‹ Histoire ancienne des peuples de l'Orient (volume 3)Chapitre 42 sur 170 · XV'XVI · texte numérisé non relu

XV'XVI

I C'était faire de Jérusalem, non-seulement, la capitale po- Ktique, mais la capitale religieuse du pays : les Hébreux s'habituèrent à voir dans la ville nouvellement conquise le siège du roi et le siège de Dieu. David sut tirer profit de cette disposition. Assis sur la frontière de Benjamin, adossé à Juda, il pouvait descendre par Jéricho sur la vallée du Jourdain et passer de là au pays de Giléad. Sans doate, Zébulon, Asher, Naphtali étaient encore éloignées de lai plus qu'il n'était nécessaire : mais c'étaient des tribus de peu d'importance. Pour dominer, il fallait tenir en main Ëphralmet Juda : c'est à quoi le site de Jérusalem se prêtait admirablement.

Tant qu'Ishbaal vécut, les Philistins, dont les discordes dlsraêl assuraient la tranquillité, n'avaient pas troublé la paix : la réunion des douze tribus leur causa des craintes sérieuses. Ils résolurent d'attaquer le nouveau roi avant qu'il eût trouvé le temps de rétablir l'ordre et d'organiser tme armée. Juda fut envahi, Jérusalem menacée , Beth- Ifiiem assiégée, le tout en vain. David battit les Philistins à deux reprises, les poursuivit de Gabaon jusqu'à Guézer*, et, sans leur laisser le temps de se remettre, passa de la défensive à l'offensive. La lutte engagée sur toute la frontière de Gath à Ékron dura longtemps avant de produire ittcun résultat : pendant plusieurs années, ce ne furent qu'incursions, surprises, escarmouches perpétuelles de part et d'autre. David ne se ménageait point et payait bravement de sa personne. Un jour, il s'avança si loin dans la mêlée, qu'Abisaï eut peine à le tirer du danger : ses compagnons lui défendirent désormais de prendre part aux batulles. U avait toujours auprès de lui un corps de six eents braves (gibborim) qui formaient le noyau de son ar- Aée et dont les chefs, Joab et Abisal, Élcazar, fils de Dodo, Hkhanan de Bethléhcm, Jonathan, Benaïah, restèrent à junais populaires en Israël. On se racontait longtemps «près leur mort comment Jabsokham, fils de Hakmoni, avait mis bas trois cents hommes à lui tout seul, un jour

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