ne saurait le dire
1. Sevekhotep IV de Brugsch, Histoire, t. I, p. 73.-2. De Rougé,5ttr kne inscription trouvée à Semneh; Lepsius, Venkm.y II, 151 b et d. — ï. Louvre, C. 11-12. — 4. Louvre, A. 16. — 5. Mariette, Première et inucième lettre à M, le vicomte de Rougé sur les fouilles de Tanis. — B. Brugsch, Histoire, t. I, p. 71-72. — 7. Cette théorie, qui est de Leplius, a été combattue dès sa naissance par M. de Rougé, Examen cri- Hque, deuxième article, p. 30, sqq. Les résultats obtenus par M. Ma-* riette dans ses fouilles de Tanis l'ont rendue de plus en plvi^dv^^^VV^V loutcnir.
BJST, ANC. ^ j
dans l'état actuel de la science. Ler listes de Manéthon révèlent un fait certain : vers cette époque le centre de la puissance égyptienne se déplaça. La prépondérance que Thèbes avait maintenue pendant sept cents ans et plus sur le reste de l'Egypte lui échappa et passa aux populations du Delta. Les Pharaons de la douzième et surtout ceux de la treizième dynastie avaient préparé ce résultat en favorisant les villes du nord, Mendès, Sais, Bubaste, Tanis surtout, au détriment des villes du midi. Quand ils disparurent, Thèbes perdit son rang de capitale et ce fut une ville de la basse Egypte, Xoîs, qui lui succéda. Xoîs, si« tuée au centre même du Delta, entre les branches phatmétique et sébennytique du Nil ^, était Tune des villes les plus anciennes du pays, mais n'avait jusqu'alors joué qu'un rôle des plus effacés. La guatorzième dynastie, sortie de ses muraf compta, dit-on.l^ixaate-qmn^ rois ^ù régnérent quatre cent quatre-vingt-quatre ans. Les noms mutilés de ces princes couvrent les pages du Papyrus royai de Turin, mais leur histoire est inconnue. Tout au plus pourrait-on supposer que les derniers d'entre eux furent assaillis par des révolutions et des guerres civiles qui amenèrent leur chute et la ruine complète du pays.
XI* DYNASTIE DIOSPOUTAINB.
XII* DYNASTIE DIOSPOLrTAllfB.
RJl-SHOTBP-HEr AMENEÎfHAT I
*A(i8vé|iT)c.
RÀ-KHOPER-KA OUSORTBSEN I
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RÂ-NOOB-xeoa Ambnemhat II
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RÀ-KHi-KHOPER OUSORTESEN II
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RÀ-KHÂ-KEOU OUSORTESEN III
Aaxaprjç.